Salta et la Quebrada de Humahuaca

Nous arrivons en matinée à Salta, fatigués de notre périple dans la région du Cuyo – un peu plus de 1200 km de voiture en 72 heures ça use. Nous nous posons  et devinez qui est aussi à Salta ….. Hélène et  Vincent 🙂 ça fait plaisir de se retrouver pendant ces 2 jours à Salta pour partager empanadas (plat de la région), folklores et vin locaux mais surtout nos dernières expériences.

Salta

La ville est très mignonne et très agréable à vivre. Nous ne ferons pas grande activité si ce n’est déambuler dans les rues en appréciant l’architectue.

Il est d’ailleurs rigolo de constater que nous sommes à 1200m d’altitude mais qu’il y fait chaud la journée alors que nous sommes en automne. Nous décidons de partir à la conquête de la quebrada de Humahuaca, de la vallée des peintres et à la découverte des petits villages du nord.

Purmamarca

Pour nous rendre au petit village de Purmamarca, il nous faut prendre deux bus – 1 premier jusqu’à Jujuy, puis de là, un pour notre destination. La courte attente sera l’occasion pour nous de siroter un vrai jus d’orange frais mais aussi un poncho sorte de hot dog local et des pop-corn multicolores. Miam !

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A peine arrivés, nous posons nos affaires et allons déjeuner. Le village est tout petit et nous sommes sous le charme. C’est tellement different de tout ce que nous avons pu voir jusqu’à présent.

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CGP_20140521102154_46CGP_20140521104910_57CGP_20140521102117_45Après cette pause bien méritée, nous partons à l’ascension du cerro el Morado qui offre une vue splendide sur le village la montagne aux sept couleurs. Lors de la montée, nous sentons que nous sommes en altitude (2100m). Le soufle se fait plus court et le coeur bat vite. La vue est splendide.

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Nous passons ensuite au plus prêt de la montagne par le paseo de los colorades. Les couleurs sont fabuleuses.

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Le soir nous nous faisons un super resto, où nous goûtons aux specialités locales : soupe aux légumes et ceréales et viande de lama !! Tout cela au son enchanteur d’un gaucho et de sa musique traditionnelle.

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Tilcara

Après une bonne grasse mat et 40 min de bus, nous arrivons à Tilcara. Nous trouvons là une auberge toute mimi faite de murs rouges. Nous nous posons en terrasse et profitons de l’atmosphère paisible avant de partir à la découverte la Pucara, forteresse de l’époque inca.

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Cette ballade est aussi l’occasion de traverser un champ de cactus et de voir nos premiers lamas.

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Une petite sieste plus tard, nous sortons manger une parilla et boire du malbec de cafayate pour fêter notre dernière soirée en Argentine.

Plus nous sommes montés, plus les traits et la couleur de peau changent. Décidement, l’Argentine est un pays aux milles visages tant pour sa population que par la diversité de ses paysages. Nos quasi 6 semaines dans ce gigantesque pays auront été l’occasion de plusieurs émerveillements et grandes premières. Allez, maintenant allons voir ce que nous réserve la Bolivie et ses cholitas.

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Photographies par Charles Gerber.

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Mendoza, road trip vers la Lune … et Mars

Mendoza

Après une nouvelle nuit passée dans le bus, nous arrivons à Mendoza. La mission classique démarre: trouver une auberge de jeunesse. Après avoir traversé le centre-ville en long en large et en travers, nous finissons par trouver notre bonheur, c’était pas simple ce coup ci! Les sacs se font lourds ces derniers temps!

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Cette ville est connue pour 2 choses:

  • Les vignobles: possibilité de faire le tour des bodegas pour faire des dégustations de vin
  • Point de départ pour les parcs naturels de Cuyo, notamment Ischigualasto (vallée de la lune) et Talampaya

Nous avons décidé que nous ne ferons pas les vignes, mais que nous ferons directement les 2 parcs. Le problème est qu’ils sont très éloignés de la ville et que le plus simple est de louer une voiture. Mais depuis que nous ne sommes plus que 2, la location est moins « rentable ». Nous décidons donc de prendre les renseignements pour une location, puis de trouver d’éventuels co-voitureurs.

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Finalement, après avoir fait toutes les agences de location, nous trouvons un très bon prix.

Le lendemain matin nous récupérons les clés, tous les 2, notre recherche de camarades de road trip n’ayant pas porté ses fruits.

Sur la route …

Dès le début de la route nous prenons une auto-stoppeuse, une prof de musique qui travaille dans les écoles des villages alentours, mais qui n’a pas de voiture. Notre parfait exercice d’espagnol du jour!

Nous re-voilà, comme au bon vieux temps, Anso et moi, seuls, sur des routes désertes qui nous rappellent quelques peu l’Australie (petite dédicace à Smoky!). Notamment sur la fameuse route 40 que nous suivons depuis notre entrée en Patagonie, la route 66 d’ici en quelques sorte.

Après pas moins de 4h de route, nous voici arrivés au premier stop prévu: difunte correa, un endroit comme on en voit peu! Il y a bien longtemps un miracle s’y serait produit et maintenant, tous les gens de la région, ou même de plus loin, viennent déposer tout type d’objets ou de photos, dans l’espoir de s’apporter les faveurs du saint de cette colline:

  • Plaques d’immatriculation
  • Maquettes de leur maison
  • Photos de leurs proches
  • Slips sales (non j’déconne)
  • ….

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La route continue de nous faire rêver, même si elle commence déjà à se faire un peu longue. Surtout compte tenu de la signalisation Argentine qui est plus que mauvaise dans ce coin du pays!!

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Nous arrivons enfin à San Augustin, petit village dans le quel nous avons prévu de dormir. Tout est complet et cher, alors que nous sommes dans le tr£/ du c%¨£§ de l’Argentine!! Il semblerait qu’en saison creuse, les auberges et hôtels se remplissent avec les ouvriers du coin! Nous finissons enfin par trouver notre bonheur pour un prix convenable.

Ischigualasto, la vallée de la lune

Le lendemain midi nous reprenons la route pour le premier parc (enfin): Ischigualasto, plus connu sous le nom de « valle de la luna ».

Quelques cactus plus loin, nous arrivons à l’entrée du parc! Le gérant du parc n’est autre qu’un vieux dinosaure squelettique!! HAAAAA!!

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Il semblerait en effet que l’un des premiers dinosaures de la planète ait été trouvé ici. Ce parc a un grand intérêt scientifique, en plus d’avoir des paysages à couper le souffle!

Nous attendons le dernier tour de la journée, histoire de profiter de la lumière du soleil couchant. La caravane de voitures se forme et c’est parti pour 3h00 dans le parc, chacun au volant de sa voiture.

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A chaque stop, tout le monde descend de son véhicule, écoute le guide, puis marche un peu. Le paysage est incroyable, il nous rappelle un peu la death valley aux Etats Unis que nous avions visité il y a 3 ans.

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Une fois rentrés du tour, nous attendons tous le verdict des guides: ce soir c’est la pleine lune, il sera peut être possible de visiter de nouveau la vallée de la lune, aux lueurs de cette dernière!!

21h30, c’est bon, on va pouvoir le faire! La caravane se forme de nouveau et nous sommes repartis. Etonnamment il y a plus de voitures ce soir que dans l’après-midi. Certains sur la route jouent le jeu et coupent les phares durant certains trajets, excellent!

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Le premier stop le guide nous emmène au même endroit que quelques heures plus tôt et nous sort le même speach … ça va pas le faire! Heureusement juste après nous enchainons avec 2 longues balades dans de nouveaux endroits du parc et là, la magie opère! Nous avons vraiment l’impression de nous balader sur notre chère lune!!

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Minuit, fin du tour, il est temps pour nous d’aller nous coucher … dans notre voiture, dans le camping du parc. Nous passerons la nuit seuls en plein désert, avec pour seuls compagnons les guanacos! Etonnamment, nous dormons mieux que la veille, il faut dire que les guanacos sont de meilleurs voisins de chambrée, ils ne regardent pas un match de foot en gueulant toute la nuit eux!

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Talampaya

Le lendemain matin nous partons pour le second parc, qui est  à une bonne 1h30 de route, raison pour la quelle nous avions camper au parc la veille. Cela nous a épargné 200km de route supplémentaire!

Pour ce parc, plusieurs options:

  • Monter dans un bus qui nous emmène dans le canyon en faisant quelques stops
  • Faire un combiné balade à pied dans un autre canyon puis en vélo dans le canyon principal

Nous choisissons l’option marche et vélo, on a envie de se dégourdir les jambes avec tout ce temps passé en voiture!

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Notre guide s’appelle Juan, ça fait 20 ans qu’il travail ici! Il semble très intéressé par notre expérience en Australie et surtout par les salaires que nous avons touchés 😛

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Le parc est magnifique, et là encore, il nous rappelle les paysages de l’ouest Américain.

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Malheureusement, dans ces 2 parcs, nous ne croiserons pas les fameux lapins géants de la région, mais seulement un magnifique renard, ainsi que quelques guanacos, fidèles au poste et toujours aussi peureux.

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La visite est déjà finie. Notre guide nous demande si nous pouvons le ramener chez lui, c’est sur notre route. Pas de problème, c’est l’occasion parfaite pour nous de pratiquer encore un peu plus notre espagnol.

Il semblerait que Juan ne pense pas que l’Argentine va gagner la coupe du monde mais que c’est …. la France qui sera championne!!

…. non j’rigole!! Il pense que se sera le Brésil ou l’Espagne … on verra!!

Nous le déposons dans son petit village et continuons notre longue route de retour vers Mendoza.

On a été victime de: … la ligue anti-légume d’Argentine! Les Argentins n’aiment tellement pas les légumes et les fruits qu’ils ont installé des barrages sur la route pour contrôler les automobilistes et les forcer à jeter leur pommes et banane fraîchement achetés!! En fait, comme en Australie, les légumes ne peuvent pas passer d’une région à une autre, probablement pour protéger les vignes de Mendoza. Il y a même des stations de désinfection des pneus de véhicules obligatoires et payantes!

La route est toujours magnifique, mais encore plus longue que le premier jour.

Ce n’est qu’après quelques rivières débordant sur la route et tempêtes de sable traversées; et surtout trop d’heures de conduite que nous arrivons à San Juan. Ce sera notre ultime étape, juste le temps d’un sommeil réparateur, avant de rendre la voiture le lendemain matin à Mendoza.

Une fois les clés rendues, nous grimpons dans le premier bus direction Salta.

Ce p’tit tour au pays des dinosaures était vraiment sympa!

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Photographies par Charles Gerber.

Sur la route des jésuites

Après 3h30 de bus, nous voici à San Ignacio où nous allons visiter les ruines de …… San Ignacio mini ! ruine jésuite, les mieux conservées et les plus importantes d’Argentine selon notre guide !

Comme prévu, nous passons également prendre les renseignements pour faire une excursion dans la réserve naturelle del iberia mais les 1000 pesos par personne demandés, pour un tour rapide, auront raison de notre envie de voir caimans et anacondas ….

San Ignacio Mini

Le premier coup d’oeil sur les ruines, nous fait penser aux temple d’Angkor pour la couleur rouge des pierre mais la comparaison s’arrête là.

Notre visite dans les ruines nous en apprend un peu plus sur le mode de vie de l’époque et pourquoi les locaux acceptaient de venir habiter dans ces missions et de se faire évangéliser. Dans un premier temps les jésuites ont offert aux Guarani leur liberté envers les colons espagnols et portugais, puis des outils, un savoir-faire.

Jusqu’à 20 tribus differentes pouvaient cohabiter au sein de la mission. Les couronnes espagnoles et portuguaises n’appréciant pas le pouvoir grandissant de ces missions, chassèrent les jésuites et les missions  soit furent placées sous l’ordre des franciscains, soit furent abandonnées.

La fin d’après midi approche et il est temps pour nous de reprendre un bus pour Cordoba.

Cordoba

Nous arrivons un samedi sous la pluie et avec comme challenge d’être à 12h à la visite de le collège de Monserrat sinon, il nous faudra attendre un mardi pour visiter ce collège jésuite toujours en fonctionnemant aujourd’hui. Pari réussi !

Le bâtiment est très beau et notre guide prend soin de parler doucement et on comprend (presque) tout !! 🙂 Finira-t-on bilingue? peut-être pas mais on s’améliore 🙂 Idéalement situé entre Lima et la côte atlantique, le collège formait les jésuites qui voulaient travailler par la suite dans les misisons. On découvre également de vieux objets scientifiques comme un des premiers thermomètres, un appareil pour mesurer le voltage ….

Attention féministes ne lisez pas la suite : Il aura fallu attendre 1998 pour que le collège soit mixte – tant élèves que professeurs !

L’ après midi le contre-coup du vaccin contre la fièvre jaune se fait sentir et nous nous reposerons avant de sortir boire un verre et dîner vers 22h (on est des vrais argentins maintenant). On recommande d’ailleurs Los infernales de Guemes et le quartier autour de la rue Belgrano pour sortir.

Le lendemain le temps n’est toujours pas de la partie et nous choisissons de nous reposer et oui c’est fatiguant de voyager et de ne sortir qu’en fin d’après midi pour la super feria artesanal Paseo del Arte. En déambulant dans les rues nous tombons sur un petit passage et Alfonsina – the place to be – un dimanche pendant la feria. Tous sont là à blablater autour d’un mate – la boisson emblématique.

Nous commandons donc ….. Un mate, pardis et apprenons comment concocter proprement cette boisson.

Recette du Mate parfait: Mettre le thé jusqu’en haut du filtre de la bombilla (sorte de paille) puis verser petit à petit de l’eau !

On est au top mais, encore sous le deuxième effet kisscool de notre soirée de la veille et du vaccin, nous ne nous coucherons pas tard.

Pour notre troisième et dernier jour à Cordoba, nous visiterons le museo de Arte religioso Juan de Tejeda, un des plus anciens monastères d’Amérique du sud et nous prélasserons dans la ville et ses jardins avant de reprendre un bus pour Mendoza.

Photographies par Charles Gerber.

Les chutes d’Igazú

De Montevideo aux chutes d’Igazú

Le périple de Montevideo (Uruguay) jusqu’aux chutes d’Igazú (Argentine) ne nous aura prit techniquement « que » 27h, mais pour nous ce fût un véritable parcours du combattant. En voici un petit résumé:

  • Uruguay – 0h30 (matin): bus pour Colonia, 3h de sommeil
  • Uruguay – 4h20 (matin): passage de frontière Uruguay-Argentine
  • Uruguay – 4h30 (matin): embarquement pour la bateau direction Buenos Aires, 3h de sommeil
  • Argentine – 7h30 (matin): débarquement du bateau, nous marchons 30 min avec tous nos sacs, à la recherche d’un café
  • Argentine – 10h00 (matin): vaccin contre la fièvre jaune (et oui nous avions oublié de le faire en france), au centre de vaccination spécialisé de Buenos Aires (gratuit hihi)
  • Argentine – 10h10 (matin): aoutch ça pique
  • Argentine – 12h00: à la recherche d’un « cambio » (change de monnaie) dans la rue spécialisé
  • Argentine – 14h00: un Alfojore et café à la station de bus
  • Argentine – 14h15: le bus est là, c’est parti pour 18h00 de bus!

A la fin du bus … il était temps qu’on sorte!

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Les chutes d’Iguazú

Les chutes d’Iguazú sont réputées pour être les plus belles du monde! Rien que ça! Elles sont à la frontière du Brésil, de l’Argentine et quasiment du Paraguay, qui malheureusement n’a pas sa part du gâteau.

Il semblerait qu’il y ait débat sur le plus beau côté des chutes : Brésil ou Argentine? Pour ne pas faire de jaloux, nous avons décidé de faire les 2, on va pouvoir vous donner notre avis 😉

Côté Brésilien

A peine sortis de notre long périple depuis Montevideo, nous voici donc, assis sur un banc, 2 tickets de bus en main, attendant, de nouveau, un bus! Quelques minutes plus tard nous passerons une nouvelle frontière: le Brésil! Le passage de la frontière est ici une simple formalité, tout se fait très rapidement. Pas étonnant étant donné le nombre de touristes qui doivent la passer chaque jour.

Dès la sortie du bus nous faisons connaissance avec un nouvel animal: le Coati.

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Nous passerons le reste de l’après-midi à nous balader sur les plateformes aménagées pour profiter au maximum des cascades. Certaines passerelles offrent une vue d’ensemble et certaines autres offrent une vue au plus près de l’action! Pour celle-ci, n’envisagez pas de garder vos vêtements secs!

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Le bus de retour nous fait passer la frontière pour retourner en Argentine.

Faille spatio-temporelle: Dû à une erreur sur le tampon de sortie d’Argentine, mon passeport dit que je suis entrée en Argentine le 06 Mai 2014 et que j’ai quitté l’Argentine (pour le Brésil) le … 05 Mai 2014, soit un jour avant d’être entré dans le pays! Marty ??? 

Le soir nous dégustons de délicieuses caïpirinha avec Jérémy, que nous avons rencontré dans le bus et avec qui nous avons découvert les chutes.

Côté Argentin

Le lendemain matin, mal de tête, les quelques cocktails de la veille y sont clairement pour quelque chose!

Cela ne nous empêche pas de grimper dans un bus direction les chutes, mais côté Argentin ce coup-ci.

La majorité des passerelles de ce côté offrent la possibilité de se balader dans la jungle, aux plus près de quelques cascades isolées.

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Mais le bouquet final est le « Garganta del Diablo« , soit les gorges du diable, au sommet de la cascade, accessible via une longue passerelle. On y accède après 15min de petit train au milieu de la jungle.

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Une fois au bout de la passerelle, en plein coeur de la cascade on se rend compte de sa puissance et c’est très impressionnant!

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Alors quel côté?

Vous le voyez venir non? Il est IMPOSSIBLE de départager les 2 côtés! Du coup, si un jour vous prévoyez d’aller voir ces chutes, ce qui nous espérons, est le cas, prévoyez au moins 2 jours, un pour le Brésil et un pour l’Argentine.

Ah oui, si les papillons vous effraient, n’allez surtout pas là bas, ils sont partout, de toutes les couleurs!!

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Bref, on a kiffé!!

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Photographies par Charles Gerber.

Un petit tour en Uruguay

Après un « au revoir » matinal à nos compagnons de routes, nous nous dirigeons vers le terminal de Buquebus. Le passage de frontière est simple et nous embarquons sur un gros catamaran avec dutyfree et flipper… pour 3 heure de traversée sur le Rio de la Plata.

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Colonia de Sacramento

A peine débarqués, nous nous mettons en quête de notre auberge de jeunesse. Puis, tous les renseignements pris, nous partons à la découverte du centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville, fondée par les portuguais en 1680, avait pour fonction de par sa localisation, de contrer l’empire espagnole. Disputée pendant un siècle, elle fut perdue par ses fondateurs et offre un mélange des styles portuguais, espagnol et postcolonial.

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Nous déjeunons en terrasse, à écouter un groupe local dans ce décor pittoresque.

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Nous nous perdons dans les petites ruelles à la recherche de cette époque perdue.

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Attention cependant de bien regarder où l’on met les pieds, le pavage de la rue n’est pas des mieux réalisés !CGP_20140503201333_22

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Montevideo

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Le lendemain, direction la capitale de l’Uruguay!

Après 2h30 de bus, où il semblerait qu’il est interdit de … boire du mate, nous débarquons dans une sublime auberge de jeunesse (Macanudo) et partons à la découverte de la ville si ce n’est un hic. Il est 14h30 et apparement le dimanche tout ferme à 16h!! Ok, nous partons donc vite à la découverte de la féria de Tristan Narvaja, des bâtiments de la rue du 18 juillet et de la fontaine des amoureux.

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Ce qui nous frappe ici, outre la forme différente des « mate » (forme fusée comme dirait Charles), c’est surtout qu’ici contrairement à BA, beaucoup se baladent avec leur thermos sous un bras et leur mate dans l’autre.

Pour notre troisième et dernier jour en Uruguay, nous visitons la ville avec un « tour for tips »! Et encore une fois c’est très enrichissant. Nous apprendrons que le nom de la ville aurait deux origines possibles :

  • lorsque les portugais seraient arrivés aux abords de la ville, ils auraient dit « Monte vide eu » qui signifie « je vois une montagne » et la déformation aurait ensuite donné Montevideo
  • lorsque les espagnols seraient arrivés aux abords, ils auraient compté 6 monts et baptisé le lieu « Monte VI de Este a Oeste », soit « les six monts d’est en ouest » et la déformation … Vous connaissez la suite

La ville a d’ailleurs été peuplée grâce à un accord passé entre le pays et les îles canaries. Pour 100 tonnes de nourritures envoyées 10 familles devaient venir s’installer à Montevideo! Bon deal, non? L’architecture de certains bâtiments n’a rien à envie à celle européenne, ni même à Los Angeles, puisque les uruguayens ont leur « walk of fame » où même Mandela est présent.

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Après un petit tour au marché, s’achève notre visite de l’Uruguay. Les chutes d’Iguazu nous attendent …CGP_20140505130435_50

La minute politique: José Mujica, le président actuel,  surnommé « Pépé », se distingue par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucía Topolansky, à des fins commerciales, et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des « petits entrepreneurs », conservant pour lui-même l’équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Il vient d’ailleurs au palais présidentiel avec sa petite coccinelle rouge, qu’il possède depuis plus de 20 ans! 

 

Photographies par Charles Gerber.

Buenos Aires

1er jour, la fièvre du tango est en nous

Nous y sommes, la capitale la plus européenne d’Amérique du sud est à nos pieds. Pour nos deux 1er jours, nous décidons de nous poser dans le quartier de Palermo. Vu notre côté branchouille ;), nous optons pour Palermo Soho. On est pas encore assez bling bling pour Palermo Hollywood!

Pour commencer en beauté nos 9 jours dans la capitale, Charles nous a trouvé …. un cours de tango gratuit pour dans la soirée. C’est décidé, on s’y teste. Et, même si nous sommes un peu maladroit, que nos pieds ne sont pas toujours placés là où il faudrait (comprendre sur ceux de son ou sa partenaire), nous tombons sous le charme de la musique, de la danse et aussi de la prof!

A la fin de la classe nous avons le droit à une démonstration de tango de la prof avec un de ces partenaires. La salle tombe, filles comme garçons, amoureux, le temps de cette danse.

C’est décidé, nous reviendrons!

Jour 2, le plaisir retrouvé des déjeuners en terrasse

Après un petit déj 100% dulche de leche, nous arpentons le quartier de Palermo: le jardin botanique, les ruelles et leurs boutiques, les petites places. Tout est mignon et stylé et comme le soleil brille, nous en profitons pour lézarder sur notre terrasse au soleil pour le déjeuner. On fait le plein de vitamine D tout en essayant de se caler sur les horaires des argentins. C’est qu’ils vivent tard : le déj est entre 13h et 15h, le diner commence à 21h et ils ne vont pas en boite avant 4h du mat´ ! Changement de rythme radical par rapport au rando/dodo!

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Le soir venu, nous avons un pubcrawl/barathon de prévu qui ne commence qu’à 23h. On essaye de tenir, mais, nous sortirons prendre un verre avant dans un sublime bar/resto qui me fait penser à Depur mais, qui là, en l’occurrence s’appelle Sheldon. Puis direction le bar de rencontre pour bière et pizza. Nous resterons un peu trop longtemps avant d’enchainer sur 2 supers bars : la adorara et el chupito! 4h20 ola mais il est temps d’aller en boite! Nous irons, après être passés par un « portique anti-arme », nous déhancher sur de la musique latino avant de tomber dans un sommeil profond.

Jour 3, appelez nous buenos aérien, buenos aérienne

Nous posons nos affaires pour la semaine dans un très bel appartement dans San Telmo, un des plus vieux quartiers de la ville avec de nombreuses maisons coloniales. Après avoir défait nos sacs – ahhhh un placard -, nous déjeunerons dans el pasaje de la Defancia, typique de l’architecture du quartier.

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Certaines séquelles de la veille, fatigue principalement, se faisant sentir nous nous poserons et nous préparerons une bonne ratatouille avant de sortir prendre un verre dans un des bars du quartier, le Seddon, qui deviendra un peu notre QG!

 Jour 4, Sophie est là 🙂

Une nouvelle tête connue nous rejoint 🙂 Sophie arrive toute pimpante et après un bon brunch tous ensemble fait de crêpes, d’avocats et d’un point sur « la vie parisienne », nous nous dirigeons vers la féria de San Telmo. Le marché est immense et fait de créations en tout genre : bijoux, mate, toile…. Mais aussi antiquités. Le quartier est notamment connu pour ses antiquaires.

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Tout le monde est de sortie pour cette féria, les rues sont remplies. Il semblerait qu’il y ait des férias comme celle-ci dans plusieurs quartiers de la ville.

Pour nous c’est l’occasion parfaite pour continuer nos collections de bracelet et de visiter le quartier, dans lequel l’art de rue est aussi très présent.

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Jour 5, les argentins aiment les superlatifs

Nous attaquons la semaine par un petit « tour for tip » (Demasiado tour), que nous avons maintenant l’habitude de faire dès que nous arrivons dans une nouvelle ville.

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Après une relève de la garde un peu timide, contrairement à celle de Londres, ici les gardes partent juste dans la rue et d’autres arrivent, comme quelqu’un de normal qui quitte le bureau en gros.

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Notre guide, nous balade dans notre quartier et devant tous les monuments de cette partie de la ville. Le tout est agrémenté de pleins d’anecdotes sur l’histoire Argentine et notamment la période néfaste du gouvernement militaire des années 70-80, les « grand-mères » ou « abuelas » qui manifestaient tous les jours pour récupérer leurs petits enfants enlevés avec leurs mères! Pour ceux qui voudraient en savoir plus je recommande le livre « Luz, ou le temps sauvage ».

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Il nous a dit que: toutes les chansons de tango parlent d’un homme qui pleure! Il semblerait que les hommes argentins soient sensibles!

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Il nous a aussi dit que: les argentins aimeraient dire qu’ils ont la/le plus grand(e)s, larg(e)s avenues au monde, fleuves,les plus belles femmes … Il nous encourage d’ailleurs à lui poser toutes les questions que nous souhaitons, s’il n’a pas la réponse, il inventera un mensonge 😉

Remarquez vous quelque chose d’étrange sur cette photo?

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Non? …. Regardez-mieux

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Vous la voyez? Il semblerait qu’elle été construite ici par le patron qui travaillait dans le building en dessous. Comme tout Argentin il aimait faire la sieste l’après-midi, il a donc décidé de se construire un petit coin de paradis, non loin du boulot afin de pouvoir pratiquer la sieste quotidienne sans problème. Plutôt pas mal non?

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En parlant de sieste, il est temps de faire la nôtre, ce soir c’est notre 2ème leçon de tango, 1ère pour Sophie.

Après 45min de bouchons en taxi, Buenos Aires ne semble pas épargnée par le trafic, malgré tous les taxis présents ici, nous arrivons au cours de tango.

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Cette fois ci nous passons au niveau suivant: nous apprenons le « ocho »! Attention ça déménage! Nous passons un excellent moment, plus les garçons ont l’occasion de danser avec toutes les filles de la classe…. et même la prof, les veinards!

En fin de leçon une autre démonstration nous fera fondre sur place.

Après tant d’exercices, nous avons bien mérité un petit verre dans notre ancien quartier: Palermo.

Jour 6, serions-nous à Paris ?

Le précédent « tour for tip » nous ayant conquis, nous partons pour la 2ème version de ce tour. Notre guide aujourd’hui sera Gonzualo, il nous amènera notamment dans le quartier de Recoleta, voir le « Paris » de Buenos Aires, ainsi que le fameux cimetière de la ville.

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Avis à tous les Parisiens: si un jour vous prenez un vol Paris-Buenos Aires, ne soyez pas étonnés d’avoir l’impression de ne pas avoir quitté notre chère capitale. Il y a un gros air de ressemblance dans certains quartiers.Logique, Gonzualo nous explique qu’à une certaine époque, certains argentins souhaitaient Paris comme modèle pour Buenos Aires et faisaient venir des architectes Parisiens dans ce but.

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La visite est, comme toujours, très intéressante. Nous en profitons pour enchainer avec le musée des beaux arts. Joli, même si trop peu de murs sont dédiés aux artistes sud américains à notre goût.

Jour 7, zêtes sûr que c’est pas Paris?!

Cette journée est, ce qu’on appelle depuis quelques temps maintenant, une « journée mission ». Nous avons pour objectifs de trouver un bureau Moneygram pour retirer des pesos Argentins avec un taux intéressant.

Une fois le tout réalisé, nous passons simplement la journée, tous les 2, à nous balader dans les rues, tout en dégustant une délicieuse glace au dulce de leche avec des amandes enrobées de chocolat – MIAM ! Cette ville nous fait toujours penser à ce Paris que nous avons quitté il y a maintenant 1 an et demi.

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Ils ont poussé la ressemblance jusque dans les pigeons!

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Jour 8, la Boca

Aujourd’hui c’est jour férié en Argentine (1er mai) et nous pouvons le constater rapidement: plus de voitures, plus de taxis … plus personne dans les rues.

La Boca

Après avoir trouvé les 2 seuls taxis qui travaillent aujourd’hui, nous arrivons au fameux quartier coloré de la « Boca » ou devrais-je dire « la republica de la Boca ».

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Le quartier est très (trop) touristique, à peine arrivé sur place, de (fausses) danseuses et de (faux) danseurs vous mettent un chapeau sur la tête et vous demande si vous voulez une photo … moyennant finance bien sûr! On a un peu l’impression d’être à la tour Eiffel, sauf que les vendeurs de mini tour eiffel sont ici de faux danseurs de tango et que le marron de la tour est remplacée par les couleurs flashy de la Boca!

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Le tour à la Boca est très sympa, même si très rapide. Comme on nous a dit, nous évitons de sortir des sentiers battus, il semblerait que les vols soient fréquents auprès des touristes un peu trop curieux, dommage! Un petit verre et nous voilà de nouveau dans un taxi.

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Petit coups de stress quand le taxi ne prend pas le même chemin qu’à l’aller et nous fait passer sous des autoroutes, nous voilà dans les bidons-villes! L’espace de quelques secondes nous nous mettons sur nos gardes, mais rien à craindre, il semblerait que ce soit la route normal pour retourner en ville.

Ce midi nous testons la fameuse parilla (barbecue) avec le fameux boeuf argentin. Et nous y voilà, seul devant les 250g ou 500g de viande … mmmhh… c’est bon mais ….. comment dire pas léger!!

Un petit tango sur la place sur des cafés nous aide à digérer!

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Puerto Madero

Dans l’après-midi, nous irons nous promener dans le quartier de Puerto Madero, anciennement le quartier du port qui a été réhabilité ! Puis nous réserverons nos billets de bateau pour l’Uruguay et Colonia del Sacramento avec Buquebus. Le soir venu, nous rencontrerons Emile, une argentin adorable qu’Hélène et Vincent avait rencontré en Mongolie.

Jour 9, de Saint Exupery à Mario Testino

Pour notre dernière journée dans la capitale, nous profiterons de la journée pour nous balader, sans réel objectif, dans les rues, un peu comme si nous habitions ici… en même temps ça fait une semaine que c’est un peu le cas 😉

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En fin d’après-midi nous allons nous balader dans les parcs où des oeuvres faites à l’aide de matériaux de récup’ comme un avion mais aussi Le Petit Prince.

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Nous faisons ensuite un tour au Malba et à l’exposition photo de Mario Testino, un photographe de mode d’origine Péruvienne. Les photos sont extraordinaires!

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La séparation

Le lendemain matin nous partons tôt, nous avons un bateau direction l’Uruguay. Vincent, Hélène et Sophie fileront à Iguazu dans l’après-midi. C’est donc maintenant que nos routes se séparent, après 3 mois de voyage ensemble!

Bon voyage les amis et à très vite pour de nouvelles aventures 🙂

Photographies par Charles Gerber.

Péninsule Valdès

Après encore un (très, trop?) long trajet en bus, nous arrivons à Puerto Madryn. Le but ici est de trouver au plus vite une voiture à louer pour aller visiter la Péninsule Valdès.

Nous trouvons rapidement la voiture mais devons passer une première nuit à Puerto Madryn. La ville n’ayant pas grand intérêt, nous nous coucherons tôt dans notre auberge, tenue par un Français, afin de partir au plus tôt le lendemain matin.

Péninsule Valdès

8h00, nous embarquons à bord de notre véhicule typiquement Argentin … une renault clio, modèle récent, avec le package d’options Argentin : RIEN!

Cette péninsule est connue dans le monde entier pour son parc aquatique très riche. Selon les moments de l’année, vous pouvez y voir:

  • Lions de mer
  • Eléphants de mer
  • Pingouins
  • Baleines
  • Dauphins
  • Orques

Malheureusement en avril, saison basse, aussi bien pour les touristes que pour les animaux, nous ne pouvons pas voir les baleines! Par contre nous avons une petite chance de voir les orques, et c’est bien ce que nous comptons faire!

On a lu que: La péninsule Valdes est la nurserie des baleines de l’océan Atlantique. A une certaine période de l’année, il peut y avoir jusqu’à 800 baleines qui vivent dans les 2 golfes de la péninsule! Toutes pour donner naissance à de petits baleineaux!

Puerto Pyramides

Après 1h00 d’autoroute déserte en pleine pampa, nous arrivons à l’entrée de la péninsule où on nous demande de payer le droit d’entrée pour le parc : 160 pesos par personne + 12 pesos pour la voiture, car c’est une location. Il faut savoir que les locaux ne payent (que) 50 pesos! On a un peu l’impression ici d’être des vaches à lait  (c’était la même chose pour le glacier Perito Moreno)!

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 L’entrée passée, déjà plein de Guanacos sur le bord de la route. Pas facile de s’approcher pour prendre une photo, elles sont peureuses ces grandes bestioles. Elles nous font d’ailleurs penser à de petites girafes/biches, avec leur façon très étrange qu’elles ont de courir.

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Bref, nous arrivons à Puerto Piramides, on a l’impression d’être au milieu d’une ville déserte du far west! Ca va se ressentir aussi dans notre recherche de couchage: tout est fermé, c’est pas gagné! Finalement nous trouvons un couchage pour 3 fois rien, ouf!

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La dame de l’office du tourisme, étonnant ce n’est pas fermée, nous indique que des orques ont été aperçus la veille à « Punta Norte ». Elle nous explique à quelle heure il faut y être aujourd’hui pour avoir une chance de voir les orques.

Elle nous a fait découvrir que: il y a jusqu’à 3h00 de différence pour la marée haute, selon l’endroit de la péninsule où l’on se trouve!

Caleta Valdes

En voiture! Nous avons tout juste le temps de passer voir les pingouins et les éléphants de mer à Caleta Valdes, pour ensuite être à temps pour voir les orques.

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Ils sont pas mignons ces pitis pingouins?!

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Les éléphants de mer le sont un peu moins….

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Punta Norte

Enfin, nous arrivons à Punta Norte, après des heures de chemins de terre en plein pampa. Les grosses jumelles sont là, et les quelques touristes venus dans l’espoir de voir les orques et surtout le « spectacle » qu’ils sont les seuls au monde à offrir.

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On a lu que: Les orques de la péninsule Valdès (qui trainent autour de la « punta norte ») ont une technique de chasse unique au monde! Ils s’échouent sur la plage, afin d’attraper de jeunes lions de mer. Impressionnant!

Nous sommes donc venus ici avec des espoirs un peu sadiques: qu’un orque vienne dévorer un des mignons lions de mers (bébés) qui se prélassent, ignorant le danger qui les menace, juste au bord la mer! (Ca me rappelle la fameuse scène de Jurassic Park: « mais elle est où la chèvre?! »)

En arrivant sur une des plateformes d’observation nous avons bon espoir: quelqu’un a aperçus les orques au large il y a une heure. Ils sont dans les parages! Et nous avons une colonie de lions de mer juste sous nos yeux, à peine 10 mètres devant nous. Il ne reste plus qu’à attendre, qu’un orque vienne se servir dans le garde manger situé juste devant nous! Diabolique! MOUHAHAHAHAHAHA!!!!! (… pardon, je m’emporte!)

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On nous a dit que: pour avoir toute les chances d’assister à cette chasse unique au monde, il faut se positionner à Punta Norte, 1h avant la marée haute et y rester jusqu’à 3h après.

Après une heure d’attente quelques ailerons apparaissent au large, les orques arrivent! Malheureusement ils visent une colonie de lions de mer qui est à 100m de nous, impossible de se rapprocher! Nous continuons d’attendre, espérant tous que les orques changent de cible, jaloux des photographes professionnels, postés au plus près de l’action. Il parait qu’ils sont de National Géographique.

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Finalement un des orques se décidera à attaquer sur la plage à 2 reprises. Même si nous sommes un peu loin, nous pouvons profiter du spectacle. Nous nous sentons chanceux quand nous apprenons que certaines personnes ont bossé sur la péninsule pendant 2 ans et n’ont jamais vu les orques!

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Vous le voyez l’aileron?

….

Cherchez bien …

Bon ok, je vais vous aider!

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Conseil précieux: munissez vous de jumelles si vous voulez profiter du spectacle!

Le retour au soleil couchant sur la route de terre en pleine pampa argentine nous rappelle un peu les jours de traversé de l’outback Australien et cette sensation d’être perdus au bout du monde!

Punto Piramides

Le lendemain matin nous tentons de trouver une agence ouverte pour louer des kayaks. Nous voudrions nous approcher des colonies de lions de mer, qui ont l’air très joueurs. Malheureusement, après 2 bonnes heures de patience, toujours rien d’ouvert.

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Nous décidons d’aller faire un tour à Punta Piramides pour voir une nouvelle colonie d’éléphant de mer. Celle-ci est énorme, et très bruyante: ils poussent tous des cris, faisant un peu penser à des moutons! Marrant.

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En quittant la péninsule nous aurons le droit de voir des (minis) autruches locales. Elles sont beaucoup plus mignonnes que leur grandes soeurs plus connues.

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A 19h00 nous embarquons à nouveau pour un long trajet en bus, direction Buenos Aires!

Photographies par Charles Gerber.