Installation à Sydney – Etape 02 : Trouver un logement

La recherche de boulot est en cours … mais pressés d’ajouter une signification au mot « maison » à Sydney, nous partons à la recherche d’une colocation, le meilleur moyen de rencontrer du monde rapidement.

Blue Parrot

Comme écrit dans l’articles sur notre arrivée à Sydney, le premier endroit où nous posons nos sacs après l’Asie est l’auberge de jeunesse « Blue Parrot ». Après des débuts un peu « cahotiques », tout se passe plutôt bien ici, mais rapidement nous sentons que les auberges de jeunesse, c’est plus trop notre truc. A presque 30 ans, dormir dans un lit super-posé, en couple, chacun dans son lit, et avec du monde partout qui passe pas mal de temps à juste picoler … « let’s get out of here »!

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Mardi gras

Après 3 jours de recherche, toujours rien … ça aurait été trop facil me direz vous. Nous demandons donc à réserver pour quelques nuits supplémentaires: « Ah sorry, we are full because of Mardi gras » … Mardi gras?! (oui en Australie ils ont un « mardi gras » un peu à leur sauce vous verrez)
Rapidement nous nous rendons compte que Mardi gras est en fait la gay pride de Sydney, qui serait, selon les dires complètement folle car se serait la seule qui ait lieu de nuit… pourquoi pas!
Conséquence fâcheuse: tous les hôtels de la ville sont pleins!! L’évènement doit être impressionnant vu les foules qu’il déplace!
Il nous faudra une journée de porte à porte pour finir par trouver 2 lits, dans 2 chambres séparées, dans une auberge de jeunesse. Anso dormira dans un dortoir de filles, et moi… aussi, et je peux vous dire que les filles sont sacrément bordéliques quand tu les laisses seules dans un dortoir (sans compter sur l’odeur de pieds!).
La nouvelle auberge dans la quelle nous passerons la nuit (juste une nuit heureusement) héberge tellement de Français qu’il y a 2 « gangs » qui s’affrontent. Décidément, depuis que nous sommes arrivé en Australie, il n’y a pas vraiment de quoi être fier d’être Français.

Au final nous avons été quelques peu déçus par la « gay pryde mardi grasse » : un simple défilé de chariot avec les gens qui observent tout ça … bien passifs selon nous :-/

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Découverte de Surry Hills

Rapidement Anso nous trouve un petit appartement à sous-louer à Surry Hills, l’un des quartiers les plus vivant de Sydney, communauté gay oblige. Des petits cafés, des petits restaurants … mais bon ça n’atteint tout de même pas Paris au niveau « vie de quartier ». La densité de population étant tellement plus basse à Sydney, il faut beaucoup plus marcher pour passer d’un restau à l’autre, même dans un quartier vivant.
Le couple occupant l’appartement part en long week end à Perth, juste le temps pour nous de s’éloigner un peu de l’agitation des auberges de jeunesse.
Nous avons un petit coups de coeur pour ce quartier, malheureusement les loyers sont ici exorbitant: 500$ la semaine, si on ramène au mois ça 2000$!! Imaginez bien qu’avec nos salaires de backpackers, que nous n’avons pas encore, c’est pas gagné. Cela ne nous empêche pas de profiter de ce quartier pendant quelques jours, tout en continuant la chasse aux boulots et colocations.

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Retour en Backpack

Malheureusement notre passage à Surry Hills ne nous suffira pas pour trouver un « chez nous ». Nous voilà donc de retour en auberge de jeunesse. Mais ce coups-ci nous changeons pour quelques chose de moins cher, avec une plus grande chambre … et des voisins moins « romantiques » (rappelez vous du mister qui a montré tout son amour à sa conquête du soir alors que nous dormions à coté … plus jamais ça!). Il y a même un rooftop avec vue sur la « CBD ».

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S06E01 – Sydney – CBD timelapse from Charles Gerber on Vimeo.

L’auberge espagnole (ou italienne)

Nous enchainons les visites, mais rien de fait l’affaire :

  • coloc avec des espagnols dont le niveau d’anglais est inférieur au notre? … non merci
  • coloc avec des italiens qui fantasment parce que « Del piero » habite juste en face … non merci
  • coloc avec dans un « penthouse », qui envoie dans l’annonce, mais une fois sur place ressemble à un appartement « témoin » avec tous les placards vides? … non merci
    coloc dans un appart ou des slips sals trainent partout dans le salon le jour de la visite? … non merci!

Bref, on a visité pas mal de trucs pourris, et nous préférerions vivre avec des Australiens. Pour ne rien simplifier nous ne restons que 2 mois sur Sydney et le « minimum stay » est en général de 6 mois … C’est pas gagné et puis

La rencontre qui change tout

Vous vous souvenez d’Emilie, que nous avons rencontré dans un café?
Cette fameuse Emilie nous indique qu’une de ses bonnes amie veut commencer une nouvelle collocation et nous demande si nous serions intéressés … « yes of course ».
Nous prenons rendez-vous avec un certaine « Serah » dans un café, ce coups-ci nous rencontrons d’abord la « roomie » avant la maison. Le feeling passe direct, Serah est une pile électrique, on sent qu’on va bien s’amuser avec elle.

Home sweet home

2 jours plus tards, nous posons nos sacs dans notre nouveau chez nous … qui est VIDE! (Oo)
Nous sommes les premiers à emménager. Le salon est vide, et nous allons même chez IKEA (même succès qu’en France) avec notre nouvelle « roomy ».

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A y est, nous avons un chez nous, auquel il manque encore (qui arriverons prochainement):

  • Kayte, notre 2ème « roomy », Australienne aussi, mais « very busy » avec son boulot
  • 3 autres « roomies » à 4 pattes
  • des meubles dans le salon qui parait bien vide et calme (surtout après 2 semaines en auberge de jeunesse

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Installation à Sydney – Etape 01 : trouver un boulot

L’objectif de notre passage à Sydney est de retrouver une vie « normale » l’espace de quelques mois.

Quels sont les ingrédients d’une vie normale?

  • Un appartement (dormir dans un dortoir ça va bien au bout d’un moment!)
  • Des amis
  • Un boulot

Le premier que nous tentons de « récuper » est : un boulot

Mais pourquoi « s’amuser » à travailler alors que nous venons de tout plaquer en France pour voyager me direz-vous? Tout simplement pour « digérer » un peu ces 3 mois d’aventures, tous ces merveilleux paysages, couchers de soleil … au bout d’un moment nous avons l’impression de ne plus apprécier à sa juste valeur ce genre de merveilles du voyage étant donné qu’elles deviennent habituelles et « quotidiennes ». On commence à le constater quand on rentrer dans un temple et qu’on dit « Ouais bin c’est un temple quoi » ou devant une cascade « Ouais je préférais celle d’hier » (Oo) … Bref, il nous faut un changement de rythme dans le voyage. Et puis quoi de mieux comme ville comme Sydney pour s’installer quelques mois.

… Et puis nous allons tenter de chercher des jobs qui nous changeront un peu du quotidien en France, c’est le bon moment non?

Mais d’où vient cette légende?!

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Alors pour commencer nous allons dénoncer un mythe qui court en France comme quoi en Australie on trouve un boulot de vendeur de surf ou de serveur dans un bar hyper stylé en claquant des doigts (même avec un grand sourire): il n’est pas si facile que ça de trouver du boulot à Sydney. Nous ne savons pas qui, ou quoi nous avait mit cette idée dans la tête!

En discutant un peu alentour on se rend compte que c’était le cas il y a quelques années. Il semblerait que si tu étais Français et que tu passais devant une boulangerie, le ga te suppliais de travailler chez lui … ouais j’en rajoute, mais bon c’était beaucoup plus simple. Mais bon les temps ont changé, il y a ENORMEMENT de backpackers Français qui tous les ans vont en Australie (Sydney en particulier) : en gros 20000!!! Imaginez la compétition pour bosser dans les bars!

Etape 1 : Mise à jour du CV

Ca fait bien longtemps que nous ne les avions pas sortis du placard, un minimum de rafraichissement s’impose.

Nous commençons par mettre, un peu naïfs que nous sommes, nos véritables expériences sur le CV. Rapidement, en discutant avec les gens, nous nous rendons compte que des années d’expérience en tant que chargé de communication ou d’ingénieur dans une banque ne suffisent pas à servir des cocas dans un bar. En gros ici tout le monde ajoute un peu de « poudre aux yeux » (version boulot pour backpackers) sur son CV en ajoutant au moins une année d’expérience en tant que serveur. Héhé et oui! Les rois ici sont ceux qui ont des expériences dans des restaurants ou des bars!

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HOP HOP HOP! Du coups nous avons ajouté quelques lignes sur le CV en tant que « serveur dans le bar à coté de la fac », « vendeur de tongues à Saint Nazaire » (j’étais inspiré pour celui-ci) …

Les différentes versions du CV sont maintenant terminées, nous pouvons passer à la 2ème étape du plan : distribution du CV.

Etape 2 : Distribution du CV

Un peu timide au début, et surtout trop formaté « Français », nous cherchons principalement par internet. Ceux qui ont déjà été en Australie connaissent probablement le site de petites annonces locales « Gumtree » (leboncoin Australien). Nous y avons passé des heures et des heures! Notre sentiment pour ce site est maintenant très fort et indélébile … essayez de chercher du boulot sur leboncoin et vous comprendrez!

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Rapidement nous nous rendons compte que nous pensons trop en mode « Franchouillard », ici il faut faire du porte à porte et/ou se faire des contacts : ils marchent beaucoup au piston!
Nous nous armons donc de nos CV dans le sac et nous faisons des journées « porte à porte » où en gros le concept est de rentrer dans le magasin/café, demander à voir le manageur et lui donner votre CV en lui vendant vos services et en faisant des caisses (ne pas hésiter à utiliser des gros mots tels que « FANTASTIC ») :

  • « I would love to spend the REST OF MY LIFE in Sydney and to work in your BEAUTIFUL restaurant »
  • « I want to spent the rest of my life is this FANTASTIC city! »
  • … bref vous l’aurez compris, il ne faut pas y aller avec le dos de la cuillère et être bon joueur de PIPO!

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En gros nous passerons 2 semaines à faire ça, quasiment tous les jours. Journées bien difficiles et l’amour propre en prend un petit coups de temps en temps, pas facile d’essuyer des vents à la chaîne!

Etape 3 : Des nerfs d’acier

La dernière étape consiste « juste » à avoir des nerfs d’acier (surtout quand tu vois ton compte en banque descendre en flèche, vu le coups de la vie à Sydney!), attendre, continuer à balancer des CV, échanger des infos avec les gens.
Nous rencontrons d’ailleurs un couple de Français très sympathique, qui eux sont la depuis 1 mois, et qui sortent tout juste de la période « galère » :

  • Elle: travail dans un restaurant au black, elle avait trouvé rapidement (au bout d’une semaine). Problème : elle bosse au moins 10h par jour, du coups elle n’a pas le temps de profiter de la vie à Sydney … dommage
  • Lui: vient tout juste de décrocher un boulot pour faire des sandwichs dans le « botanic garden ». Il a mit plus d’un mois à le trouver, et a du passer 3 entretiens consécutifs, en compétition avec 5 autres gas, dont un avec le boss de la boîte!! Tout ça pour faire des sandwichs jambon beurre!!! (Oo)

Tout ceci ne nous rassure pas du tout.

Etape 4 : Retour de « poudre aux yeux »

Rapidement Anso repère 2 postes à pourvoir en tant que « Marketing agent »… Mouais après 2 jours d’entretien, elle découvre que c’est en fait pour vendre le gaz, en porte à porte pour l’un et en grande surface pour l’autre.
Elle repère également un boulot de modèle pour une petite pub photo. Elle postule pour rigoler. Et là on lui dit à l’agence qu’il faut d’abord qu’elle fasse des photos avec un photographe professionnel (200$ de sa poche), puis, peut être elle pourra postuler pour des boulots…. mouais. Le seul point positif est que pendant ce temps là je rencontre une certaine Emilie dans le café d’à côté (hé hé, il me fallait un wifi).

  • Emilie: jeune Française, monteuse vidéo, qui bosse dans un café à Sydney depuis quelques années. Après 2 années en visa vacances/travail, elle souhaite rester sur Sydney et du coups passe sur un visa étudiant qui lui permet de travailler 30h par semaine, à condition d’avoir 80% minimum de ses examens validés et d’assister à tous les courts! Elle cherche un « sponsorship », soit une boîte qui la sponsorise pour qu’elle puisse rester en Australie… pas simple de rester à Sydney!

BILAN de ces 2 semaines de recherches:

  • Nous avons travaillé en tant que serveurs durant nos études … vous ne saviez pas?
  • Se méfier des annonces avec le mot « marketing »
  • Ne me parlez plus de GUMTREE
  • Marrant les sites Australien finissent par « .com.au« ! Ils ne font rien comme les autres ces Australiens!
  • Une nouvelle amie sur Sydney : Emilie, et elle aura un rôle très important dans les quelques jours à venir…

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