El Fitz Roy

Nous quittons El Calafate à une heure bien matinale, pour changer. Il semblerait que tous les bus de notre voyage en Patagonie aient une dent contre nos grasses matinées 😦

 

El Chalten

 

Bref, nous arrivons, après seulement quelques heures de bus à El Chalten, la capitale du trek en Argentine. Il parait aussi que c’est la plus jeune ville d’Argentine. A en juger par la seule rue commerçante, non bétonnée, et l’ambiance « Far west » palpable, nous n’avons pas de mal à y croire!

Après notre ronde habituelle, nous finissons par trouver un logis à notre convenance (de prix principalement, tout est encore un peu cher dans cette partie du pays!). Ce coup-ci nous dormirons dans un container aménagé en 2 chambres doubles, plutôt sympa!

La météo étant toujours clémente avec nous, nous en profitons pour faire un petit trek dès l’après-midi. Il nous conduit à une très jolie cascade.

Il nous permet également de rencontrer un des habitants du coin, cherchant son dîner du jour sur le bord du chemin: de succulants insectes!

Ce que nous avons aimé: juste avant d’arriver dans la ville, le bus fait un stop au poste des rangers du parc. Ils nous donnent les informations, la météo des prochains jours et les consignes à respecter concernant la faune et la flore locale. Excellente initiative, qui mériterait d’être imitée dans d’autres lieux de treks.

 

Le mont Fitz Roy

Le lendemain matin, toujours après un réveil nous arrachant du lit, nous partons à l’assaut de la star locale: le Fitz Roy!

C’est parti pour un trek de 8h00 aller-retour qui doit nous permettre d’admirer cette merveille dans toute sa splendeur! Tout le trek offre une vue imprenable sur le mont Fitz Roy.

 

On a constaté que: Antoine de Saint-Exupéry a une certaine importance pour les Argentins, à en juger par le mont, très proche voisin du Fitz Roy, nommé en son honneur!

La dernière montée est assez éprouvante, mais quelle récompense à l’arriver! Surtout quand les nuages décident de lâcher prise sur le sommet, le temps d’une photo! La vue est époustouflante! Ce trek entre directement dans le top 5 des plus belles choses que nous aillons vu lors de ce voyage!

On a lu que: « El chalten » signifie volcan. Les indiens appelaient ainsi le mont Fitz Roy à cause des nuages toujours piégés à son sommet.

Le mont Cerro Torre

Le lendemain matin, nous partons pour un nouveau trek de 7h00. Celui-ci doit nous mener, par le biais de forêts aux feuillages multicolores, au pied du mont Cerro Torre.

L’occasion de faire la rencontre d’un autre habitant local, celui-ci se nourrissant plutôt du reste des pique-nique des trekkers!

A l’arrivée, nous avons le droit à une vue sur un des glaciers, installé au pied du mont Cerro Torre. Il faut l’avouer, la vue est (beaucoup) moins spectaculaire que la veille. Mais la balade dans les magnifiques forêts habillées aux couleur de l’automne vaut, à elle seule les 7h00 de marche!

On a aussi lu que: La seule personne ayant « soit disant » réussie était revenue sans son co-équipier, mort dans l’ascension, avec l’appareil photo contenant l’ultime preuve! Du coup pesonnne ne l’a cru, ceci était-il dû à sa nationalité Italienne?! 😉

Le mont Flemme

Le jour qui suit, nous passerons la journée à lire, nous reposer et rester au chaud, tout en comptant les gouttes tomber dehors! Après 2 jours de marche, difficile de se motiver pour aller marcher sous la pluie et un vent glacial!

Bref: Glandouille au chaud!!

Photographies par Charles Gerber.

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Le fameux Perito Moreno

El Perito Moreno

L’arrivée à El Calafate nous fait à tous très plaisir Après plus de 1200 km (à vol d’oiseaux) réalisés en bateaux, bus et taxi, nous pouvons nous poser!

Nous commençons par une bonne douche chaude puis une bonne crèpe, avant de nous décider sur la suite du programme. Vu la météo, ce sera les plateformes devant le glacier, puis le trek sur le glacier. La vie étant un peu plus chère qu’au Chili, nous décidons de diner dans notre auberge …. Mauvaise idée ! Nous mangerons les pires pâtes depuis le début de ce voyage, c’est pour dire.

Le glacier, épisode 1

Le réveil sonne et même si la fatigue est là, on est tous excités à l’idee de rencontrer l’un des rares glaciers de la planète à avancer!

On l’aperçoit en 1er depuis le bus, et rien que de là, l’envergure est impressionante : 30 km de long sur 5 km de large. Arrivés sur place, nous nous dirigeons directement vers la plateforme d’observation. Et là bim, bam, boum 50/60m de glace se dressent devant nous !

Mais la vision du glacier n’est pas la seule chose impressionnante. Le bruit de la glace qui se craque et qui tombe dans le lac dans un grand fracas ressemble à la fois à un feu d’artifice et au tonnerre.

Nous passerons la journée, subjugués par la beauté du spectacle qui s’offre à nous. 6h sur place, même sous la pluie, étant limite un peu court. Et la chance, une fois encore sera avec nous. 30 min avant de partir, un pan immense du glacier s’est effondré 🙂

Le glacier épisode 2

Pour notre deuxième journée, nous partirons en trek sur le glacier et oui, nous sommes des petits explorateurs. Le soleil brille et le ciel est bleu. Encore une fois : trop de chance !!On commence par une petite rando à côté du glacier, puis c’est parti, on chausse les crampons. 

Plus on s’enfonce dans le glacier, plus le spectacle est époustouflant. On commence par marcher sur ce qui ressemble à de la glace pilée, puis ça devient plus compact.

On traverse des rivières, on observe des crevasses.

 On teste notre équilibre, on défie la gravité grâce aux crampons.

On exerce notre souplesse et on se prépare gentiment au grand écart en passant dans des tunnels de glaces!

Bref une expérience géniale !

Photographies par Charles Gerber.

De Chiloé à El Calafate

6h30 du matin, je n’arrive plus à dormir, la petite fille du siège devant moi, qui ne fait que de pleurer, y est probablement pour quelque chose. L’occasion pour moi de vous raconter notre trajet épique de Chiloé (Chili) à El Calafate (Argentine).

Embarquement tardif

Tout commence par un premier bus, qui nous emmène de Castro à Quellon, la ville la plus au sud de l’île de Chiloé. Nous allons droit au quai d’embarquement du bateau, comme les gens nous l’ont conseillé, la ville n’est pas sûre, il parait.

1h00 d’attente dans une salle miteuse avec comme fond « NCIS » en espagnole, diffusé sur une télé posée sur un congélateur (ils font beaucoup ça ici!). Il est enfin l’heure d’embarquer. Etrange de monter dans un bateau en pleine nuit, entourés de brume, chargés comme des bourriques et dans un lieu qui, il est vrai, n’inspire pas la sécurité!

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36h dans les fjords

Le bateau quitte le port vers 23h00, il est (beaucoup) plus rempli que ce que nous imaginions. Il y a tout de même suffisamment de place pour que chacun de nous 4 puisse se coucher sur 3 sièges chacun. Malgré les multiples escales et les passagers qui regardent des films sur leurs ordis sans écouteurs (les écouteurs ne sont jamais arrivés au Chili je pense!), la nuit dans le bateau est plus confortable et reposante que dans la plupart des bus que nous avons pris jusqu’à présent.

7h30 du matin, j’ouvre les yeux et voit défiler par la fenêtre des fjords sur un ciel rouge orange, le soleil va se lever, je ne peux pas manquer ça! Les 3 autres (Anso, Hélène et Vincent) dorment (profondément?), je n’ose pas les réveiller.

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C’est donc tout seul que je profite, depuis le pont, d’un magnifique lever de soleil. Heureusement Anso arrive rapidement pour profiter elle aussi du spectacle.

La chance nous suit toujours car toute la traversée se fait sous un soleil radieux. Ce qui nous permet d’admirer les fjords toute la journée. Je mets au défi quiconque de se lasser d’un tel paysage!

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Avant d’embarquer,nous avions blindé nos ipad de films et séries télé en nous disant qu’il faudrait bien s’occuper. Au final la journée passe vite. Entre l’écriture des blogs, les discussions avec les autres voyageurs (2) et surtout: rester en admiration, accoudés à la barrière, spectateurs passifs des oeuvres de mère nature.

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« Balleina! Balleina! » m’indique une personne en pointant du doigt l’horizon. Pendant 20 bonnes minutes, des baleines, dans un ballet de (mini) geysers blancs contrastant avec le bleu de la mer, prennent leur respiration à seulement quelques centaines de mètre du bateau. Malheureusement elles n’iront pas jusqu’à sauter pour nous.

Le bateau fait de multiples escales durant la traversée. Chacune prend une bonne demi heure, si ce n’est plus. Il débarque des personnes, souvent des marchandises et parfois même des camions. Certaines escales sont réellement perdues au milieu de nulle part, avec seulement une route en béton qui descend dans la mer en guise jetée. Nous comprenons pourquoi cette partie du Chili n’est que très mal desservit par les routes! Il semblerait, à en juger par les bonbonnes de gaz qui rentrent et sortent du bateau, que certains villages dépendent énormément des cargaisons que leur apporte notre embarcation!

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La vie sur le bateau: Alors que les (quelques) touristes sont sur le pont pour ne pas en perdre une miette, les locaux ont différentes occupations. Certains dorment, certains sont aussi sur le pont à admirer le paysage, ce qui ne les empêchent pas de jeter leur cigarette tout juste terminée directement dans la mer!! D’autres discutent autour d’un mate qu’ils partagent (boisson typiquement Argentine, on vous expliquera plus tard). Aujourd’hui, il y a un match de foot à la télé, la majeure partie le regardent, tapant du poing sur l’accoudoir aux chants de supporters de leur équipe et gueulent comme des ânes à la moindre action!

Le coucher de soleil arrive, nous n’en perdons pas une miette. Rapidement il est temps de rentrer dans la « cabine », l’obscurité ayant mis fin au spectacle. Dîner rapide, petit film et au lit… 6h00 du mat, la petite fille à côté fait trop de bruit, il faut que je me lève!

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8h00, le débarquement à Puerto Chacabuco prend du temps.

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Nous attrapons directement un minibus pour Coyhaique. D’où nous apprécions un vrai repas le temps d’un déjeuner dans un bon restaurant (pizza).

16h00, un nouveau mini-bus nous emmène à Puerto Ibañez, une nouvelle fois par une superbe route!

18h00 nous embarquons pour le bateau qui nous emmène à Chile Chico en passant par le lac « lago general Carrera ». Le paysage est lunaire: lac bleu turquoise, les montagnes blanches laissent place aux roches rouges. Le lac est balayé par un puissant vent!

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On a constaté que: L’Argentine et le Chili se partagent beaucoup de lacs. Du coup sur la carte, chacun d’entre eux possèdent 2 noms: le Chilien et l’Argentin. Le lac que nous traversons s’appelle « Lago Buenos Aeres » côté Argentin.

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Nous arrivons à 22h00 à Chile Chico, trouvons rapidement un couchage (petite maison avec 2 chambres doubles, salon, cuisine, pour 9€ par personne!). Après une bonne douche (ça fait 48h que nous portons les mêmes vêtements!), un bon dîner, nous filons tous au lit.

Petite grasse matinée, tout le monde souhaite profiter du confort d’un bon lit au maximum. A 10h00, après un bon petit-déjeuner nous partons à la recherche des informations, l’objectif du jour étant de passer la frontière Argentine et tenter d’aller à El Chalten directement.

Nous apprenons que nous venons de louper de peu le mini-bus qui va à Los Antiguos, première ville côté Argentin.

Passage express de frontière

Nous utilisons la méthode locale pour passer la frontière:

  • Un premier taxi (Chilien), trouvé en 5 minutes, nous emmène à la frontière Chili – Argentine. Nous passons le contrôle de sortie du Chili avec lui.
  • Dans le « nomansland », entourés d’un paysage magnifique, changement de véhicule: nous troquons le taxi Chilien, contre un taxi (voiture d’un particulier) Argentin
  • Le taxi Argentin nous fait passer les contrôles d’entrée en Argentine et nous dépose à la station de bus de Los Antiguos

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Le tout effectué en 40 minutes! Ce fut le plus beau et le plus rapide passage de frontière de notre voyage!

Le début des emmerdes

Jusqu’ici nous faisons un sans faute, ça ne pouvait pas durer longtemps…

Après avoir attendu 1h que la personne du guichet revienne de sa pause déjeuner, nous apprenons que nous avons loupé l’unique bus du jour pour aller à El Chalten, il partait à 9h ce matin. Le prochain est jeudi, soit dans 2 jours. Nous apprenons également qu’une grève risque d’éclater ce même jeudi et que du coup ce bus pourrait être annulé.

L’unique bus qui part aujourd’hui va directement jusqu’à Rio Gallegos, tout au sud est de l’Argentine. Nous dépasserions donc El Chalten et El Calafate, nos 2 arrêts prévus dans la Patagonie Chilienne, pour ensuite tenter de rebrousser chemin pour El Calafate. Ce n’est pas optimal, mais nous ne voulons pas prendre le risque de rester bloquer ici pour X jours! Nous achetons les billets, un peu à contre coeur, mais bon y a pas l’choix!

C’est ainsi qu’à 17h nous embarquons pour un nouveau bus qui nous déposera demain matin à l’extrème sud est de l’Argentine. Heureusement le bus est super confortable et le paysage, toujours un peu lunaire, ne manque pas de nous émerveiller.

Trop c’est trop: 1h00 après le départ du bus, un film commence sur les écrans: le discours d’un roi, en espagnol. Cool, on va pouvoir exercer notre espagnol sur un bon film! Le film se termine. 30 min plus tard un autre démarre, qu’est-ce que ça être ce coup ci? … Le MÊME!!! Ce film passera 4 fois durant la nuit! Bien sûr avec le son qui va avec! Je connais le fameux discours par coeur maintenant!!

9h00 nous arrivons à Rio Gallegos, ou plutôt à 3km de la ville. En 10 min nous avons les billets pour El Calafate en main et 30 min plus tard nous voilà assis dans un nouveau bus, pour 4h de trajet. Mais bon ce coups-ci, nous arrivons à destination et nous comptons bien y rester quelques jours!

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Bilan

Pour faire la diagonale Chiléo (Chili) – El Calafate (Argentine) nous aurons fait:

  • 3h de bus
  • 1h de NCIS en espagnol
  • 36h de bateau dans les fjords
  • 1h de mini bus
  • 2h de mini bus
  • 2h de bateau
  • 20min de taxi Chilien
  • 20min de « taxi » Argentin
  • 13h de bus (dont 4 « Discours d’un roi »)
  • 4h de bus

Photographies par Charles Gerber.

Chiloé … Un beau plan B

Notre bus nous dépose à Puerto Montt, arrêt « technique » prévu ici.

Puerto Montt

Sur le papier Puerto Montt n’a rien de vraiment excitant et pas grand chose à y faire semblerait il. Cependant l’arrêt y est impératif pour la suite de notre.

C’est probablement la ville où notre périple va se séparer de celui d’Hélène et Vincent:

  • leur programme: descendre la Patagonie Chilienne en bus, ce qui implique de passer alternativement du côté Argentin, les routes côté Chilien étant inexistantes dans certaines parties.
  • notre programme: descendre la Patagonie en bateau, puis la remonter en bus côté Argentin. La « croisière » se ferait sur un bateau de fret qui transporte aussi des touristes, il passerait dans les fjords et au plus proche de certains glaciers, et durerait 4 jours. Il arriverait à Puerto Natales et partirait de Puerto Montt, d’où l’utilité de cet arrêt.

La ville

Après avoir trouvé notre hôtel (miteux), nous partons à la découverte (rapide) de la ville. Nous tombons rapidement sur un « agglomérat » charmant de vieilles maisons de pêcheurs. Nous y déjeunons un plat typique: « Paella marina », qui est une soupe remplie de tout ce qu’ils pêchent ici (moules, crabes, poissons …). Délicieux, l’odeur de friture incrustée dans les vêtements et les cheveux un peu moins :-/

Le petit tour au marché local finira de nous prouver que ce stop ne sera finalement pas que « technique ».

Arrêt technique

2 missions aujourd’hui:

  • Prendre et réserver le (fameux) bateau
  • Récupérer des dollars (qui nous serviront en Argentine … nous vous expliquerons une autre fois)

La prise d’informations sur le bateau (compagnie Navimag) dans un mix Espagnol-Anglais est laborieuse. Finalement nous prenons la décision de ne pas le prendre, pour les raisons suivantes:

  • Le prix du bateau est 400$ (pour 4 jours, 3 nuits en cabine 4 personnes, nourriture inclue), au lieu des 250-300$ indiqués dans notre guide. Il semblerait que ce soit dû à changement de bateau
  • Le bateau transportera beaucoup de bétail (300 bêtes), notre lonely planet nous avait mis en garde en disant que l’odeur générée était plus que désagréable
  • Que 6 passagers sont prévus pour ce trajet, il nous faudrait des gens à qui parler durant ces 4 jours!!
  • Et surtout (condition éliminatoire!): du fait de la saison creuse, le bateau change son itinéraire et passe plus au large et non plus au plus prêt des glaciers! Et nous nous sommes là pour les glaciers!

Du coup plan B (toujours avoir un bon plan B est la règle dans ce genre de voyage): nous « suivrons » Vincent et Hélène à Chiloé, puis prendrons un autre bateau, moins long, mais beaucoup moins cher, qui passe dans les fjords (c’est déjà ça 😉 )!

Chiloé

Du coup le lendemain matin nous embarquons, toujours tous les 4, en direction de l’île de Chiloé. Cette île est connue pour ses nombreuses églises en bois (fantasques) classées au patrimoine de l’Unesco.

Nous arrivons dans la ville de Castro, dans laquelle l’église est très originale: elle est peinte en jaune, violet, rouge et une touche de blanc! Très jolie!

Cette ville à aussi pour particularité ses habitations typiques de pêcheurs: les palafitos. Des maisons colorées, côté rue elles semblent normales, mais dès que nous passons côté mer, nous constatons qu’une partie de la maison est sur pilotis.

Après un petit après-midi balade (sous le soleil), un petit dîner dans un restaurant typique, nous allons rapidement nous coucher dans notre bel hôtel (grâce aux talents d’Anso nous dormons grand confort, pour pas plus cher que d’habitude!).

7h30 du matin, le réveil sonne, nous avons loué une voiture pour la journée afin de visiter l’île et d’aller voir quelques églises (location pour la journée 60 euros! avec l’essence, à 4, ça vaut le coup!).

Les églises

Dans la journée nous verrons une dizaine d’églises, bien qu’elles soient toutes construites sur la même base, toutes ont une particularité.

Les églises

Ma préférée reste celle de Castro.

Un peu de vie locale …

Dans un des villages où nous passons, nous avons l’occasion de discuter avec un pêcheur local à la retraite, bien sympathique. Il nous prend pour des étudiants qui voyagent et profitent de la vie, grâce à l’argent de leurs parents … mouais ok.

… mais point trop n’en faut

Juste après notre discussion avec notre pêcheur préféré, nous nous faisons alpaguer par un artiste du coin, il nous invite à venir assister à un spectacle qui va commencer sur le champ. Nous finissons par accepter, pourquoi pas un peu de musique locale. Nous arrivons dans une (toute petite) salle municipale. Le maire du village prend la parole pendant 20 min, il ne manque pas de mentionner à son assemblée (de 10 personnes) la présence de Français « coucou ». Un autre prend la parole, puis un autre, puis un autre par webcam … trop c’est trop, déjà 40 minutes que nous sommes ici et nous n’avons entendu du blabla que nous ne comprenons à peine. Leadés par Vincent, nous sortons, un peu gênés, de la salle en plein milieu de la séance de webcam, dommage pour la musique … si elle arrivait un jour!

Le parc national de Chiloé

Un petit tour par le parc national de Chiloé nous permet d’apprécier la végétation et les côtes sauvages de l’île.

Repos

Le lendemain c’est grasse matinée et balade dans les rues de Castro, en attendant le bus de 18h30 qui doit nous emmener à Quellon, au sud de l’île, d’où nous prendrons un bateau direction Puerto Chacabuco.

Nous sommes toujours tous les 4, et oui toujours, après nous être greffé à leur trajet en les suivant à Chiloé, au tour de Vincent et Hélène de nous suivre dans nos envies de navigation … il semblerait que le destin veuille nous voir continuer le voyage tous les 4 encore quelques temps.

 

Photographies par Charles Gerber.

Pùcon – ascension du Villarrica

Première nuit passée dans un bus Chilien, et première remarque: ils sont beaucoup plus confortables que ceux que nous avons pris en Asie, pas vraiment pour la qualité du bus, mais plutôt pour la qualité des routes, nous ne sommes pas secoués dans tous les sens. Tant mieux par ce qu’il y avait tout de même 12h de route pour rejoindre Pùcon depuis Valparaïso!

Pùcon

Nous arrivons donc à Pùcon de bon matin, sous une pluie battante! Il fait froid, gris, la ville ressemble à un village de montagne en France, bloqué dans les années 70. Vite allons nous réfugier dans le premier hôtel que nous trouvons!

Une fois la chambre (pour 4) trouvée, ainsi que le petit « bullage » effectué, sieste pour les uns, wifi pour les autres, nous partons à la recherche d’informations! LE truc à faire ici c’est l’ascension du volcan (toujours en activité) Villarrica! On peut l’apercevoir depuis les rues de la ville qu’il surplombe, couvert de son manteau blanc … Ca donne envie de le monter, surtout que la particularité de cette ascension est la descente, effectuée en luge pour la plus grande partie!

Après avoir comparé les prix nous trouvons un guide sympa qui pratique les tarifs les plus intéressants de la ville (backpacker adventurers). Il nous annonce que le temps devrait permettre l’excursion demain, mais que rien n’est sûr! Nous devons repasser ce soir, 8h00 pour qu’il nous confirme. Nous croisons les doigts! La rencontre avec des Français, qui eux, attendent depuis 4 jours que le temps se dégage pour monter le maître de la vallée, nous fait penser que ce n’est pas gagné!

En attendant il est temps de se chouchouter!

Les termes de « Los Pozones »

Histoire de faire une activité dans la journée, nous décidons d’aller nous reposer aux fameuses termes « Los Pozones ». Après 45 min de mini-bus avec le patron de notre hôtel qui se prend pour Alonso, nous arrivons aux dites termes. Le cadre est magnifique et l’eau délicieusement chaude! Quelle bonheur de se relaxer dans les bassins d’eau chaude, en plein air, alors qu’il fait froid et pluvieux dehors!

On nous a dit que: Ces termes sont célèbres notamment la nuit car nous pouvons y admirer les étoiles tout en se relaxant! Etant donné la météo du moment nous avons décidé de le faire en après-midi, les nuages venant perturber le ballet d’étoiles.

L’heure du verdict

… 8h00 (du soir), le verdict arrive, les Français ont la banane, c’est bon nous allons le monter ce volcan! Rendez-vous demain matin, 7h30, pour l’ultime confirmation (rien n’est encore sûr! Surtout que beaucoup d’autres guides de la ville décident d’annuler les randonnées de demain).

7h30 du matin, nous ne sommes plus sûr de monter! Quasi-personne ne le monte dans les autres agences. Notre guide passe un dernier coup de fils et nous annonce que … nous pouvons monter!

Villarrica – l’ascension du volcan blanc

Chargés de tout le matériel nécessaire pour l’ascension (pioche, crampons, chaussures marche, pelle-luge(?) …), nous embarquons pour le mini-bus qui nous dépose au pied de la bête. C’est parti pour 5/6 heures de montée, les pieds dans la neige.

L’ascension se fait sans (trop) difficulté. Les guides sont justes pressés, pourquoi? Rendus au sommet nous comprenons: les nuages se sont invités à la fête et rendent le cratère, pourtant juste sous nos pieds, INVISIBLE! DECEPTION! A une heure près nous l’aurions vu!

Il est temps de sécher nos larmes et de nous préparer pour la descente! Sur-pantalon, casque, pelle-luge accrochée à la ceinture … nous sommes prêts pour la descente, qui s’annonce TOP!

5min de luge, 5 min de marche … tout du long du volcan. Les nuages laissent vite place au ciel bleu de nouveau, mais peu nous importe maintenant! Ce qui nous (m’) importe c’est de griller Vincent à la course de LUGES!!! YIPPPIIEEEE!!

Nous arrivons en bas du volcan trempés, mais avec le sourire aux lèvres! C’était tellement excellent que nous en oublions (presque) que nous n’avons pas vu le cratère du volcan (il parait qu’on peut y voir de la lave en fusion parfois!).

Au final nous sommes descendu en seulement 2h00 ce que nous avons mis 5h00 à monter.

En quittant la ville le lendemain matin nous croisons notre guide, il nous annonce que les ascensions n’auront pas lieux aujourd’hui, malgré un soleil radieux, nous avons été (encore un fois) chanceux avec la météo!

En montant dans le bus pour Puerto Mont, la nouvelle étape, nous jetons un dernier regard sur le Villarrica, comme peint au dessus des maisons … et dire que nous l’avons monté!

 

Photographies par Charles Gerber.

Valparaiso la bohème

Nous arrivons en début d’après midi à notre auberge où nous attend un coquet appartement pour 4. Pas une minute à perdre, nous avalons un empenada et partons vers la place central où nous attend un Guide Wally (cf Santiago).

La ville est charmante et hétéroclite de par toutes les couleurs de maisons et leurs architectures modernes, fastes et simples. Les matériaux utilisés changent aussi selon les endroits : bois, toile, béton. Nous arpentons la ville avec notre guide en imaginant le passé de cette ville portuaire important avant l’ouverture du canal de Panama (1914). Les restes des maisons luxueuses et des hôtels chics de la grande époque sont encore visible malgré un fort état de décrépitude.

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Nous prenons ensuite un funiculaire pour nous rendre dans les cerro alegre et conception. La ville étant principalement  construite sur le montagne des funiculaires aident à monter :). Là, la ville, notamment cette partie, classée patrimoine mondial à l’UNESCO, nous montre le côté bohème et arty de la ville. Une multitude de graf, tous plus beaux, plus originaux les uns que les autres se succèdent.

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Les escaliers colorés nous guident également dans notre découverte de la ville. Nous sommes pris sous le charme. La visite se termine cette fois par un pisco sour. Le soir même, nous participons à une dégustation de vins chiliens : cramenère, cabernet sauvignon, malbec…. 12 bouteilles pour 14 personnes. Le plaisir de déguster des vins de qualité mélangé à l’enivrement, m’amène à parler espagnol, enfin à essayer ! Bilingue pour une soirée je vous dis !

Le lendemain, Vincent et moi, ayant perdu à « chifoumi » ou « katchipoum » pour les locaux, nous partons faire les courses du petit déj et préparons à nos deux moitiés préférées un gros petit déjeuner – miam ! Après ce plein d’énergie, nous parcourons le musée à ciel ouvert composé de fresques murales et prenons de la hauteur en arpentant une des rues de la ville qui passe entre les différents « cerro » (butte/colline).

Le soir venu, nous découvrons notre deuxième appart, encore plus beau que le premier avec canap de compère’ et terrasse avec une sublime vue.

Il ne nous en faut pas plus pour nous décider de rester diner là et de regarder un film cosy, cosy!  Comment ça , vous penser que c’est parce qu’il faut qu’on se remette de la veille ??

Pour notre dernier jour, nous flânons, dans les rues, notamment le marché local, et profitons de l’ambiance qui règne, avant d’aller prendre notre bus de nuit. Nous flânons vers le port et la place de 21 de mayo (devinerez-vous ce que ça veut dire ?)

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Allez, au revoir Valparaiso, et bonjour la région de lacs, le volcan de Villarica nous attend.

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Photographies par Charles Gerber.

Bienvenido a Chile

 

11h46, soit 5h avant avoir décollé d’Auckland, nous attérissons à Santiago. Et oui même avec un vol de 11h, nous avons voyagé dans le temps et pouvons revivre notre mardi 25 mars dans une toute autre ville.

« Mais Marty! Tu n’arrives pas à penser en 4 dimensions! Il sera hier quand tu arrivera à Santiago! »  

Santiago

Nous passons principalement notre après midi à nous remettre de notre petite nuit. Après une sieste d’une heure et un plouf dans l’eau gelée de la piscine, nous voilà parti à la découverte de la vie nocturne. Vincent et Hélène ont rendez-vous avec un de leur pote d’école et nous nous greffons à eux pour partager tapas et boissons locales : un pisco sour (eau de vie de raisin, jus de citron, sucre glace, blanc d’oeuf et glace pilée) pour les garçons et à la découverte du Cramenère (vin rouge chilien) pour les filles.

1er jour en amerique du sud

Le lendemain, d’attaque après une bonne nuit de sommeil, nous nous dirigeons vers le musée  des droits de l’homme qui raconte le coup d’état de Pinochet et les années qui s’en suivèrent, jusqu’au procès. Principalement en espagnol, la qualité de mon espagnol naissant aura raison de mon intérêt pour ce musée. Et oui, apprendre une nouvelle langue n’est pas si simple!

Nous nous dirigeons ensuite, vers le marché central où après avoir dégusté notre première Empanada, d’une longue série à venir, nous allons tester dans le bar/resto le plus emblématique de la ville – La Piojera – le fameux cocktail Terremoto (aka tremblement de terre). Réalisé avec du vin blanc, du fernet et ou de la grenadine et de la glace à l’ananas, ce breuvage comme vous vous en doutez est traitre.

Nous repartons sans avoir les jambes trop tremblante vers le quartier de Bellavista et le cerro San Cristobal. Nous arrivons à la hauteur de la maison de Pablo Neruda, puis prendrons le funiculaire pour avoir une vue sur la cordillière des andes. Nous la devinons derrière les particules de brumes/pollution.

Nous redescendons dans le quartier animé de Bellavista pour goûter la bière locale et les spécialites.

Ce sera salades, crevettes et Lomo a lo pobre – plat composé de viande, frites, ognons frits et d’oeufs sur le plat! Heureusement qu’on partage. Repus, nous nous calons gentillement à nos nouveaux horaires.

Nous remarquons également le côté artistique des chiliens. La ville est colorée, pas autant que dans notre imaginaire peut-être mais il y a plein de jolis grafitis.

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Les us et coutumes chiliennes

Pour notre deuxième journée, nous décidons de faire un tour guidée de la ville avec les Wallys : des guides habillés avec un haut à rayures comme celui de « où est charlie » que l’on paye uniquement en pourboire. Celui du matin nous emmène à travers les habitudes des habitants et nous fera découvrir leurs croyances.

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Même si pour les 2/3 d’entre eux, les chiliens sont catholiques, les superstitions/ croyances sont très présentes, par exemple :

  • Si ta fourchette tombe sur le sol, tu seras demandé(e) en mariage dans les 6 mois.
  • Boire dans un verre ébréché/cassé portera malheur à ton/ta bien aimé(e)
  • Si la paume de ta main te picotte, gratte la avec un billet et l’argent viendra

Nous découvrons lors de la visite des marchés que l’architecture du marché central est celle de Montevideo en Uruguay et inversement. En effet, lors de la livraison, il y a eu échange ! A travers ces trois marchés où nous découvrons de nouvelles formes et couleurs de fruits et légumes, nous comprenons également que la cuisine péruvienne a une part importante dans la culture chilienne.

C’est pas tout ça, mais marcher ça creuse. Place à la dégustation avec une sopaipilla -galette frite à la courge recouverte selon les envies de ketchup, moutarde, sauce tomate épicée à la coriandre – avant de découvrir le cimetière général.

Là, c’est tout d’abord la taille du cimetière qui frappe. Apparement grand comme 117 stades de foot, les chiliens aiment venir se receuillir, se promener(un peu comme au Père Lachaise) mais aussi fêter les grands moments de l’année avec leurs proches disparus où encore demander une faveur à un Animita. Un Animita est un saint qui a été décidé par la population. Ainsi un ancien président du chili qui a fait bcp en terme d’éducation et devenu l’animita à qui tout chilien s’adresse – par le biais de prières ou de papiers déposés – lorsqu’il souhaite réussir un examen.

On nous a dit que: les chiliens ne se font pas forcément enterrer en famille. Certains d’entre eux souhaitentse faire enterrer avec leur corporation. Ainsi, il y a dans le cimetière le mausolé de pompiers, des professeurs, des policiers,… mais aussi celui des clowns avec pour inscription « que serait la vie sans un sourire »

La visite se termine par une gorgée de terremoto. Nous reprenons notre visite de la ville par la découverte de l’art chilien au musée des Beaux-arts.

Les garçons étant fatigués, ils rentrent se reposer et Hélène et moi continuons vers le cerro santa lucia et la plaza de armas. La vue sur la cordillère depuis ce petit mont avec un fort dessus n’est pas plus découverte mais la sensation d’être devant cette immense chaine de montagne, me fait sentir tte petite (j’avoue, c’est pas difficile)!

Après une bonne nuit de sommeil, où Charles me reveillera pensant qu’il y a un tremblement de terre…. dans son rève, heureusement pour nous, nous nous dirigeons vers Valparaiso sur la côte.

Photographies par Charles Gerber.