Arequipa et le canyon de Colca

Arequipa

Après un long bus de nuit, nous arrivons à Arequipa. Nous montons directement dans un taxi, en le sélectionnant avec précautions, nous avons entendu plein de mauvaises histoires sur cette ville et notamment sur les taxis … prudence!

Nous trouvons rapidement un hôtel et partons directement à la recherche d’un bar pour regarder le match des bleus. Quoi de mieux que « l’alliance française » me direz-vous? Et bien détrompez-vous, le match y était bien diffusé, mais pas l’ambiance qui va avec 😢.
On a gagné, c’est tout ce qui compte.

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Le centre de la ville est très joli, de type colonial avec, en toile de fond, de magnifiques monts enneigés.

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Nous trouvons rapidement une agence pour faire un trek dans le fameux canyon de Colca. Malgré que certaines personnes nous aient conseillé de le faire par nous même, nous sommes à la fin de notre voyage et notre vol de retour en France approchant, nous préférons ne pas prendre de risques au niveau du timing.

Le Canyon de Colca

Pour changer, un conducteur vient nous chercher très tôt le matin (4h00), Nous embarque dans un mini-van rempli d’inconnus et c’est parti pour 6h00 de route! Les paysages défilent par la fenêtre, je lutte pour ne pas m’endormir afin de profiter du spectacle … le sommeil sera plus fort.

Après une première barrière de sécurité, le canyon est très contrôlé, où on nous invite à payer le droit d’entrée, nous avons le droit à un petit déjeuner rapide.

Les condors

Le premier « vrai » stop de la matinée nous permet d’admirer les majestueux condors du canyon. Un véritable escadron d’une dizaine de condors sauvages voltige au dessus de nos têtes!

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1er jour dans le canyon de Colca

Le mini-van s’arrête, nous sommes séparés en 2 groupes:

  • Les sprinteurs, qui vont faire le trek en 2 jours
  • Les tranquilles (nous), qui allons prendre notre temps et le faire en 3 jours

Avec nous il n’y a qu’une seule personne, une jeune tchèque, qui malheureusement n’est pas bien bavarde … c’est pas gagné. Heureusement au bout de quelques minutes de marche nous découvrirons que ce trek nous réserve une nouvelle surprise: notre guide est un vrai SHAMAN! Il finit par nous l’avouer lors de la descente dans le canyon. Du coup ce petit trek devrait être intéressant!

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On nous a dit que: Pour devenir shaman il faut avoir été frappé 2 fois par la foudre. Une première fois l’éclair est censé vous tuer et la deuxième fois vous ramener à la vie! Autant vous dire que ne devient pas shaman qui veut!!
 

En gros notre guide aurait été choisit par les éléments pour être shaman très jeune. Sa mère, encore enceinte de lui aurait été frappé 2 fois de suite par la foudre, la rendant ainsi que son (futur) enfant, shaman. 2 shamans pour le prix d’un quoi!

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Durant quelques heures nous descendons dans le canyon, sous le soleil. Après avoir traversé le pont pour passer de l’autre côté du canyon, nous approchons d’un minuscule village. A notre grande surprise notre guide nous conduit directement dans le joli jardin d’une des maisons et nous dit que nous passerons la nuit ici … Il n’est que 15h00! On peut dire que le rythme de cette première journée a été très tranquille.

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Nous passons la fin de l’après-midi à discuter de la vie tous les 4, très intéressant quand on a un shaman sous la main!

On nous a dit que: un shaman ne peut accepter d’argent pour avoir soigné ou aidé quelqu’un. Il a été choisit par les éléments afin de rendre service. Donc si vous voyez un shaman en costard avec cartes de visites … fuyez.
 

La nuit arrive, et le bruit de la fête du village, ayant durée tout l’après-midi, ne faiblit pas. Malheureusement notre shaman ne nous invite pas à rejoindre la petite fête.

On nous a dit que: dans les villages de ce canyon tout le village retrousse les manches pour les travaux, comme nettoyer un canal. Ils s’auto-récompensent tous par une grosse fête avec tout le village. Pas mal!
 

A défaut de faire la fête notre shaman nous propose une séance de méditation. Il nous isole chacun dans un coin du jardin, sous un arbre, buisson … Il nous demande de penser à notre vie future, ce que nous voulons devenir, puis de demander à la Pachamama (terre mère) de nous donner la force de faire tout ça. Enfin nous remercions la Pachamama.

On nous a dit que: Les meilleurs jours pour remercier la Pachamama sont les mardi et vendredi. Il suffit de prendre une poignée de terre et de remercier la Pachamama. Facile!
 

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C’est sous des étoiles resplendissantes que nous allons nous coucher!

2ème jour dans le canyon de Colca

Le lendemain matin nous nous levons avec le soleil. Le petit déjeuner est pris dehors, avec vue sur le chemin unique du village, où discutent 3 villageois complètement saouls. Pas étonnant: ils ont fait la fête toute la journée et toute la nuit!

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Le départ est rapide. Nous commençons par une bonne montée, heureusement il fait encore frais. Nous passons rapidement par un premier village dans lequel tout le monde salut notre shaman … « tout le monde me connaît dans le canyon ».

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On nous a dit que: (notre shaman) « Vous comprenez, vu que nous vivons dans la nature, nous, les villageois du canyon, n’avons pas de malades, pas d’homo-sexuels » … Mouais, c’est une façon étrange de voir les choses!! (Oo)
 

Après seulement quelques heures de marche nous avons vu sur la fameuse « oasis », une étendue verte au fond du canyon, avec d’étranges rectangles bleus qu’on appelle « piscine ».

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La dernière descente nous conduit directement à notre logis pour ce soir, alors que nous ne sommes qu’en fin de matinée! Nous passerons le reste de la journée au bord de la piscine, en plein canyon, improbable.

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Parfait, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas posé au soleil tranquillement avec un bon bouquin et une petite piscine.

Le soir nous avons le droit à une autre session de méditation avec notre shaman préféré.

Sortie du canyon de Colca

Le lendemain matin le réveil sonne à 4h00 du matin et nous attaquons la montée pour sortir du canyon dans la foulée, éclairés par les étoiles et nos lampes torche.

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3h15 d’ascension et 1200 mètres de dénivelé plus tard, le soleil se lève et nous sommes enfin à la sortie du canyon. La montée était difficile, mais pas autant que ce qu’on nous avait dit, probablement parce que nous l’avons fait de nuit et non sous un soleil épuisant.

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Après un rapide petit-déjeuner, on nous dépose à la place principale du village pour attendre pendant 1h00 notre mini-van. Petit problème d’organisation … Amérique du sud oblige!

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Le mini-van fait des stops sur le trajet de retour.

Un premier avec une magnifique vue sur le canyon.

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(Vous pouvez cliquer dessus pour une grosse résolution)

Un deuxième à l’entrée de thermes naturelles, censé être optionnel. Sauf que le mini-van s’arrête, on nous conduit à un pont suspendu et là on nous dit:

  • « c’est tant pour traverser le pont et tant pour les bains »
  • « et si on ne veut pas le faire? »
  • « vous attendez une heure ici! »

… au milieu de nulle part, vive le côté optionnel! Pas cool. Moi je craque j’y vais tout de même, la flemme de poireauter ici à ne rien faire.

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Un dernier stop sur les monts les plus hauts du coin … paysage désertique digne du Mordor.

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Après beaucoup de route, nous voici de retour à Arequipa, juste après la tombée de la nuit.

Arequipa

Le lendemain matin nous avons une agréable surprise: des amis que nous avons rencontrés dans le voyage sont dans le même hôtel que nous. L’occasion parfaite pour aller regarder tous ensemble le match France-Allemagne.

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Nous finissons dans un bar remplit d’Allemand et, malgré mon petit drapeau bleu-blanc-rouge agité fièrement durant tout le match … vous connaissez la suite…

Dernier verre et belote avec Fabrice et Estelle, nos amis de voyages. Ce sera la dernière fois que nous les voyons dans le voyage, sensation toujours étrange, surtout que nous nous sommes croisés souvent depuis la Bolivie!

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Embarquement pour notre dernier bus de nuit du voyage, direction « Huacachina ».

Photographies par Charles Gerber.

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Machu Picchu

Le Salkantay trek

Départ matinal

4h30 du matin, nous laissons nos sacs à dos à l’accueil de l’hôtel et allons attendre notre carrosse dans les rues glacées de Cusco. Notre carrosse arrive, il y a déjà un couple anglo-espagnol, ainsi qu’un autre couple espagnol, mais tout le monde est un peu KO, difficile de faire connaissance à cette heure ci matinale. Un petit stop au vendeur du coin pour faire le plein de gaz et de denrée alimentaire et nous voilà partis pour un bon rally! Notre chauffeur conduit comme un malade sur des routes en S pendant 3 bonnes heures … on espère qu’on arrivera en un seul morceau pour pouvoir faire le « Salkantay trek ».

Flashback sur le choix de l’agence

Quelques jours plus tôt nous avions fait le tour des agences dans l’optique de faire, non pas le « Inca trail », le fameux trek des Incas qu’il faut réserver 3 mois à l’avance (inutile de vous dire que dans notre de type de voyage il est difficile de prévoir aussi longtemps à l’avance de faire un trek), mais le « Salkantay » qui est tout aussi intéressant que l’inca trail. Le choix de l’agence a son importance, il semblerait en effet que celles qui proposent les tarifs les plus bas (autour de 250$), ne fassent que suivre des routes de terres pour voiture … pas terrible.

C’est pour cela que nous avons choisi « Terra quechua », qui propose 4 jours de parcours « alternatifs » et semble beaucoup plus sérieuse (mais le prix pique beaucoup plus: 390$). Toutes les agences incluent dans l’ensemble, guide, matériel de camping, nourriture, cuisinier, le droit à un extra sac qui sera chargé sur une mule (8Kg, pratique pour les rechangesn, ou le trépied pour les amoureux de la photo comme moi).

Retour sur le Salkantay

Le chauffeur fait (enfin) un stop, histoire que tout le monde puisse prendre un petit déjeuner. Le petit déjeuner est la bonne occasion de faire connaissance avec tout le groupe. Les 4 qui nous accompagnent vivent en Angleterre et 3 sont espagnols, la petite anglaise est débordante d’énergie, elle me fait penser à Bridget Jones, en brune. Ajoutez à cela 2 guides et notre groupe est (presque) au complet.

Le petit déjeuner englouti, nous voilà repartis en voiture, sur des routes de plus en plus petites, avec des paysages de plus en plus beaux.

Nous arrivons finalement au milieu de nul part, le lieu de notre départ de trek. Nous faisons ici connaissance avec 2 nouveaux membres du groupe: le cuisinier et le mettre cavalier, en charge des 4 mules.

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Il est temps maintenant de choisir le nom de notre groupe, nous choisirons « Coca loca llamas », soit littéralement « Coca lamas foux »!

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1er jour de marche

Le trek commence sur de belles montagnes couvertes de végétation, dont la fleur officielle du Pérou : la Cantuta. Nous avons de la chances, les nuages sont juste comme il faut pour rendre les paysages encore plus magnifiques.

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On nous a dit que: Les conquistadors Espagnols, dans le but de montrer que leur religion était la meilleure et de l’imposer à la population locale, plantaient des croix sur tous les points les plus haut des montagnes afin qu’elles soient bien visibles par les Incas.

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CGP_20140619093446_12Après quelques heures de marche, nous arrivons au point de déjeuner et retrouvons notre chef de mules et notre cuisinier, arrivés (largement) avant nous, je peux vous dire que notre cuisinier est plus petit que moi mais qu’il cavale comme un malade, même à cette altitude! Bref, nous arrivons les pieds sous la table. La table est mise et la nourriture est prête et délicieuse!! Pour couronner le tout: notre cuisinier s’est changé, il est habillé en vrai chef cuistot avec la toque et tout … en pleine nature ça fait bizarre!

Nous engloutissons le délicieux déjeuner puis repartons tranquillement pour la suite de la marche. Pendant ce temps, notre cuisinier et notre chef de mule rangent tout et chargent de nouveau les pauvres mule qui se laissent « ficeler » par nos acolytes.

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Durant les 4 prochaines heures de marche nous suivons une ancienne canalisation d’eau inca pour arriver, juste avant la tombé de la nuit à notre campement.

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Les guides de tous les groupes font un foot!! J’irai bien joué avec eux, mais j’avoue qu’après 8h00 et de marche et les 3 jours de trek qu’il nous reste, je préfère éviter de me tuer les jambes et les chevilles à jouer au foot sur un champs de patates!

L’heure du dîner arrive vite. Alors que notre guide nous annonce que vu que nous marchons bien, si nous partons à 4h00 du matin demain au lieu de 6h30, nous avons une chance d’arriver plus tôt au campement et ainsi de voir le match France-Suisse, il est persuadé que nous allons perdre et veut que nous voyons ça (si vous avez suivi la coupe du monde … vous savez qu’il avait plus que tord). Malheureusement, l’espagnole ne se sent pas bien ce soir, elle a le mal des montagnes et est incapable de manger, du coup nous décidons de laisser le départ du lendemain à 6h30 … tampis pour les bleus.

Après le dessert nous avons le droit à une magnifique voie lactée sur les montagnes, on ne s’en lasse pas!

2ème jour de marche

6h00 ! Après une nuit glaciale, nous voici tous à la table du petit déjeuner, toujours préparé avec soin par notre cuisinier, avec au menu notamment une salade de fruit … CHAUDE! Tout le monde prend des forces, les guides nous disent qu’aujourd’hui est le jour le plus dur du trek!

6h30, nous voilà partis pour l’ascension de la montagne, objectif: 4630m. Le rythme de marche des 2 premières heures est plutôt tranquille, il faut dire que ça monte bien et qu’il fait froid tant que le soleil ne se montre pas!

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Après un premier plateau à 4150m nous attaquons la vrai montée! Quelques Péruviens se baladent avec des chevaux, proposant de faire cette portion sur le dos de leurs bêtes, moyennant finance. Pas pour nous! Nous voulons la gravir à pied cette montagne! Quelques heures plus tard nous arrivons en haut.

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La vue sur le mont « Salkantay », qui a donné le nom à ce trek, est magnifique! Le lieu a quelque chose de magique, de spirituel …

Notre guide nous emmène dans le champ de pierre faisant face à la montagne. Il nous demande de prendre 3 belles feuilles de coca. Il nous explique ensuite que ce lieu est très chargé spirituellement pour les incas et nous invite à fermer les yeux et à penser aux personnes importantes de notre vie, disparues ou non. Sur un air de musique inca à la flûte de bambou c’est ce que nous faisons tous. Il nous demande ensuite de déposer nos 3 feuilles à l’endroit de notre choix quelques part dans le champs de pierres, pour que la « Pachamama » nous protège nous et nos proches.

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Cette petite pause spirituelle terminée, il est temps de descendre l’autre flanc de la montagne! La descente se fait plus vite que la montée, surtout que le soleil est présent pour nous réchauffer. Après peut être 2h00 de descente nous arrivons dans une plaine, traversée par un ruisseau, au milieu des montagnes avec vue sur des glaciers, lieu idéal pour une petite terrasse aménagée par notre cuisinier préféré et notre maitre « mulier ».

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Après un rafraichissement rapide des pieds dans le ruisseau, nous voilà repartis pour au moins 4h00 de marche. Rapidement, sans que nous ne nous en rendions vraiment compte, nous troquons les paysages montagneux glacés et secs pour une des forêts tropicales chaudes et humides! Nous finissons la journée en short et en tee-shirt, à mettre de l’anti-moustique!

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En arrivant le soir au campement, nous apprenons que l’équipe de France nous a fait honneur avec un bon 5-1 Héhé! Du coup nous payons notre tournée!

Après un bon dîner, toujours avec une excellente ambiance, nous allons tous nous coucher.

3ème jour de marche

Le lendemain matin, 6h30, il est temps de dire au revoir à notre maitre animalier qui ne nous suivra pas pour les prochains jours, heureusement notre cuisinier reste avec nous, nous y avons prit goût à ses bons p’tits plats!

La marche continue de nous faire descendre au milieu de la forêt tropicale entourée de cascades, ponts de rondins de bois…

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On a vu que: ici, pour passer cargaisons, ou personnes, d’une montagne à l’autre, ils ont installé des nacelles sous des câbles tendus, afin de gagner du temps.

Après « seulement » 6h00 de marche, nous arrivons dans un village, dans le quel nous grimpons dans une camionnette direction notre prochain campement: une plantation de café.

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Cet après-midi il y a un programme optionnel: relaxation dans les thermes de la montagnes. Nous prenons tous l’option et passons l’après-midi tranquillement dans les eaux chaudes de la montagne, dans un cadre SUPERBE!

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Nous ne revenons au campement que le soir, le temps de dîner et d’assister à une démonstration de création de café.

4ème jour de marche

6h30, juste après le petit-déjeuner, nous avons le droit à une visite de la plantation de café.

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Nous enchainons ensuite avec une montée de 4h00 le long d’un ancien chemin inca. Celui-ci nous conduit à d’anciennes ruines incas, quelques maisons utilisées à l’époque comme escales lors des longs voyages.

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Mais l’intérêt majeur de cet arrêt réside en face des maisonnettes: la vue lointaine sur le MACHU PICCHU! Il est là, tout petit, en face de nous! Mais nous n’y serons que demain!

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C’est ce qui nous a décidé à passer par cette agence, cette escale du 4ème jour, que les autres agences ne proposent pas du tout.

Au milieu de ce cadre incroyable notre guide nous raconte pleins d’histoires sur la découverte de ces cités perdues et des légendes incas, . Fascinant!

Après une bonne série de photos, nous voilà repartis, pour de la descente ce coup-ci! 3h00 de descente! Etonnamment elle est plus dur que la montée!! Elle est tellement raide et glissante que nous finissons épuisés, avec les genoux en compote!

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La descente derrière nous, il nous reste encore un peu de marche avant d’arriver à la pause déjeuner. Nous passons devant une cascade magnifique! Et pourtant nous en avons vu des cascades dans notre voyage, mais celle-ci est très impressionnante, elle sort de la montagne! Malheureusement nous apprenons qu’elle n’est pas l’oeuvre de mère nature, mais de l’homme, pour la construction d’une station hydraulique sur l’autre flanc de la montagne.

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Nous arrivons enfin au lieu de déjeuner, sur les rotules, les pieds et les genoux en feu! Une question se pose maintenant, nous avons le choix entre payer pour nous rendre en train à « Aguas calientes », la ville en bas du Machu Picchu, ou marcher, le long du chemin de fer pour nous y rendre. La réponse est toute trouvée quand nous voyons le magnifique train arriver! 15 minutes plus tard nous embarquons.

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Le train est vraiment magnifique, aménagé avec de grandes vitres et toits panoramiques, histoire de profiter au maximum du paysage.

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En 1h00 de train nous arrivons à Aguas Calientes, la ville qui est le point de départ pour aller visiter la star planétaire: le Machu Picchu.

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Nous avons la fin de l’après-midi pour visiter (tranquillement) cette ville qui, avec son train vintage qui passe en plein milieu de la ville, a un peu des allures de far west, mais en plein milieu de montagnes verdoyante … étonnant!

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Le soir, c’est le dernier dîner avec nos guides, qui nous font le briefing pour la journée de demain! Le réveil est prévu pour demain matin 4h00! (Oo)

Le Machu Picchu

L’ascension

4h00 le réveil sonne et nous commençons la marche en direction de l’entrée du « parc », à la lampe torche. 4h30, une fois l’entrée passée, l’ascension peut commencer! Et BIM! Un de nos compagnon tombe sur la première marche … c’est bien parti!

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Une heure de marche plus tard, nous voici enfin en haut, juste avant le lever du soleil. Une nouvelle queue nous attend pour rentrer sur le site, remplie de toutes les personnes montées à l’aide du bus … les tricheurs quoi!

On m’a dit que: « non monsieur, votre trépied n’est pas autorisé sur le site du Machu Picchu, merci de le laisser à la consigne » … RAHH!! Je peux vous dire que ça énerve quand vous l’avez porter pendant 1h00 d’escaliers!!

La visite guidée

Ca y est l’emblématique Machu Picchu est devant nos yeux ébahis! MAGNIFIQUE! Et en plus nous avons, de part ces 4 jours de trek, la sensation de l’avoir mérité!

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Le soleil n’est pas encore complètement levé! Je n’arrête pas de prendre des photos mais notre guide nous dit « vous aurez les temps de prendre des photos plus tard, commençons la visite ». Il a l’air pressé. Nous comprendrons vite pourquoi: en quelques minutes le site se remplit de touristes tous plus bruyants les uns que les autres.

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Notre guide passionné nous explique tout sur ce lieu incroyable. C’est passionnant! Après 2h00 de visite, il est temps de dire au revoir à notre cher guide qui nous aura fait découvrir la culture inca durant 5 jours.

La montana Machu Picchu

Une fois la visite terminée nous commençons directement l’ascension de la montana « Machu Picchu », 3082m, environ 2600 marches! Je peux vous dire qu’avec les 4 jours de trek et les 1700 marches du matin dans les jambes, nous sommes, finalement, arrivés au sommet épuisés! Mais la vue depuis le sommet en vaut la peine.

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La porte du soleil

Ce n’est pas celle de tintin, elle est tout de même le point d’entrée officiel sur le site, depuis le inca trail!

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Le pont des incas

Dernière attraction du site, le pont des incas est un peu en dessous du reste du site. Même s’il est tout de même impressionnant de voir la suite du chemin inca qui continue, après le pont, sur une falaise vertigineuse!

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Un dernier coup d’oeil

Nous flânons ensuite quelques heures à profiter de la vue et du site qui se vide à vue d’oeil. Seuls les lamas du site restent pour nous tenir compagnie.triptic-machupicchu_02

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Le Machu Picchu, vidé de sa horde de fans, dégage une atmosphère unique et magique qui fait que nous n’avons pas envie d’en perdre une miette et de partir le plus tard possible!

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Notre conseil: rester tard au Macchu Picchu, après 15h00 le site est quasiment pour vous tout seul.
Bilan: Nous sommes ravis d’avoir fait ce trek pour le Machu Picchu afin d’en apprendre un peu plus sur la culture inca! Le Machu Picchu est très impressionnant, il y a une atmosphère spirituelle qui y règne, et le cadre  dans lequel les incas l’ont construit est magnifique. Dommage qu’il soit prit d’assault par tant de touristes (parfois plus de 2500 dans la journée!). Ce trek restera malgré tout une des meilleurs expériences de notre voyage.

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Photographies par Charles Gerber.

La Paz, la route de la mort, des cholitas …

Nous arrivons à la Paz un peu fatigués de cette nuit dans le bus. Il faut dire qu’avec les histoires de vols dans les bus de nuit en Bolivie que nous avions entendu, nous n’avons pas ou peu fermé l’oeil!

La Paz est un peu plus haut que Sucre, mais moins que Potosi: 3700m. La ville est beaucoup plus grande que les 2 précédentes que nous avons visitées; du coup il y a beaucoup plus de circulation et de pollution, que nous pouvons sentir dès en arrivant.

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Dès notre arrivée, nous partons à la recherche des informations pour les nombreuses activités à faire autour de la Paz. La première aura lieu dès demain!

Combat de catch de Cholitas

Le première des activités n’a lieu que les dimanches et est plutôt originale: combat de catch de Cholitas, nom donné aux femmes en habit traditionnel Bolivien.

Après un long moment d’attente dans un bus immobile (1h30 d’attente dans un bus qui reste garé au même endroit: vive l’organisation Bolivienne!), nous partons enfin vers « El Alto », les quartiers « pauvres » de la ville, qui se situent en altitude (plus de 4000m).

On nous a dit que: à La Paz, les gens « pauvres » bénéficient de la plus belle vue sur la ville. En effet, à 4000m, l’air étant plus rare il est plus difficile de respirer en haut de la ville qu’en bas. Les riches s’installent donc dans les « bas quartiers », troquant la belle vue pour de l’air plus respirable.

Nous arrivons dans un hangar un peu kitch, avec un (tout) petit gradin et quelques chaises en plastiques (au premier rang pour les touristes). Un ring en plein milieu, précédé d’un podium pour l’entrée des « combattants »…. le tout avec des moyens Boliviens, on sent qu’on va bien se marrer (comme dirait le speaker ca va être « unBoliviabale »!).

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Les combats commencent et nous découvrons le sens de l’humour Bolivien. Ils ne sont pas avares en auto-dérision, surtout les Cholitas. Bref, nous passons un très bon moment dans un spectacle, certes un peu « cheap », mais qui a le mérite de nous faire rire sans se prendre au sérieux.

La route de la mort

Le lendemain matin le réveil sonne tôt, nous avons rendez-vous, avec Vincent et Hélène, au café « Little Italy » à 7h30 pour embarquer pour la descente la plus flippante de notre vie : LA ROUTE DE LA MORT!!!

… Et bien la mort attendra! Notre guide arrive au café, avec 30 min de retard (Bolivie oblige), pour nous annoncer que l’accès à la fameuse route est bloqué ce matin, pour cause grève en raison des élections présidentielles à venir.

Nous voilà donc contraints de faire du shopping dans les rues de la Paz (dur pour Anso!).

Tiwanaku, le temple du soleil

Le jour suivant, le réveil sonne tôt de nouveau, un bus doit venir nous chercher pour nous mener sur les traces de Tintin: Tiwanaku, ou le « temple du soleil ».

… 2h00 d’attente plus tard, toujours pas de bus, soit 1h30 de retard et plusieurs coups de fil à l’agence, nous décidons, toujours avec Vincent et Héléne, d’aller directement à l’agence régler le problème. Il semblerait qu’ils nous aient oubliés!! Après un coup de gueulante, nous récupérons notre argent, et décidons de nous rendre à Tiwanaku par nos propres moyens, chose que nous aurions dû faire dès le début!

Un taxi et 1h30 de mini-bus plus tard, nous voici au site de Tiwanaku, perdu dans les Andes. En plus de nos billets d’entrées pour le site, nous prenons un (indispensable) guide.

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La visite est très intéressante, merci les explications du guide dans un espagnol ralenti au maximum! C’est incroyable de voir comment la civilisation de Tiwanaku (pré-inca) était évolué pour son temps! Les blocs de pierres de plusieurs tonnes sont coupés avec des angles droits impeccables! Bien que le temple soit aujourd’hui dans un mauvais état, merci les conquistadors, il est possible de voir d’énormes statues impressionnantes, ainsi que la fameuse « porte du soleil »!

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Par contre nous avons cherché, mais n’avons trouvé aucune trace du passage du fameux reporteur accompagné du capitaine Haddock!

On a appris : Pourquoi le lama s’appelle « lama »! Et bien tout simplement parce que quand les conquistadors espagnols sont arrivés, ils ont demandé aux locaux comment s’appelait cet animal soit en version originale :  » Como se llama ? » …… vous devinez la suite ! 🙂

La route de la mort (bis)

On refait la même que l’autre jour, même heure, même café … sauf qu’aujourd’hui il n’y a plus de blocage: feu vert pour … LA ROUTE DE LA MORT!!

Après 30 minutes de camionette, les guides nous donnent casques, combinaisons, gants et vélos. Quelques règles de sécurités puis il est temps de commencer la DESCENTE!!!

HOP HOP HOP! Pas si vite! Il faut d’abord effectuer le rituel envers Pachamama (la terre mère), afin que notre « ride » se passe bien! Pour cela c’est simple, il faut une bouteille d’alcool à 96°, vous en versez un peu sur la route, un peu sur la roue avant de votre vélo puis, attention ça se corse, vous en buvez une bonne gorgée!!

Maintenant le « ride » peu commencer! La première partie est une route bitumée, ce n’est pas encore la route de la mort, mais la descente est déjà top: vitesse + magnifiques montagnes + pas besoin de pédaler!!!

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Après un petit check-point où tout le monde doit payer son droit de passage, nous voici à l’entrée de la fameuse route. Dernière chance pour changer d’avis … en fait non, parce que si on change d’avis on remonte dans la camionnette qui, de toute façon suit les vélos. Croyez moi, il vaut mieux la descendre en vélo qu’en minibus!!!!

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HAAAAAAAAAAAA! Descente de malade! MEGA sensations! Bref, on a adoré!

Il faut dire que ce n’est pas souvent qu’en vélo on peut descendre 3500m de dénivelé à fond! En plus le paysage est magnifique: nous partons des Andes sèches et gelées pour arriver aux portes de l’Amazonie, humide et chaude!

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Une fois en bas, pas le temps de se remettre de nos émotions: nous avons réservé la « zipline », une tyrolienne, installée à 250m de haut et qui peut aller jusqu’à 85 km/h, comme dirait le guide « this is scary »! On nous installe les harnais, et c’est parti! Que ce soit en position superman ou en position assises: senstations GA-RAN-TIES!

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La Paz, la ville

La ville de La Paz est très vivante, le grondement des voitures ne semble jamais s’arrêter. Ceci ne nous empêche pas de profiter de la ville entre chaque activité. Entre les musées (notamment le musée des instruments de musiques et l’excellent musée folkorique « MUSEF »), les nombreux magasins pour faire du shopping, les restaurants, les bars (avec la coupe du monde qui démarre), et les différents point de vue, nous ne voyons pas le temps passer.

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Certaines cholitas font la circulation, en habit traditionnel revisité pour l’occasion:

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Une visite de la ville avec un « tour for tip » nous apprendra pas mal de chose sur la ville.

La prison

Il semblerait par exemple que la prison de San Pedro soit unique en son genre. Elle fonctionnerait comme une ville dans la ville. Les prisonniers auraient différents métiers au sein de la prison, de restaurateurs en passant par cordonniers. Il parait également que quelques années auparavant beaucoup de visiteurs s’y rendait, notamment pour y acheter une certaine poudre blanche … mais n’en ressortaient pas forcément!

Le marché aux sorcières

Une autre chose intéressante ici est le marché aux sorcières. Le marché n’est pas si impressionnant, par contre le fait que les gens y achètent des foetus morts de lamas pour les enterrés sous les fondations de leurs nouvelles maisons afin de s’apporter les faveurs de Pachamama l’est beaucoup plus! Nous pouvons aussi y trouver des poudres magiques, certaines à souffler dans le dos de l’élu de votre coeur pour un coup de foudre immédiat, certaines garantissent de meilleurs performances avec madame …

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Le téléphérique

Dernièrement les informations ont pas mal parlé de la Paz parce que le téléphérique le plus haut du monde vient tout juste de s’y construire. Le but étant de réduire le nombre de voitures dans la ville, et de permettre aux gens de passer du haut de la ville au bas, soit 500 bon mètres de différence, en peu de temps. Nous n’avons pas loupé l’occasion d’y faire un petit tour, la vue est très sympa. On peut y voir d’ailleurs un voiture encastré dans les reliefs de la colline … pas très rassurant!

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Les bus

A la paz il y a de magnifiques vieux bus de toutes les couleurs, un régal pour les yeux 🙂

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Au final nous resterons une semaine à La Paz, en comptant toutes les activités, c’est qu’il y en a des choses à faire et voir ici.

Photographies par Charles Gerber.

Bolivie, en 4X4 pour le salar d’Uyuni

Nous quittons l’Argentine par les magnifiques « Quebrada », en quelques heures de bus. Je pense que c’est le plus beau passage de frontière que nous ayons fait depuis maintenant 1an et demi de voyage!

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Villazon, passage de la frontière

Le bus nous dépose côté Argentin à La Quiaca d’où nous devons passer côté Bolivien (Villazon) … à pied.

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Après quelques contrôles rapides, nous voici donc dans un nouveau pays: la Bolivie. Déjà les Cholitas et leur merveilleux habits colorés apparaissent dans les rues.

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Tupiza, le calme avant le salar

Nous prenons directement un bus pour aller à Tupiza, qui sera notre point de départ pour notre excursion vers le fameux salar d’Uyuni.

Pourquoi Tupiza? Il semblerait que les départs pour le salar d’Uyuni depuis la ville d’Uyuni soient des caravanes de beaucoup (trop) (40?) de 4×4, partants tous en même temps. Partir de Tupiza coûte plus cher, mais nous n’avons pas la sensation d’être sur une autoroute à touristes.

Nous arrivons en fin d’après-midi, juste le temps de faire le tour des agences, de manger un petit quelques chose, une pizza … pour changer!! Il semblerait en effet que les Argentins et les Boliviens aient un amour très prononcé pour ce plat. Malgré la différence de pâte : épaisse pour l’Argentine, fine pour la Bolivie!

Le lendemain nous réservons notre excursion vers le salar d’Uyuni, puis, la ville ne nous plaisant pas des masses et ayant déjà vu les Quebradas (canyons, montagnes de couleurs, cactus…) côté Argentin, nous décidons de nous reposer en attente de la grande aventure qui nous attend ces prochains jours.

4x4x4 vers le salar d’Uyuni…

(4 jours de 4×4 vers le salar d’Uyuni)

Jour 1

8h00, les 3 4×4 de l’agences nous attendent, nous sommes deux 4×4 de 5 et un de 4. Notre team est constituée de 3 autres Français: Jean-Charles (72 ans), Kévin et Selma (couple de trentenaires), sans oublier Ismael, notre pilote Bolivien. Contrairement aux autres 4×4 nous n’avons pas de cuisinière, nous la partagerons avec une des autres voitures, ce qui nous permettra de bénéficier de plus d’espace dans la voiture, et ce n’est pas du luxe.

Les sacs sont chargés sur le toit, nous sommes partis! ….. Hop hop hop! Minute papillon: nous devons attendre Jean-Charles qui s’est fait avaler sa carte bleue à l’unique banque de la ville la veille!

8h30, c’est le départ, le vrai ce coup-ci! Ismael met les gaz et rapidement nous nous retrouvons dans de nouvelles « Quebradas » (montagnes et canyons de toutes les couleurs), MAGNIFIQUE! Un paysage Martien dont nous ne nous lassons pas!

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Nous passons le cap des 4 000m et pourtant nous avons toujours de grandes étendues plates autour de nous, terrain de jeux des nombreux lamas! Difficile pour Ismael de réaliser quand on lui explique qu’en France, à 4000m, nous sommes (quasiment) au sommet d’une montagne (dépend de la quelle) et qu’autour de nous il n’y aurait que neige et … skieurs!

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La pause déjeuner se passe dans un village. Personne ne traine dehors ici, il faut dire que le temps se dégrade et qu’un vent glacial souffle très fort!

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Petit passage par les ruines d’un ancien village, comme vous pouvez voir sur les photos, il ne fait pas bien chaud ici! On comprend pourquoi les habitants ont abandonné les lieux, sans compter sur le fait qu’il soit maudit! Ne trainons pas où je vais perdre mes doigts!

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Quelques minutes, Boliviennes, plus tard, soit probablement 1h00, nous atteignons les 4855m, en 4×4. On lui met la misère au Mont Blanc!

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La nuit arrive (rapidement), il nous reste encore un peu de route pour atteindre le village dans lequel nous allons dormir.

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Nous arrivons à la tombée de la nuit. Nous déchargeons les sacs et prenons nos aises dans nos chambres. Ce qui signifie ici: 2 pantalons, 1 sous-pull, 1 polaire, 1 sweet, 1 manteau, bonnet, gants et boissons chaudes. Vous l’aurez compris, ça caille méchamment!! Mais l’ambiance est au rendez-vous pendant le dîner, ce qui aide à oublier le froid, il faut dire que nous sommes avec 3 autres 4×4 dans l’auberge.

Le vrai challenge arrive: réussir à dormir par ce froid sidéral, avec un léger mal de tête (mal de l’altitude), et le peu d’air. Ca respire fort dans la chaumière … sans compter sur le ronfleur de la chambre!

Jour 2

7h00, le réveil sonne. Bilan de la nuit: à part notre ronfleur, personne n’a vraiment bien dormi. C’est pas grave, il est temps de petit-déjeuner pour prendre des forces pour la journée.

8h00, tout est chargé « sur » la voiture, après un petit tour à la « fraiche » (c’est le moins qu’on puisse dire) dans le village, nous voilà repartis.

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On commence direct par la traversée d’une rivière gelée, et ouais on est comme ça nous, direct après le ptit dej. Bon on fait moins les malins quand on voit le 4×4 devant nous et les passagers obligés de descendre pour pousser! « Vas y Ismael t’es un champion tu peux le faire! »

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Le paysage désertique d’hier a revêtu son blanc manteau, magnifique, mais il ne fait toujours pas bien chaud! Le premier stop est une lagune, un peu blanche et marron, à cause de la neige et du fort vent de ces derniers jours.

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Le deuxième stop est le (petit) salar de Chalviri, exploité par les Boliviens, qui chargent toutes les matières premières dans des trains direction le Chili, qui eux les traitent. Le problème de la Bolivie depuis toujours est que, n’ayant pas les moyens de traiter leurs matières premières, elle les vend, principalement au Chili, qui lui en tire les bénéfices maximum. Mais bon, il parait que ça va changer!

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Le prochain stop fait plaisir: un petit arrêt aux « Aguas termales », vous l’aurez (probablement) compris: JACUZZI naturel pour tout l’monde! Suivi d’un bon déjeuner.

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Le quatrième stop est le désert de Dali. Ismael coupe le moteur alors que nous ne voyons le désert qu’au loin! Ca va pas du tout ça! Comme il le dit lui même « A los Frances les gustan mucho caminar » et oui on aime marcher! Alors il remet le contact et nous approche, en clandestin, l’oeil toujours rivé à l’horizon pour être sûr que les rangers ne nous voient pas!

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Il est temps maintenant d’aller voir les plus haut geysers du monde, à 5000m. Rien que de se baisser pour prendre les photos est un effort!

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Nous finissons la journée sur la « Laguna colorada ». Elle est connue par ce qu’elle change de couleur selon l’heure de la journée, mais aussi (et surtout?) pour ses locataires: une multitude de flamants roses! Etrange, nous avions l’image d’un flamand rose vivant dans des lieux tropicaux et non dans des lacs glacés.

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Nous assistons d’ailleurs à un spectacle un peu sordide, les carcasses de certains flamants roses, non préparés pour la rudesse de l’hiver, trainent sur les bords de la lagune. Ce sont principalement les petits qui n’ont pas réussi à s’envoler 😦

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Les lamas eux sont par contre en pleine forme!

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Le soir arrive, nous partons dormir dans un nouvelle auberge. Cette nuit sera encore plus froide que la première, heureusement l’ambiance, toujours aussi chaleureuse, nous permet de passer outre.

3ème jour

Une fois le ptit dej avalé et la voiture chargée, nous voilà reparti. Tous les matins, les premières heures sont dures car il fait très froid, surtout les pieds qui ont du mal à se réchauffer (merci les filles pour les massages 😛 )

Après quelques heures, nous arrivons nez à nez avec « el arbol de piedra ». Un champ de formation rocheuse, dont la plus incroyable est cet « arbre de pierre ».

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Ismael nous conduit ensuite, aux rythmes de nos chansons Françaises entonnées à tue tête, aux 4 prochaines lagunes.

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La dernière est elle aussi remplie de magnifiques flamants roses qui pataugent dans le boue.

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Petit pique-nique sur place, il faut dire que le cadre est « lindo ».

Quelques vigognes, cousines du lama, vivant en altitude plus élevée et dont la laine est des meilleure qualité.

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Après avoir pété une suspension lors d’un passage de rochers compliqué, Ismael nous conduit dans un autre champ de formations rocheuses.

Vous le voyez l’aigle (tête de cochon) vous?

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Un petit passage à San Juan, le plus gros village du coin nous permet de déguster des bières faites l’une à base de coca (pas terrible) et l’autre à base de quinoa (meilleure) – le tout devant l’évènement qui rassemble tout le village: la compétition de « fùtbol » des villages alentours. Là, c’est un match féminin et je peux vous dire qu’il y a des supporters!

Nous arrivons finalement à notre dernière auberge pour cette nuit: un magnifique hôtel de sel! Il y a même une douche, avec de l’eau chaude! « Moi d’abord!! »

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Après quelques parties de cartes, un bon dîner et une bouteille de vin, bien moins bonne, il est temps d’aller se coucher. Surtout que demain matin c’est le grand jour: lever de soleil sur la salar d’Uyuni.

Jour 4, le salar d’Uyuni

6h00, le réveil sonne. La nuit fût courte, mais réparatrice, tout le monde a mieux dormi, il faut dire que nous sommes redescendus à 3600m et que nous sentons la différence.

6h30, tout est chargé sur notre 4×4, nous sommes prêts à partir à l’assault du salar. Ce qui n’est malheureusement pas le cas de nos 4 voisins anglais de l’hôtel, avec qui nous partageons la cuisinière: leur 4×4 n’est plus là!!

Avez vous vu le 4×4 des rosbeefs?
Leur chauffeur fêtant ses 32 ans la veille s’est permis quelques bières pour fêter ça à l’hôtel de sel. Après quelques unes, un peu « buracho », il réalise que c’est aussi l’anniversaire de son fils, il part donc avec son 4×4 à la recherche d’un signal pour son téléphone portable. Après seulement quelques kilomètres, son 4×4 s’embourbe, à 23h00! Malgré l’aide de notre chauffeur, et d’un autre 4×4, qui s’embourbe lui aussi, le 4×4 ne se dégagera pas à temps pour le départ (très) matinal. HAPPY BIRTHDAY!

Après avoir laissé les pauvres anglais à leur triste sort (sans rancune!), nous filons à toute allure sur du … sel!! Le soleil est encore un peu timide mais il ne va pas tarder à faire son entrée. Ismael arrête la voiture en plein désert, nous étions censés profiter du lever de soleil depuis la « Isla Incahuasi », une île de cactus posée en pleine mer de sel, mais avec le retard de ce matin nous n’y serons pas à temps pour admirer le léver du soleil. Le plan B n’est pas mal non plus: nous 5, en pleine mer de sel, prêts à accueillir le soleil!

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Une fois le lever terminé, nous filons vers la fameuse île.

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Notre chauffeur notre laisse profiter de l’attraction et pendant ce temps fait demi-tour pour prêter main forte à l’autre 4×4, toujours bloqué!

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Après un petit tour dans l’île de cactus, nous prenons notre petit déjeuner qu’Ismael a eut la bonne idée de nous laisser, il est temps de commencer la fameuse série de photos loufoques, que tous les touristes s’empressent de faire.

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Finalement notre chauffeur revient, toujours sans l’autre 4×4, mais il semblerait qu’il soit sorti d’affaire. En attendant nous n’avons toujours pas de cuisinière pour notre dernier déjeuner du tour 😦

Nous traversons maintenant une autre partie de cet énorme désert de sel. Selon notre guide, il peut y avoir jusqu’à 15m de sel par endroit. C’est très impressionnant!

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Nous arrivons finalement à la sortie du salar d’Uyuni, qui fait parti maintenant du terrain de jeu du Paris-Dakar, les Boliviens semblent en être très fier!

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Après un déjeuner rapide dans une cantine de la ville d’Uyuni, payé par notre chauffeur, pour compenser le fait que notre cuisinière soit absente, Ismael nous conduit au cimetière de trains de la ville d’Uyuni, marrant.

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Uyuni, la ville

15h00, soit 2h en retard, nous disons au revoir à Ismael et Jean-Charles qui retournent à Tupiza. Nous réservons rapidement un chambre dans un des hôtels de la ville, en compagnie de Kévin et Selma.

Un tour rapide dans la ville nous permet de prendre des renseignement pour le bus du lendemain, et de visiter les alentours. La ville est assez désertique.

Un dernier dîner, puis petit déjeuner avec nos 2 amis et nous voilà de nouveau dans un bus, direction Potosi.

Merci Kévin, Selma, Jean-Charles et Ismael pour ces 4 jours, vous étiez au top!

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Photographies par Charles Gerber.

Les chutes d’Igazú

De Montevideo aux chutes d’Igazú

Le périple de Montevideo (Uruguay) jusqu’aux chutes d’Igazú (Argentine) ne nous aura prit techniquement « que » 27h, mais pour nous ce fût un véritable parcours du combattant. En voici un petit résumé:

  • Uruguay – 0h30 (matin): bus pour Colonia, 3h de sommeil
  • Uruguay – 4h20 (matin): passage de frontière Uruguay-Argentine
  • Uruguay – 4h30 (matin): embarquement pour la bateau direction Buenos Aires, 3h de sommeil
  • Argentine – 7h30 (matin): débarquement du bateau, nous marchons 30 min avec tous nos sacs, à la recherche d’un café
  • Argentine – 10h00 (matin): vaccin contre la fièvre jaune (et oui nous avions oublié de le faire en france), au centre de vaccination spécialisé de Buenos Aires (gratuit hihi)
  • Argentine – 10h10 (matin): aoutch ça pique
  • Argentine – 12h00: à la recherche d’un « cambio » (change de monnaie) dans la rue spécialisé
  • Argentine – 14h00: un Alfojore et café à la station de bus
  • Argentine – 14h15: le bus est là, c’est parti pour 18h00 de bus!

A la fin du bus … il était temps qu’on sorte!

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Les chutes d’Iguazú

Les chutes d’Iguazú sont réputées pour être les plus belles du monde! Rien que ça! Elles sont à la frontière du Brésil, de l’Argentine et quasiment du Paraguay, qui malheureusement n’a pas sa part du gâteau.

Il semblerait qu’il y ait débat sur le plus beau côté des chutes : Brésil ou Argentine? Pour ne pas faire de jaloux, nous avons décidé de faire les 2, on va pouvoir vous donner notre avis 😉

Côté Brésilien

A peine sortis de notre long périple depuis Montevideo, nous voici donc, assis sur un banc, 2 tickets de bus en main, attendant, de nouveau, un bus! Quelques minutes plus tard nous passerons une nouvelle frontière: le Brésil! Le passage de la frontière est ici une simple formalité, tout se fait très rapidement. Pas étonnant étant donné le nombre de touristes qui doivent la passer chaque jour.

Dès la sortie du bus nous faisons connaissance avec un nouvel animal: le Coati.

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Nous passerons le reste de l’après-midi à nous balader sur les plateformes aménagées pour profiter au maximum des cascades. Certaines passerelles offrent une vue d’ensemble et certaines autres offrent une vue au plus près de l’action! Pour celle-ci, n’envisagez pas de garder vos vêtements secs!

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Le bus de retour nous fait passer la frontière pour retourner en Argentine.

Faille spatio-temporelle: Dû à une erreur sur le tampon de sortie d’Argentine, mon passeport dit que je suis entrée en Argentine le 06 Mai 2014 et que j’ai quitté l’Argentine (pour le Brésil) le … 05 Mai 2014, soit un jour avant d’être entré dans le pays! Marty ??? 

Le soir nous dégustons de délicieuses caïpirinha avec Jérémy, que nous avons rencontré dans le bus et avec qui nous avons découvert les chutes.

Côté Argentin

Le lendemain matin, mal de tête, les quelques cocktails de la veille y sont clairement pour quelque chose!

Cela ne nous empêche pas de grimper dans un bus direction les chutes, mais côté Argentin ce coup-ci.

La majorité des passerelles de ce côté offrent la possibilité de se balader dans la jungle, aux plus près de quelques cascades isolées.

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Mais le bouquet final est le « Garganta del Diablo« , soit les gorges du diable, au sommet de la cascade, accessible via une longue passerelle. On y accède après 15min de petit train au milieu de la jungle.

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Une fois au bout de la passerelle, en plein coeur de la cascade on se rend compte de sa puissance et c’est très impressionnant!

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Alors quel côté?

Vous le voyez venir non? Il est IMPOSSIBLE de départager les 2 côtés! Du coup, si un jour vous prévoyez d’aller voir ces chutes, ce qui nous espérons, est le cas, prévoyez au moins 2 jours, un pour le Brésil et un pour l’Argentine.

Ah oui, si les papillons vous effraient, n’allez surtout pas là bas, ils sont partout, de toutes les couleurs!!

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Bref, on a kiffé!!

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Photographies par Charles Gerber.

Péninsule Valdès

Après encore un (très, trop?) long trajet en bus, nous arrivons à Puerto Madryn. Le but ici est de trouver au plus vite une voiture à louer pour aller visiter la Péninsule Valdès.

Nous trouvons rapidement la voiture mais devons passer une première nuit à Puerto Madryn. La ville n’ayant pas grand intérêt, nous nous coucherons tôt dans notre auberge, tenue par un Français, afin de partir au plus tôt le lendemain matin.

Péninsule Valdès

8h00, nous embarquons à bord de notre véhicule typiquement Argentin … une renault clio, modèle récent, avec le package d’options Argentin : RIEN!

Cette péninsule est connue dans le monde entier pour son parc aquatique très riche. Selon les moments de l’année, vous pouvez y voir:

  • Lions de mer
  • Eléphants de mer
  • Pingouins
  • Baleines
  • Dauphins
  • Orques

Malheureusement en avril, saison basse, aussi bien pour les touristes que pour les animaux, nous ne pouvons pas voir les baleines! Par contre nous avons une petite chance de voir les orques, et c’est bien ce que nous comptons faire!

On a lu que: La péninsule Valdes est la nurserie des baleines de l’océan Atlantique. A une certaine période de l’année, il peut y avoir jusqu’à 800 baleines qui vivent dans les 2 golfes de la péninsule! Toutes pour donner naissance à de petits baleineaux!

Puerto Pyramides

Après 1h00 d’autoroute déserte en pleine pampa, nous arrivons à l’entrée de la péninsule où on nous demande de payer le droit d’entrée pour le parc : 160 pesos par personne + 12 pesos pour la voiture, car c’est une location. Il faut savoir que les locaux ne payent (que) 50 pesos! On a un peu l’impression ici d’être des vaches à lait  (c’était la même chose pour le glacier Perito Moreno)!

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 L’entrée passée, déjà plein de Guanacos sur le bord de la route. Pas facile de s’approcher pour prendre une photo, elles sont peureuses ces grandes bestioles. Elles nous font d’ailleurs penser à de petites girafes/biches, avec leur façon très étrange qu’elles ont de courir.

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Bref, nous arrivons à Puerto Piramides, on a l’impression d’être au milieu d’une ville déserte du far west! Ca va se ressentir aussi dans notre recherche de couchage: tout est fermé, c’est pas gagné! Finalement nous trouvons un couchage pour 3 fois rien, ouf!

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La dame de l’office du tourisme, étonnant ce n’est pas fermée, nous indique que des orques ont été aperçus la veille à « Punta Norte ». Elle nous explique à quelle heure il faut y être aujourd’hui pour avoir une chance de voir les orques.

Elle nous a fait découvrir que: il y a jusqu’à 3h00 de différence pour la marée haute, selon l’endroit de la péninsule où l’on se trouve!

Caleta Valdes

En voiture! Nous avons tout juste le temps de passer voir les pingouins et les éléphants de mer à Caleta Valdes, pour ensuite être à temps pour voir les orques.

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Ils sont pas mignons ces pitis pingouins?!

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Les éléphants de mer le sont un peu moins….

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Punta Norte

Enfin, nous arrivons à Punta Norte, après des heures de chemins de terre en plein pampa. Les grosses jumelles sont là, et les quelques touristes venus dans l’espoir de voir les orques et surtout le « spectacle » qu’ils sont les seuls au monde à offrir.

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On a lu que: Les orques de la péninsule Valdès (qui trainent autour de la « punta norte ») ont une technique de chasse unique au monde! Ils s’échouent sur la plage, afin d’attraper de jeunes lions de mer. Impressionnant!

Nous sommes donc venus ici avec des espoirs un peu sadiques: qu’un orque vienne dévorer un des mignons lions de mers (bébés) qui se prélassent, ignorant le danger qui les menace, juste au bord la mer! (Ca me rappelle la fameuse scène de Jurassic Park: « mais elle est où la chèvre?! »)

En arrivant sur une des plateformes d’observation nous avons bon espoir: quelqu’un a aperçus les orques au large il y a une heure. Ils sont dans les parages! Et nous avons une colonie de lions de mer juste sous nos yeux, à peine 10 mètres devant nous. Il ne reste plus qu’à attendre, qu’un orque vienne se servir dans le garde manger situé juste devant nous! Diabolique! MOUHAHAHAHAHAHA!!!!! (… pardon, je m’emporte!)

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On nous a dit que: pour avoir toute les chances d’assister à cette chasse unique au monde, il faut se positionner à Punta Norte, 1h avant la marée haute et y rester jusqu’à 3h après.

Après une heure d’attente quelques ailerons apparaissent au large, les orques arrivent! Malheureusement ils visent une colonie de lions de mer qui est à 100m de nous, impossible de se rapprocher! Nous continuons d’attendre, espérant tous que les orques changent de cible, jaloux des photographes professionnels, postés au plus près de l’action. Il parait qu’ils sont de National Géographique.

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Finalement un des orques se décidera à attaquer sur la plage à 2 reprises. Même si nous sommes un peu loin, nous pouvons profiter du spectacle. Nous nous sentons chanceux quand nous apprenons que certaines personnes ont bossé sur la péninsule pendant 2 ans et n’ont jamais vu les orques!

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Vous le voyez l’aileron?

….

Cherchez bien …

Bon ok, je vais vous aider!

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Conseil précieux: munissez vous de jumelles si vous voulez profiter du spectacle!

Le retour au soleil couchant sur la route de terre en pleine pampa argentine nous rappelle un peu les jours de traversé de l’outback Australien et cette sensation d’être perdus au bout du monde!

Punto Piramides

Le lendemain matin nous tentons de trouver une agence ouverte pour louer des kayaks. Nous voudrions nous approcher des colonies de lions de mer, qui ont l’air très joueurs. Malheureusement, après 2 bonnes heures de patience, toujours rien d’ouvert.

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Nous décidons d’aller faire un tour à Punta Piramides pour voir une nouvelle colonie d’éléphant de mer. Celle-ci est énorme, et très bruyante: ils poussent tous des cris, faisant un peu penser à des moutons! Marrant.

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En quittant la péninsule nous aurons le droit de voir des (minis) autruches locales. Elles sont beaucoup plus mignonnes que leur grandes soeurs plus connues.

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A 19h00 nous embarquons à nouveau pour un long trajet en bus, direction Buenos Aires!

Photographies par Charles Gerber.

Chiloé … Un beau plan B

Notre bus nous dépose à Puerto Montt, arrêt « technique » prévu ici.

Puerto Montt

Sur le papier Puerto Montt n’a rien de vraiment excitant et pas grand chose à y faire semblerait il. Cependant l’arrêt y est impératif pour la suite de notre.

C’est probablement la ville où notre périple va se séparer de celui d’Hélène et Vincent:

  • leur programme: descendre la Patagonie Chilienne en bus, ce qui implique de passer alternativement du côté Argentin, les routes côté Chilien étant inexistantes dans certaines parties.
  • notre programme: descendre la Patagonie en bateau, puis la remonter en bus côté Argentin. La « croisière » se ferait sur un bateau de fret qui transporte aussi des touristes, il passerait dans les fjords et au plus proche de certains glaciers, et durerait 4 jours. Il arriverait à Puerto Natales et partirait de Puerto Montt, d’où l’utilité de cet arrêt.

La ville

Après avoir trouvé notre hôtel (miteux), nous partons à la découverte (rapide) de la ville. Nous tombons rapidement sur un « agglomérat » charmant de vieilles maisons de pêcheurs. Nous y déjeunons un plat typique: « Paella marina », qui est une soupe remplie de tout ce qu’ils pêchent ici (moules, crabes, poissons …). Délicieux, l’odeur de friture incrustée dans les vêtements et les cheveux un peu moins :-/

Le petit tour au marché local finira de nous prouver que ce stop ne sera finalement pas que « technique ».

Arrêt technique

2 missions aujourd’hui:

  • Prendre et réserver le (fameux) bateau
  • Récupérer des dollars (qui nous serviront en Argentine … nous vous expliquerons une autre fois)

La prise d’informations sur le bateau (compagnie Navimag) dans un mix Espagnol-Anglais est laborieuse. Finalement nous prenons la décision de ne pas le prendre, pour les raisons suivantes:

  • Le prix du bateau est 400$ (pour 4 jours, 3 nuits en cabine 4 personnes, nourriture inclue), au lieu des 250-300$ indiqués dans notre guide. Il semblerait que ce soit dû à changement de bateau
  • Le bateau transportera beaucoup de bétail (300 bêtes), notre lonely planet nous avait mis en garde en disant que l’odeur générée était plus que désagréable
  • Que 6 passagers sont prévus pour ce trajet, il nous faudrait des gens à qui parler durant ces 4 jours!!
  • Et surtout (condition éliminatoire!): du fait de la saison creuse, le bateau change son itinéraire et passe plus au large et non plus au plus prêt des glaciers! Et nous nous sommes là pour les glaciers!

Du coup plan B (toujours avoir un bon plan B est la règle dans ce genre de voyage): nous « suivrons » Vincent et Hélène à Chiloé, puis prendrons un autre bateau, moins long, mais beaucoup moins cher, qui passe dans les fjords (c’est déjà ça 😉 )!

Chiloé

Du coup le lendemain matin nous embarquons, toujours tous les 4, en direction de l’île de Chiloé. Cette île est connue pour ses nombreuses églises en bois (fantasques) classées au patrimoine de l’Unesco.

Nous arrivons dans la ville de Castro, dans laquelle l’église est très originale: elle est peinte en jaune, violet, rouge et une touche de blanc! Très jolie!

Cette ville à aussi pour particularité ses habitations typiques de pêcheurs: les palafitos. Des maisons colorées, côté rue elles semblent normales, mais dès que nous passons côté mer, nous constatons qu’une partie de la maison est sur pilotis.

Après un petit après-midi balade (sous le soleil), un petit dîner dans un restaurant typique, nous allons rapidement nous coucher dans notre bel hôtel (grâce aux talents d’Anso nous dormons grand confort, pour pas plus cher que d’habitude!).

7h30 du matin, le réveil sonne, nous avons loué une voiture pour la journée afin de visiter l’île et d’aller voir quelques églises (location pour la journée 60 euros! avec l’essence, à 4, ça vaut le coup!).

Les églises

Dans la journée nous verrons une dizaine d’églises, bien qu’elles soient toutes construites sur la même base, toutes ont une particularité.

Les églises

Ma préférée reste celle de Castro.

Un peu de vie locale …

Dans un des villages où nous passons, nous avons l’occasion de discuter avec un pêcheur local à la retraite, bien sympathique. Il nous prend pour des étudiants qui voyagent et profitent de la vie, grâce à l’argent de leurs parents … mouais ok.

… mais point trop n’en faut

Juste après notre discussion avec notre pêcheur préféré, nous nous faisons alpaguer par un artiste du coin, il nous invite à venir assister à un spectacle qui va commencer sur le champ. Nous finissons par accepter, pourquoi pas un peu de musique locale. Nous arrivons dans une (toute petite) salle municipale. Le maire du village prend la parole pendant 20 min, il ne manque pas de mentionner à son assemblée (de 10 personnes) la présence de Français « coucou ». Un autre prend la parole, puis un autre, puis un autre par webcam … trop c’est trop, déjà 40 minutes que nous sommes ici et nous n’avons entendu du blabla que nous ne comprenons à peine. Leadés par Vincent, nous sortons, un peu gênés, de la salle en plein milieu de la séance de webcam, dommage pour la musique … si elle arrivait un jour!

Le parc national de Chiloé

Un petit tour par le parc national de Chiloé nous permet d’apprécier la végétation et les côtes sauvages de l’île.

Repos

Le lendemain c’est grasse matinée et balade dans les rues de Castro, en attendant le bus de 18h30 qui doit nous emmener à Quellon, au sud de l’île, d’où nous prendrons un bateau direction Puerto Chacabuco.

Nous sommes toujours tous les 4, et oui toujours, après nous être greffé à leur trajet en les suivant à Chiloé, au tour de Vincent et Hélène de nous suivre dans nos envies de navigation … il semblerait que le destin veuille nous voir continuer le voyage tous les 4 encore quelques temps.

 

Photographies par Charles Gerber.