Cusco et la vallée sacrée

Après une arrivée très matinale (4h du mat), nous nous posons dans le quartier typique de San Blas pour une petite sieste avant de partir à la découverte de la ville. Nous tombons immédiatement sous le charme de la ville et de ses hauts murs incas. De plus, la fête du soleil approchant, la ville est en pleine ébullition. Nous assistons à des défilés très colorés dans les rues.

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Pour notre première journée, nous nous perdons dans les rues et nous renseignons pour le trek du Salkantay, chemin inca de 4 jours qui amène lui aussi vers le Machu Picchu. Après un comparatif, de prix (de 250$ à 560$), de matos et un petit tour sur tripadvisor, nous optons pour la compagnie Terra Quechua / Bioandean. Nous partirons de manière à être de retour pour l’Inti Raymi. En attendant qu’on vous raconte ce fabuleux trek et la découverte du MachuPicchu, voici Cusco et la vallée sacrée.

Cusco, le nombril de l’empire inca

Le lendemain Hélène et Vincent arrivent à Cusco et nous décidons de faire un « tour for tip » avec un guide très « unagy/aware » qui nous explique les croyances de la civilisation incas, la localisation des différents « chacra de la terre /Pachamama » à travers le monde. Nous irons également voir de plus près les feux d’artifices qui pètent tous les jours pour finir par un très bon pisco sour, cocktail à base de pisco et citron et de blanc d’oeuf.

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On a appris que : Cusco signifie nombril en quechua et que la ville aurait une forme de puma / le nom du rappeur Tupac viendrait de Tupac Amaru, nom du fils de l’inca qui essaya en vain d’organiser une résistance face aux conquistadors 

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Nous passerons également beaucoup de temps flâner dans les rues ensolleilées, à regarder les défilés organisés quasi quotidiennement, les quelques matchs de la coupe du monde et à manger de délicieuses galettes/crêpes à La bohème (petite crêperie tenue par une française adorable, allez-y sans hésiter).

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Nous ferons également du shopping dans les nombreuses boutiques, ce qui nous vaudra l’amour d’une vendeuse qui nous habillera en locaux !! On est beau non?

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Inti Raymi aka la fête du soleil

Après nos un peu plus de 100km à pied lors du Salkantay et du Machu Picchu, nos pieds ne sont pas usés (genre!), et nous décidons de nous réveiller tôt pour aller assister à la procession depuis Coricancha (enclos de l’or) De là, nous pouvons admirer les différentes corporations, ethnies passées ainsi que l’inca et sa femme. Sublime!

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Une fois la procession terminée, nous faisons réchauffer nos cuisseaux pour monter en haut de Sacsayhuamán, plus connu sous le nom de « sexy woman » !!! Cette forteresse inca accueille la suite de la cérémonie où….. âmes sensibles s’abstenir…. ils sacrifient un lama.

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Avec ce sacrifice et plus précisément le coeur du lama qu’ils jètent dans les flammes avec la chicha (alcool local), ils savent si l’année à venir sera bonne ou pas. Bonne aubaine pour nous tous, cette année sera bonne et pile au moment de cette annonce le soleil est réapparu … je vous dis pas l’ambiance générale!

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 Pisac

Après une bonne journée de repos où nous avons pu fêter le passage de la France en huitième de final, nous partons le lendemain après midi à la découverte des ruines de Pisac qui mêlent terrasses pour l’agriculture, bains, cimetières, habitations, entrepôts et bien sûr temple de la lune et du soleil !

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Le chemin du haut des ruines à la place du village est très plaisante. Nous passons même par un tunnel construit par les incas pour relier les deux versants de la montagne.

Moray et les salinas

Le lendemain direction Moray et les salinas avec Helène et Vincent. On négocie un taxi et une heure de route après on peut apprécier l’ingénieux système de terrasses en amphithéâtre  qui permettait de simuler tout une série de microclimats. 7 degrés d’écart entre le centre des anneaux et le haut des terrasses! (Oo)

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Nous marchons ensuite en direction des salines avec des directions approximatives, digne du père fourasse (données par l’agence) : « lorsque le chemin se sépare en deux dans la vallée prenez le plus large » !!! Mais tous en tant que vrais aventuriers nous trouverons notre chemin facilement. Fallait suivre les traces de pas – style chaussures de marche !!  Easy non ?

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Et là au détour d’un virage, les salinas et les quelques 4000 bassins blancs ! Improbables, impressionantes et magnifiques.

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On a lu que : les salinas seraient apparues comme un châtiment des dieux, les paysans ne travaillant pas assez la terres. Scientifiquement il serait plus probable que la tectonique des plaques est fait remonter une poche d’eau salée! 

Reste que la vue de ces salines au milieu des montagnes est plus qu’insolite!

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Ce n’est qu’un au revoir …

… Le lendemain c’est (déjà!) notre dernière journée en compagnie de Vincent et Hélène dans ce voyage. Ils nous abandonnent pour rentrer en France dans seulement quelques jours 😦

Pour notre dernière journée ensemble les Incas ont décidé de marquer le coups avec une dernière journée de défilés typiques! Cette ville est vraiment incroyable, coup de coeur pour nous, raison pour la quelle nous y sommes resté 7 jours.

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Au revoir les amis, le prochain verre que nous prendrons ensemble sera en France maintenant. Ca va faire bizarre de plus vous croiser de temps en temps :-/

Drôle de sensation de les voir partir et nous rester …

Photographies par Charles Gerber.

Le lac Titicaca, de Copacabana aux îles Uros

Côté Bolivien : Copacabana et l’isla del Sol

Nous arrivons en milieu d’après midi à Copacabana : ville relaxe avec plage, pédalos, mais une température de l’eau entre 9° et 12°, je ne risque pas d’aller me baigner ! La « copa del mondo » ayant commencé, nous décidons de prendre notre déjeuner devant Espagne-Hollande et quel match ! Après avoir vu la déculottée des espagnols, nous partons pour l’ascension du Calvario. Ce mont est un site sacré qui comporte un chemin de croix. Et vu l’inclinaison de la pente c’est un petit calvaire ! Mais une fois arrivé au sommet la vue est splendide. Nous l’avons bien mérité !!

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Le lendemain direction l’Isla del Sol où nous rencontrons un archéologue français qui plonge dans le lac à la recherche de traces de différentes civilisations dont les Tiwanaku. Les photos de ce qu’il a découvert sont impressionnantes. Le lac conserve apparemment très bien les objets.

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On a lu que : un trésor inca serait englouti dans les eaux du lac. Un conquistador espagnol ayant kidnappé l’empereur inca Atahualpa, lui avait promis la vie sauve en échange d’une rançon d’or et d’argent de 70m3. Cependant, ce dernier ne tenu pas sa parole et lorsque les incas apprirent l’exécution de leur empereur, ils jetèrent le reste de la rançon dans les eaux du lac.

Serait-il en fait secrètement à la recherche de ce prétendu trésor ???

A peine débarqués dans la partie nord, nous attaquons le chemin de crêtes ou modestement appelé en espagnol « Ruta sagrada de la eternidad del Sol » !!!! Nous nous perdons dans les ruines de Chinkana, où serait né le dieux créateur – Viracocha,selon la légende. Pour nous ça ressemble plutôt à un labyrinthe!

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Nous continuons sur ce chemin en direction du sud de l’ile en appréciant les paysages qui nous entourent : vues sur le lac mais aussi la cordillère : magnifique.

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En arrivant au sud à Yumani, nous pouvons voir les cholitas dans leur plus beaux habits : fête locale où mariage on ne sait guère mais c’est très beau à voir.

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Après une bonne nuit de sommeil, nous irons observer un curieux rituel, celui du baptême des voitures qui ont lieu à Copacabana! Je m’explique des véhicules de toutes tailles, décorés de fleurs, guirlandes, chapeaux… attendent devant la cathédrale de la ville, le passage du curé. Là la famille, le moteur et le véhicule se font arroser copieusement de (faux) champagne et eau bénite avec prière en signe de bénédiction. On s’est d’ailleurs fait bénir au passage !

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L’après midi sera faite de shopping/cadeaux – faut bien dépenser nos derniers bolivianos – de la victoire de la France face au Honduras et de caipirinha à la coca avec Fabrice, Estelle, Vincent et Hélène. Le monde des voyageurs est tout petit!

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Côté péruvien : Punos et les îles Uros

Le passage de la frontière s’effectue en deux temps trois mouvements, à peine le temps de réaliser que le Pérou est le dernier pays de ce long voyage !

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Nous partons directement et après avoir acheté nos billets de bus pour Cuzco, vers les îles flottantes Uros. Le peuple qui vit sur ces iles (environ 2000) se répartit sur 75 petites iles en …. roseaux !! Sur chaque île vit de 5 à 10 familles et la communauté est organisée démocratiquement avec un président élu pour 2 ans.

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Mettre le pied sur ce radeau-ile est une sensation très étrange et que dire de la navigation sur ce qu’il appelle « la mercedes benz » – bateau/gondole fait de roseaux et de 6000 bouteilles en plastique ! Malheureusement pour eux, la construction de leur moyen de transport prend 3 mois et se dégrade en 2 ans !

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La visite est bon enfant et les habitants nous accueille gentiment et nous explique leur mode de vie fait de pêche, chasse et tourisme. On a d’ailleurs tester le roseau et oui la partie blanche à l’extrémité est comestible-pas ouf ! En somme, c’est touristique mais instructifs et marrant. Qui eu cru qu’on pouvait vivre sur une ile en roseaux sur le lac le plus haut du monde !

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Après un rapide tour dans la ville de Puno, il est temps de partir pour Cuzco 🙂

Photographies par Charles Gerber.

Sucre, capitale blanche … des petas

Le bus-carril ne nous dépose pas à Sucre même, nous sommes, en fait, à quelques kilomètres à l’extérieur de la ville. Un gentil couple de locaux nous propose de nous déposer dans le centre-ville, nous acceptons avec plaisir.

  • « De donde son? »
  • « De Paris »
  • « ahhh! Paris! Que lindo! »

Nous trouvons rapidement notre logement pour ces prochains jours puis partons à l’assaut de Sucre, capitale constitutionnelle de Bolivie.

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C’est compliqué: il semblerait que la Bolivie ait 3 capitale: Sucre, la capitale historique et constitutionnelle; La Paz, capitale administrative et siège du gouvernement; et enfin Santa Cruz, la capitale économique.

La ville se situe plus bas que Potosi, 2700m tout de même. Ceci nous permet de bénéficier de températures plus chaudes, surtout que le soleil semble briller tout le temps ici. Le port des lunettes de soleil est fortement conseillé, la ville étant toute blanche!

Nous sentons rapidement que nous allons bien nous plaire ici, il faut dire que les nombreux bars, restaurants, et pâtisseries françaises servant des crêpes beurre/sucre aident! Sans compter sur le marché avec ses stands de jus de fruits/smoothies alignés les uns à côté des autres (ça change de l’Argentine avec ses jus d’orange en poudre!!).

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Le soir même nous retrouvons Vincent et Hélène pour un petit restaurant, non, pas local, … nous avons mangé du pad thaï!

Le marché de Tarabuco

Le lendemain matin nous tentons, tous les 4, d’aller au fameux marché de Tarabuco, petit village situé à quelques kilomètres de Sucre.

Problème, aujourd’hui a lieu une course de voitures (tuning du quartier) et la route entre Sucre et le village est fermée pour la journée. Nous tentons de passe à travers le barage de police avec notre chauffeur, mais sans succès. Dommage, le marché n’a lieu que le dimanche, nous savons que nous n’aurons pas d’autres occasions d’y aller.

Le cratère de Maragua et les villages de Jalq´a

En faisant le tour des agences nous rencontrons Fabrice et Estelle, un couple de français qui souhaitent, eux aussi, faire une randonnée dans les villages Jalq´a et notamment dans le cratère de Maragua. Le courant passe bien, nous réservons le trek tous les 4.

Le lendemain c’est le départ, notre super guide, moitié Argentin, moitié Bolivien, nous emmène à un terminal de bus typique. Folklore assuré quand nous grimpons dans le bus rouillé, dont les sièges laissent apparaitre mousse et ressorts, et dont les passagers, ne sachant pas lire, nous demande, chacun leur tour, où se trouve le siège indiqué sur leur billet!

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Le bus nous dépose en haut du « chemin des incas », un vieux chemin, construit par les incas afin d’accéder plus facilement aux villages du cratère. Les paysages sont magnifiques.

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Nous marchons toute la journée, avec une excellente ambiance dans le groupe. La grosse montée pour atteindre le village de Maragua nous coupera un peu le souffle. Il faut dire que nous sommes tout de même à 3500m, le moindre dénivelé est éprouvant.

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Notre guide nous montre notre jolie petite maison pour ce soir. Elle a été construite par les villageois, afin de faire du tourisme équitable: l’argent de la nuit va aux villageois, c’est une bonne chose.

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Petit apéritif mémorable, bercés par les chansons de notre guide et une magnifique voie lactée.

Le lendemain matin nous passons voir une tisseuse locale au travail. Quelle patience et quelle pécision!

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Nous enchainons directement avec une nouvelle montée essouflante pour arriver finalement à l’attraction du jour: des empreintes de dinosaures sur le sol! Impressionnant!

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Marrant: que ce soit pour le chemin des incas ou les empreintes, notre guide a du payer pour nous tous un droit de passage, récolté par un ou une villageoise, attendant, seul, au millieu de nul part. Sympa comme boulot! (oO)

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Nous quittons nos monstres préhistoriques pour en rejoindre d’autres quelques heures de marche plus loin: les enfants d’un des villages voisins pour un affrontement au ballon rond! Un petit match de foot dans un village, ça faisait longtemps!

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On a constaté que: En Bolivie, tout village, peu importe sa taille, est équipé d’un terrain de foot. Leur état varie forcément selon les lieux. Par exemple, lors de notre tour en 4×4 à Uyuni, notre véhicule a roulé au milieu de plusieurs terrains, installés au milieu du chemin!

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Ce sera France/Argentine contre Bolivie. Sachant que les enfants ont un avantage certain: ils sont habitués à jouer à cette altitude, là où nous on galère un peu! Ceci ne nous empêchera pas de remporter cette rencontre amicale 😛

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Le chauffeur nous attend, notre guide monte à l’arrière du pick up et nous sommes partis, retour à Sucre en quelques heures sur un chemin de montagne.

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Retour à Sucre

Suite au trek nous passons quelques jours dans la belle ville blanche. Au programme:

  • visite de musées, dont le magnifique MUSEF avec une belle collection de masques de carnavals Boliviens
  • visite de la fabrique de chapeaux … bon ok, on a craqué au passage, on s’en prend un chacun!
  • « Petas » (Coccinnelles) de toutes les couleurs partout dans les rues!

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La bonne idée: à Sucre vous pouvez voir de joyeux zèbres dans la rue, qui dansent et aident les gens à traverser en arrêtant les voitures. C’est un programme de la Bolivie pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes sur la sécurité routière. Super idée, surtout que les gars dans les costumes ne manquent pas d’humour et n’hésitent pas à danser dans la rue tout en faisant traverser les gens.

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Photographies par Charles Gerber.

Potosi et son cerro Rico

Nous quittons nos supers compagnons de voyage – Selma et Kevin pour Potosi, ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde – 4 090 m. Après la routine d’installation dans notre jolie auberge chauffée (Koala Den), nous partons à la découverte de la ville. Et quel changement, ça grouille, c’est très charmant, l’opposé d’Uyuni!

Nous grimpons dans le clocher de la Torre de la compagna de Jesus et là la vue au soleil couchant sur la ville et le fameux cerro rico est superbe. On est bien ici 🙂

La casa de la Moneda

Nous commençons notre découverte de la ville par la casa de la moneda où hotel de la monnaie. Le bâtiment est sublime et la visite instructive.

Nous découvrons comment la monnaie était fabriquée du marteau en passant par les presses, les ânes (qui mourraient tous rapidement: pas fait pour bosser à cette altitude ces bête là!) jusqu’aux machines électriques, mais également d´ou viennent le nom pesos et les sigles $ et €. Aller je vous donne un indice: pour mon premier pensez à la signification du mot pesos. Pour les sigles, les pièces de monnaie étaient frappées avec des lettres superposées de la ville où elles étaient fabriquées. Ainsi on trouvait en majorité des pièces avec les lettres PTSI superposées pour indiquer la provenance de Potosi….

Si on enlevé le P et le O de Potosi, restent le S et le I superposés, soit $. Pour le sigle euro, il semblerait que le I ait été mis à l’horizontal pour représenter une certaine stabilité. Les pièces frappées à Potosi étaient une référence et valaient plus que les autres tant elles contenaient un pourcentage élevé d’argent. Les coffres à 12 combinaisons témoignent de la valeur de ces pièces.

On nous a dit que: Le plus gros trésors de l’histoire de la piraterie seraient 8 galions Espagnols chargés de l’argent provenant directement de Potosi qui auraient coulé dans les caraibes! Un seulement aurait été retrouvé, avec 8 millions à bord! A vous masques et tuba les amis!

Pour compléter la visite nous décidons de visiter les mines avec Big Deal, agence fondée il y a 3 ans et qui regroupe des anciens mineurs.

Le cerro rico et la visite des mines

Nous commençons le tour par une visite du marché des mineurs. Là, on trouve des jus de fruits, de l’alcool à 95°, de la dynamite, des feuilles de coca… Mais pourquoi la coca ? Parce que les galeries sont pleines de gaz toxiques et qu’elles contaminent la nourriture si les mineurs en apportent. Ils optent donc pour le mâchouillement de feuilles de coca : ça coupe l’appétit, ça donne la pêche et c’est bon pour le mal d’altitude.

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Les galeries étant toujours exploitées, les mineurs apprécient qu’on leur fasse des « cadeaux ». Alors GO, on se fait tous un petit stock. Après nous être mis en tenu, nous visitons l’usine de séparation des minerais (argent, étain, zinc).

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Puis, le moment arrive…..  nous nous enfonçons dans la mine. Après avoir traversé plusieurs galeries, nous rencontrons divers travailleurs, le sentiment de mal être s’accroit quand on les voit trimer à pousser le chariot ou leur brouette de presque une tonne. Paradoxalement, et pour contrecarrer la pénibilité de leur travail, les mineurs blaguent entre eux et semblent apprécier notre présence.

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Nous rencontrons au détour d’un tunnel, El Tio, le diable protecteur de la mine et détenteur de minerais. Les mineurs se retrouve le dernier vendredi du mois pour faire une offrande à la terre (Pachamama) pour qu’elle les protège et à El TiTo pour qu’ils trouvent encore plus de minerais de qualité. Les offrandes sont constituées de quelques poignées de feuilles de coca, ainsi que de quelques gouttes d’alcool à 96°C. Nous avons goûté, ça ARRACHE!

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Quelques échelles et tunels plus tards, nous croisons 3 mineurs, dont un à un petit faible pour Anso, en train de préparer une explosion de dynamite. Heureusement ils ne la feront pas péter devant nous! Nous apercevons la lumière au fond du tunnel, le tour est fini, nous hésitons entre « déjà » et « enfin », l’expérience étant intéressante, marquante et éprouvante psychologiquement.

Si à notre retour, vous nous entendez nous plaindre sur le boulot, rappelez cet épisode 😉

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Potosi, petite détente

Pour notre deuxième journée, nous décidons de nous balader tranquillement dans les rues, de profiter de l’ambiance agréable de la ville et de découvrir plus amplement les églises coloniales de la ville et ses marchés.

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Bon, c’est pas tout ça de flâner mais nous avons un bus-train pour Sucre à prendre.

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Folklorique trajet avec le « bus carril » de Potosi à Sucre

Il y a quelques années maintenant nous avions vu un reportage sur canal + (« les nouveaux explorateurs ») concernant un véhicule incroyable: le bus carril. Un bus mutant sur le quel ils ont installé des roues de train! Nous découvrons en arrivant en Bolivie qu’il assure le trajet Potosi-Sucre, impossible donc de louper cette occasion d’utiliser ce drôle de véhicule. Mais attention, ce n’est pas simple.

On n’a pas lu: d’informations sur ce train/bus dans le guide du routard, ce qui nous semble dommage. Si vous êtes à Potosi, demandez à votre hôtel où se trouve la gare pour le « bus carril ». Il suffit de se pointer 1h avant le départ pour acheter une place, pas de réservation possible. Attention, le trajet est 2 fois plus long qu’en bus, soit 7h00, mais ça vaut le coup.

Les voyageurs en partance pour Sucre sont priés de se présenter voie 1 à 7h15 !!!! Et oui ce train étant un bus, il n’y a pas grand place. Après avoir papoté un peu avec nos acolytes de voyage et oui notre espagnol s’améliore mais pas notre Quechua (une des nombreuses langues indigènes parlées en Bolivie), nous embarquons dans cet engin hors du commun.

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La ligne relie des hameaux où ne vivent parfois que quelques personnes. Des arrêts sont définis, officiels, mais en réalité le « train » s’arrête quand on lui demande, à la descente comme à la montée! Les paysages sont toujours aussi magnifiques, la Bolivie offre une palette de couleurs incroyables, et notre véhicule n’aura de cesse de nous faire rire. Le volant ne sert à rien, par contre le chauffeur passe les vitesses!

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Ce voyage sera aussi l’occasion de déguster quelques spécialités locales un jus de quinoa/pomme chaud et des galettes de pommes de terre et viande, nappées de sauce piquante. On fait tout comme les locaux 🙂

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Photographies par Charles Gerber.

Salta et la Quebrada de Humahuaca

Nous arrivons en matinée à Salta, fatigués de notre périple dans la région du Cuyo – un peu plus de 1200 km de voiture en 72 heures ça use. Nous nous posons  et devinez qui est aussi à Salta ….. Hélène et  Vincent 🙂 ça fait plaisir de se retrouver pendant ces 2 jours à Salta pour partager empanadas (plat de la région), folklores et vin locaux mais surtout nos dernières expériences.

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La ville est très mignonne et très agréable à vivre. Nous ne ferons pas grande activité si ce n’est déambuler dans les rues en appréciant l’architectue.

Il est d’ailleurs rigolo de constater que nous sommes à 1200m d’altitude mais qu’il y fait chaud la journée alors que nous sommes en automne. Nous décidons de partir à la conquête de la quebrada de Humahuaca, de la vallée des peintres et à la découverte des petits villages du nord.

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Pour nous rendre au petit village de Purmamarca, il nous faut prendre deux bus – 1 premier jusqu’à Jujuy, puis de là, un pour notre destination. La courte attente sera l’occasion pour nous de siroter un vrai jus d’orange frais mais aussi un poncho sorte de hot dog local et des pop-corn multicolores. Miam !

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A peine arrivés, nous posons nos affaires et allons déjeuner. Le village est tout petit et nous sommes sous le charme. C’est tellement different de tout ce que nous avons pu voir jusqu’à présent.

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CGP_20140521102154_46CGP_20140521104910_57CGP_20140521102117_45Après cette pause bien méritée, nous partons à l’ascension du cerro el Morado qui offre une vue splendide sur le village la montagne aux sept couleurs. Lors de la montée, nous sentons que nous sommes en altitude (2100m). Le soufle se fait plus court et le coeur bat vite. La vue est splendide.

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Nous passons ensuite au plus prêt de la montagne par le paseo de los colorades. Les couleurs sont fabuleuses.

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Le soir nous nous faisons un super resto, où nous goûtons aux specialités locales : soupe aux légumes et ceréales et viande de lama !! Tout cela au son enchanteur d’un gaucho et de sa musique traditionnelle.

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Tilcara

Après une bonne grasse mat et 40 min de bus, nous arrivons à Tilcara. Nous trouvons là une auberge toute mimi faite de murs rouges. Nous nous posons en terrasse et profitons de l’atmosphère paisible avant de partir à la découverte la Pucara, forteresse de l’époque inca.

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Cette ballade est aussi l’occasion de traverser un champ de cactus et de voir nos premiers lamas.

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Une petite sieste plus tard, nous sortons manger une parilla et boire du malbec de cafayate pour fêter notre dernière soirée en Argentine.

Plus nous sommes montés, plus les traits et la couleur de peau changent. Décidement, l’Argentine est un pays aux milles visages tant pour sa population que par la diversité de ses paysages. Nos quasi 6 semaines dans ce gigantesque pays auront été l’occasion de plusieurs émerveillements et grandes premières. Allez, maintenant allons voir ce que nous réserve la Bolivie et ses cholitas.

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Photographies par Charles Gerber.

Mendoza, road trip vers la Lune … et Mars

Mendoza

Après une nouvelle nuit passée dans le bus, nous arrivons à Mendoza. La mission classique démarre: trouver une auberge de jeunesse. Après avoir traversé le centre-ville en long en large et en travers, nous finissons par trouver notre bonheur, c’était pas simple ce coup ci! Les sacs se font lourds ces derniers temps!

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Cette ville est connue pour 2 choses:

  • Les vignobles: possibilité de faire le tour des bodegas pour faire des dégustations de vin
  • Point de départ pour les parcs naturels de Cuyo, notamment Ischigualasto (vallée de la lune) et Talampaya

Nous avons décidé que nous ne ferons pas les vignes, mais que nous ferons directement les 2 parcs. Le problème est qu’ils sont très éloignés de la ville et que le plus simple est de louer une voiture. Mais depuis que nous ne sommes plus que 2, la location est moins « rentable ». Nous décidons donc de prendre les renseignements pour une location, puis de trouver d’éventuels co-voitureurs.

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Finalement, après avoir fait toutes les agences de location, nous trouvons un très bon prix.

Le lendemain matin nous récupérons les clés, tous les 2, notre recherche de camarades de road trip n’ayant pas porté ses fruits.

Sur la route …

Dès le début de la route nous prenons une auto-stoppeuse, une prof de musique qui travaille dans les écoles des villages alentours, mais qui n’a pas de voiture. Notre parfait exercice d’espagnol du jour!

Nous re-voilà, comme au bon vieux temps, Anso et moi, seuls, sur des routes désertes qui nous rappellent quelques peu l’Australie (petite dédicace à Smoky!). Notamment sur la fameuse route 40 que nous suivons depuis notre entrée en Patagonie, la route 66 d’ici en quelques sorte.

Après pas moins de 4h de route, nous voici arrivés au premier stop prévu: difunte correa, un endroit comme on en voit peu! Il y a bien longtemps un miracle s’y serait produit et maintenant, tous les gens de la région, ou même de plus loin, viennent déposer tout type d’objets ou de photos, dans l’espoir de s’apporter les faveurs du saint de cette colline:

  • Plaques d’immatriculation
  • Maquettes de leur maison
  • Photos de leurs proches
  • Slips sales (non j’déconne)
  • ….

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La route continue de nous faire rêver, même si elle commence déjà à se faire un peu longue. Surtout compte tenu de la signalisation Argentine qui est plus que mauvaise dans ce coin du pays!!

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Nous arrivons enfin à San Augustin, petit village dans le quel nous avons prévu de dormir. Tout est complet et cher, alors que nous sommes dans le tr£/ du c%¨£§ de l’Argentine!! Il semblerait qu’en saison creuse, les auberges et hôtels se remplissent avec les ouvriers du coin! Nous finissons enfin par trouver notre bonheur pour un prix convenable.

Ischigualasto, la vallée de la lune

Le lendemain midi nous reprenons la route pour le premier parc (enfin): Ischigualasto, plus connu sous le nom de « valle de la luna ».

Quelques cactus plus loin, nous arrivons à l’entrée du parc! Le gérant du parc n’est autre qu’un vieux dinosaure squelettique!! HAAAAA!!

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Il semblerait en effet que l’un des premiers dinosaures de la planète ait été trouvé ici. Ce parc a un grand intérêt scientifique, en plus d’avoir des paysages à couper le souffle!

Nous attendons le dernier tour de la journée, histoire de profiter de la lumière du soleil couchant. La caravane de voitures se forme et c’est parti pour 3h00 dans le parc, chacun au volant de sa voiture.

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A chaque stop, tout le monde descend de son véhicule, écoute le guide, puis marche un peu. Le paysage est incroyable, il nous rappelle un peu la death valley aux Etats Unis que nous avions visité il y a 3 ans.

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Une fois rentrés du tour, nous attendons tous le verdict des guides: ce soir c’est la pleine lune, il sera peut être possible de visiter de nouveau la vallée de la lune, aux lueurs de cette dernière!!

21h30, c’est bon, on va pouvoir le faire! La caravane se forme de nouveau et nous sommes repartis. Etonnamment il y a plus de voitures ce soir que dans l’après-midi. Certains sur la route jouent le jeu et coupent les phares durant certains trajets, excellent!

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Le premier stop le guide nous emmène au même endroit que quelques heures plus tôt et nous sort le même speach … ça va pas le faire! Heureusement juste après nous enchainons avec 2 longues balades dans de nouveaux endroits du parc et là, la magie opère! Nous avons vraiment l’impression de nous balader sur notre chère lune!!

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Minuit, fin du tour, il est temps pour nous d’aller nous coucher … dans notre voiture, dans le camping du parc. Nous passerons la nuit seuls en plein désert, avec pour seuls compagnons les guanacos! Etonnamment, nous dormons mieux que la veille, il faut dire que les guanacos sont de meilleurs voisins de chambrée, ils ne regardent pas un match de foot en gueulant toute la nuit eux!

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Talampaya

Le lendemain matin nous partons pour le second parc, qui est  à une bonne 1h30 de route, raison pour la quelle nous avions camper au parc la veille. Cela nous a épargné 200km de route supplémentaire!

Pour ce parc, plusieurs options:

  • Monter dans un bus qui nous emmène dans le canyon en faisant quelques stops
  • Faire un combiné balade à pied dans un autre canyon puis en vélo dans le canyon principal

Nous choisissons l’option marche et vélo, on a envie de se dégourdir les jambes avec tout ce temps passé en voiture!

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Notre guide s’appelle Juan, ça fait 20 ans qu’il travail ici! Il semble très intéressé par notre expérience en Australie et surtout par les salaires que nous avons touchés 😛

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Le parc est magnifique, et là encore, il nous rappelle les paysages de l’ouest Américain.

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Malheureusement, dans ces 2 parcs, nous ne croiserons pas les fameux lapins géants de la région, mais seulement un magnifique renard, ainsi que quelques guanacos, fidèles au poste et toujours aussi peureux.

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La visite est déjà finie. Notre guide nous demande si nous pouvons le ramener chez lui, c’est sur notre route. Pas de problème, c’est l’occasion parfaite pour nous de pratiquer encore un peu plus notre espagnol.

Il semblerait que Juan ne pense pas que l’Argentine va gagner la coupe du monde mais que c’est …. la France qui sera championne!!

…. non j’rigole!! Il pense que se sera le Brésil ou l’Espagne … on verra!!

Nous le déposons dans son petit village et continuons notre longue route de retour vers Mendoza.

On a été victime de: … la ligue anti-légume d’Argentine! Les Argentins n’aiment tellement pas les légumes et les fruits qu’ils ont installé des barrages sur la route pour contrôler les automobilistes et les forcer à jeter leur pommes et banane fraîchement achetés!! En fait, comme en Australie, les légumes ne peuvent pas passer d’une région à une autre, probablement pour protéger les vignes de Mendoza. Il y a même des stations de désinfection des pneus de véhicules obligatoires et payantes!

La route est toujours magnifique, mais encore plus longue que le premier jour.

Ce n’est qu’après quelques rivières débordant sur la route et tempêtes de sable traversées; et surtout trop d’heures de conduite que nous arrivons à San Juan. Ce sera notre ultime étape, juste le temps d’un sommeil réparateur, avant de rendre la voiture le lendemain matin à Mendoza.

Une fois les clés rendues, nous grimpons dans le premier bus direction Salta.

Ce p’tit tour au pays des dinosaures était vraiment sympa!

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Photographies par Charles Gerber.

Sur la route des jésuites

Après 3h30 de bus, nous voici à San Ignacio où nous allons visiter les ruines de …… San Ignacio mini ! ruine jésuite, les mieux conservées et les plus importantes d’Argentine selon notre guide !

Comme prévu, nous passons également prendre les renseignements pour faire une excursion dans la réserve naturelle del iberia mais les 1000 pesos par personne demandés, pour un tour rapide, auront raison de notre envie de voir caimans et anacondas ….

San Ignacio Mini

Le premier coup d’oeil sur les ruines, nous fait penser aux temple d’Angkor pour la couleur rouge des pierre mais la comparaison s’arrête là.

Notre visite dans les ruines nous en apprend un peu plus sur le mode de vie de l’époque et pourquoi les locaux acceptaient de venir habiter dans ces missions et de se faire évangéliser. Dans un premier temps les jésuites ont offert aux Guarani leur liberté envers les colons espagnols et portugais, puis des outils, un savoir-faire.

Jusqu’à 20 tribus differentes pouvaient cohabiter au sein de la mission. Les couronnes espagnoles et portuguaises n’appréciant pas le pouvoir grandissant de ces missions, chassèrent les jésuites et les missions  soit furent placées sous l’ordre des franciscains, soit furent abandonnées.

La fin d’après midi approche et il est temps pour nous de reprendre un bus pour Cordoba.

Cordoba

Nous arrivons un samedi sous la pluie et avec comme challenge d’être à 12h à la visite de le collège de Monserrat sinon, il nous faudra attendre un mardi pour visiter ce collège jésuite toujours en fonctionnemant aujourd’hui. Pari réussi !

Le bâtiment est très beau et notre guide prend soin de parler doucement et on comprend (presque) tout !! 🙂 Finira-t-on bilingue? peut-être pas mais on s’améliore 🙂 Idéalement situé entre Lima et la côte atlantique, le collège formait les jésuites qui voulaient travailler par la suite dans les misisons. On découvre également de vieux objets scientifiques comme un des premiers thermomètres, un appareil pour mesurer le voltage ….

Attention féministes ne lisez pas la suite : Il aura fallu attendre 1998 pour que le collège soit mixte – tant élèves que professeurs !

L’ après midi le contre-coup du vaccin contre la fièvre jaune se fait sentir et nous nous reposerons avant de sortir boire un verre et dîner vers 22h (on est des vrais argentins maintenant). On recommande d’ailleurs Los infernales de Guemes et le quartier autour de la rue Belgrano pour sortir.

Le lendemain le temps n’est toujours pas de la partie et nous choisissons de nous reposer et oui c’est fatiguant de voyager et de ne sortir qu’en fin d’après midi pour la super feria artesanal Paseo del Arte. En déambulant dans les rues nous tombons sur un petit passage et Alfonsina – the place to be – un dimanche pendant la feria. Tous sont là à blablater autour d’un mate – la boisson emblématique.

Nous commandons donc ….. Un mate, pardis et apprenons comment concocter proprement cette boisson.

Recette du Mate parfait: Mettre le thé jusqu’en haut du filtre de la bombilla (sorte de paille) puis verser petit à petit de l’eau !

On est au top mais, encore sous le deuxième effet kisscool de notre soirée de la veille et du vaccin, nous ne nous coucherons pas tard.

Pour notre troisième et dernier jour à Cordoba, nous visiterons le museo de Arte religioso Juan de Tejeda, un des plus anciens monastères d’Amérique du sud et nous prélasserons dans la ville et ses jardins avant de reprendre un bus pour Mendoza.

Photographies par Charles Gerber.

Un petit tour en Uruguay

Après un « au revoir » matinal à nos compagnons de routes, nous nous dirigeons vers le terminal de Buquebus. Le passage de frontière est simple et nous embarquons sur un gros catamaran avec dutyfree et flipper… pour 3 heure de traversée sur le Rio de la Plata.

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Colonia de Sacramento

A peine débarqués, nous nous mettons en quête de notre auberge de jeunesse. Puis, tous les renseignements pris, nous partons à la découverte du centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville, fondée par les portuguais en 1680, avait pour fonction de par sa localisation, de contrer l’empire espagnole. Disputée pendant un siècle, elle fut perdue par ses fondateurs et offre un mélange des styles portuguais, espagnol et postcolonial.

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Nous déjeunons en terrasse, à écouter un groupe local dans ce décor pittoresque.

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Nous nous perdons dans les petites ruelles à la recherche de cette époque perdue.

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Attention cependant de bien regarder où l’on met les pieds, le pavage de la rue n’est pas des mieux réalisés !CGP_20140503201333_22

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Montevideo

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Le lendemain, direction la capitale de l’Uruguay!

Après 2h30 de bus, où il semblerait qu’il est interdit de … boire du mate, nous débarquons dans une sublime auberge de jeunesse (Macanudo) et partons à la découverte de la ville si ce n’est un hic. Il est 14h30 et apparement le dimanche tout ferme à 16h!! Ok, nous partons donc vite à la découverte de la féria de Tristan Narvaja, des bâtiments de la rue du 18 juillet et de la fontaine des amoureux.

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Ce qui nous frappe ici, outre la forme différente des « mate » (forme fusée comme dirait Charles), c’est surtout qu’ici contrairement à BA, beaucoup se baladent avec leur thermos sous un bras et leur mate dans l’autre.

Pour notre troisième et dernier jour en Uruguay, nous visitons la ville avec un « tour for tips »! Et encore une fois c’est très enrichissant. Nous apprendrons que le nom de la ville aurait deux origines possibles :

  • lorsque les portugais seraient arrivés aux abords de la ville, ils auraient dit « Monte vide eu » qui signifie « je vois une montagne » et la déformation aurait ensuite donné Montevideo
  • lorsque les espagnols seraient arrivés aux abords, ils auraient compté 6 monts et baptisé le lieu « Monte VI de Este a Oeste », soit « les six monts d’est en ouest » et la déformation … Vous connaissez la suite

La ville a d’ailleurs été peuplée grâce à un accord passé entre le pays et les îles canaries. Pour 100 tonnes de nourritures envoyées 10 familles devaient venir s’installer à Montevideo! Bon deal, non? L’architecture de certains bâtiments n’a rien à envie à celle européenne, ni même à Los Angeles, puisque les uruguayens ont leur « walk of fame » où même Mandela est présent.

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Après un petit tour au marché, s’achève notre visite de l’Uruguay. Les chutes d’Iguazu nous attendent …CGP_20140505130435_50

La minute politique: José Mujica, le président actuel,  surnommé « Pépé », se distingue par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucía Topolansky, à des fins commerciales, et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des « petits entrepreneurs », conservant pour lui-même l’équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Il vient d’ailleurs au palais présidentiel avec sa petite coccinelle rouge, qu’il possède depuis plus de 20 ans! 

 

Photographies par Charles Gerber.

Buenos Aires

1er jour, la fièvre du tango est en nous

Nous y sommes, la capitale la plus européenne d’Amérique du sud est à nos pieds. Pour nos deux 1er jours, nous décidons de nous poser dans le quartier de Palermo. Vu notre côté branchouille ;), nous optons pour Palermo Soho. On est pas encore assez bling bling pour Palermo Hollywood!

Pour commencer en beauté nos 9 jours dans la capitale, Charles nous a trouvé …. un cours de tango gratuit pour dans la soirée. C’est décidé, on s’y teste. Et, même si nous sommes un peu maladroit, que nos pieds ne sont pas toujours placés là où il faudrait (comprendre sur ceux de son ou sa partenaire), nous tombons sous le charme de la musique, de la danse et aussi de la prof!

A la fin de la classe nous avons le droit à une démonstration de tango de la prof avec un de ces partenaires. La salle tombe, filles comme garçons, amoureux, le temps de cette danse.

C’est décidé, nous reviendrons!

Jour 2, le plaisir retrouvé des déjeuners en terrasse

Après un petit déj 100% dulche de leche, nous arpentons le quartier de Palermo: le jardin botanique, les ruelles et leurs boutiques, les petites places. Tout est mignon et stylé et comme le soleil brille, nous en profitons pour lézarder sur notre terrasse au soleil pour le déjeuner. On fait le plein de vitamine D tout en essayant de se caler sur les horaires des argentins. C’est qu’ils vivent tard : le déj est entre 13h et 15h, le diner commence à 21h et ils ne vont pas en boite avant 4h du mat´ ! Changement de rythme radical par rapport au rando/dodo!

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Le soir venu, nous avons un pubcrawl/barathon de prévu qui ne commence qu’à 23h. On essaye de tenir, mais, nous sortirons prendre un verre avant dans un sublime bar/resto qui me fait penser à Depur mais, qui là, en l’occurrence s’appelle Sheldon. Puis direction le bar de rencontre pour bière et pizza. Nous resterons un peu trop longtemps avant d’enchainer sur 2 supers bars : la adorara et el chupito! 4h20 ola mais il est temps d’aller en boite! Nous irons, après être passés par un « portique anti-arme », nous déhancher sur de la musique latino avant de tomber dans un sommeil profond.

Jour 3, appelez nous buenos aérien, buenos aérienne

Nous posons nos affaires pour la semaine dans un très bel appartement dans San Telmo, un des plus vieux quartiers de la ville avec de nombreuses maisons coloniales. Après avoir défait nos sacs – ahhhh un placard -, nous déjeunerons dans el pasaje de la Defancia, typique de l’architecture du quartier.

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Certaines séquelles de la veille, fatigue principalement, se faisant sentir nous nous poserons et nous préparerons une bonne ratatouille avant de sortir prendre un verre dans un des bars du quartier, le Seddon, qui deviendra un peu notre QG!

 Jour 4, Sophie est là 🙂

Une nouvelle tête connue nous rejoint 🙂 Sophie arrive toute pimpante et après un bon brunch tous ensemble fait de crêpes, d’avocats et d’un point sur « la vie parisienne », nous nous dirigeons vers la féria de San Telmo. Le marché est immense et fait de créations en tout genre : bijoux, mate, toile…. Mais aussi antiquités. Le quartier est notamment connu pour ses antiquaires.

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Tout le monde est de sortie pour cette féria, les rues sont remplies. Il semblerait qu’il y ait des férias comme celle-ci dans plusieurs quartiers de la ville.

Pour nous c’est l’occasion parfaite pour continuer nos collections de bracelet et de visiter le quartier, dans lequel l’art de rue est aussi très présent.

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Jour 5, les argentins aiment les superlatifs

Nous attaquons la semaine par un petit « tour for tip » (Demasiado tour), que nous avons maintenant l’habitude de faire dès que nous arrivons dans une nouvelle ville.

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Après une relève de la garde un peu timide, contrairement à celle de Londres, ici les gardes partent juste dans la rue et d’autres arrivent, comme quelqu’un de normal qui quitte le bureau en gros.

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Notre guide, nous balade dans notre quartier et devant tous les monuments de cette partie de la ville. Le tout est agrémenté de pleins d’anecdotes sur l’histoire Argentine et notamment la période néfaste du gouvernement militaire des années 70-80, les « grand-mères » ou « abuelas » qui manifestaient tous les jours pour récupérer leurs petits enfants enlevés avec leurs mères! Pour ceux qui voudraient en savoir plus je recommande le livre « Luz, ou le temps sauvage ».

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Il nous a dit que: toutes les chansons de tango parlent d’un homme qui pleure! Il semblerait que les hommes argentins soient sensibles!

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Il nous a aussi dit que: les argentins aimeraient dire qu’ils ont la/le plus grand(e)s, larg(e)s avenues au monde, fleuves,les plus belles femmes … Il nous encourage d’ailleurs à lui poser toutes les questions que nous souhaitons, s’il n’a pas la réponse, il inventera un mensonge 😉

Remarquez vous quelque chose d’étrange sur cette photo?

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Non? …. Regardez-mieux

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Vous la voyez? Il semblerait qu’elle été construite ici par le patron qui travaillait dans le building en dessous. Comme tout Argentin il aimait faire la sieste l’après-midi, il a donc décidé de se construire un petit coin de paradis, non loin du boulot afin de pouvoir pratiquer la sieste quotidienne sans problème. Plutôt pas mal non?

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En parlant de sieste, il est temps de faire la nôtre, ce soir c’est notre 2ème leçon de tango, 1ère pour Sophie.

Après 45min de bouchons en taxi, Buenos Aires ne semble pas épargnée par le trafic, malgré tous les taxis présents ici, nous arrivons au cours de tango.

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Cette fois ci nous passons au niveau suivant: nous apprenons le « ocho »! Attention ça déménage! Nous passons un excellent moment, plus les garçons ont l’occasion de danser avec toutes les filles de la classe…. et même la prof, les veinards!

En fin de leçon une autre démonstration nous fera fondre sur place.

Après tant d’exercices, nous avons bien mérité un petit verre dans notre ancien quartier: Palermo.

Jour 6, serions-nous à Paris ?

Le précédent « tour for tip » nous ayant conquis, nous partons pour la 2ème version de ce tour. Notre guide aujourd’hui sera Gonzualo, il nous amènera notamment dans le quartier de Recoleta, voir le « Paris » de Buenos Aires, ainsi que le fameux cimetière de la ville.

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Avis à tous les Parisiens: si un jour vous prenez un vol Paris-Buenos Aires, ne soyez pas étonnés d’avoir l’impression de ne pas avoir quitté notre chère capitale. Il y a un gros air de ressemblance dans certains quartiers.Logique, Gonzualo nous explique qu’à une certaine époque, certains argentins souhaitaient Paris comme modèle pour Buenos Aires et faisaient venir des architectes Parisiens dans ce but.

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La visite est, comme toujours, très intéressante. Nous en profitons pour enchainer avec le musée des beaux arts. Joli, même si trop peu de murs sont dédiés aux artistes sud américains à notre goût.

Jour 7, zêtes sûr que c’est pas Paris?!

Cette journée est, ce qu’on appelle depuis quelques temps maintenant, une « journée mission ». Nous avons pour objectifs de trouver un bureau Moneygram pour retirer des pesos Argentins avec un taux intéressant.

Une fois le tout réalisé, nous passons simplement la journée, tous les 2, à nous balader dans les rues, tout en dégustant une délicieuse glace au dulce de leche avec des amandes enrobées de chocolat – MIAM ! Cette ville nous fait toujours penser à ce Paris que nous avons quitté il y a maintenant 1 an et demi.

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Ils ont poussé la ressemblance jusque dans les pigeons!

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Jour 8, la Boca

Aujourd’hui c’est jour férié en Argentine (1er mai) et nous pouvons le constater rapidement: plus de voitures, plus de taxis … plus personne dans les rues.

La Boca

Après avoir trouvé les 2 seuls taxis qui travaillent aujourd’hui, nous arrivons au fameux quartier coloré de la « Boca » ou devrais-je dire « la republica de la Boca ».

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Le quartier est très (trop) touristique, à peine arrivé sur place, de (fausses) danseuses et de (faux) danseurs vous mettent un chapeau sur la tête et vous demande si vous voulez une photo … moyennant finance bien sûr! On a un peu l’impression d’être à la tour Eiffel, sauf que les vendeurs de mini tour eiffel sont ici de faux danseurs de tango et que le marron de la tour est remplacée par les couleurs flashy de la Boca!

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Le tour à la Boca est très sympa, même si très rapide. Comme on nous a dit, nous évitons de sortir des sentiers battus, il semblerait que les vols soient fréquents auprès des touristes un peu trop curieux, dommage! Un petit verre et nous voilà de nouveau dans un taxi.

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Petit coups de stress quand le taxi ne prend pas le même chemin qu’à l’aller et nous fait passer sous des autoroutes, nous voilà dans les bidons-villes! L’espace de quelques secondes nous nous mettons sur nos gardes, mais rien à craindre, il semblerait que ce soit la route normal pour retourner en ville.

Ce midi nous testons la fameuse parilla (barbecue) avec le fameux boeuf argentin. Et nous y voilà, seul devant les 250g ou 500g de viande … mmmhh… c’est bon mais ….. comment dire pas léger!!

Un petit tango sur la place sur des cafés nous aide à digérer!

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Puerto Madero

Dans l’après-midi, nous irons nous promener dans le quartier de Puerto Madero, anciennement le quartier du port qui a été réhabilité ! Puis nous réserverons nos billets de bateau pour l’Uruguay et Colonia del Sacramento avec Buquebus. Le soir venu, nous rencontrerons Emile, une argentin adorable qu’Hélène et Vincent avait rencontré en Mongolie.

Jour 9, de Saint Exupery à Mario Testino

Pour notre dernière journée dans la capitale, nous profiterons de la journée pour nous balader, sans réel objectif, dans les rues, un peu comme si nous habitions ici… en même temps ça fait une semaine que c’est un peu le cas 😉

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En fin d’après-midi nous allons nous balader dans les parcs où des oeuvres faites à l’aide de matériaux de récup’ comme un avion mais aussi Le Petit Prince.

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Nous faisons ensuite un tour au Malba et à l’exposition photo de Mario Testino, un photographe de mode d’origine Péruvienne. Les photos sont extraordinaires!

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La séparation

Le lendemain matin nous partons tôt, nous avons un bateau direction l’Uruguay. Vincent, Hélène et Sophie fileront à Iguazu dans l’après-midi. C’est donc maintenant que nos routes se séparent, après 3 mois de voyage ensemble!

Bon voyage les amis et à très vite pour de nouvelles aventures 🙂

Photographies par Charles Gerber.

Orgie de chocolat à Bariloche

Quoi de mieux pour fêter Pâques que d’être dans la ville du chocolat argentine aka San Carlos de Bariloche! Nous arrivons après 30h de bus à 7h30 du mat…. ah se dégourdir les jambes ça fait du bien! Après avoir trouvé un dorm dans une guest house très sympa, faut pas faire les difficile car la ville est remplie de touristes en ce week end Pascal, nous décidons de visiter le coin en vélo.

Le circuit chico et le cerro Campanario

Nous ferons chauffer nos cuisses et mollets pour notre plus grand plaisir sur 27 km de montées et descentes autour des lacs et monts enneigés de Bariloche. 2 jours d’inactivité fallait bien se rattraper!

On se croirait en Autriche ou en Suisse, non?

Pour nous achever, nous décidons de grimper en haut du cerro Campanarion, une des 10 plus belles vu au monde selon National Geographic, rien que ça. On commence l’ascension et là, je peux dire qu’après 27 km de vélo avec des montés et des descentes, j’espère fortement que les décideurs de « TOP vues »  de National Geographic aient bon goût car ça tire et bordel ça grimpe! 30 min et quelques « pffff », « la vache ça grimpe », « sérieux encore une montée?! » plus tard nous sommes bouches bées. La vue est vraiment sublime et un café nous attend. Oh joie de la pause avec vue …. mais pas pour longtemps car nous nous faisons virer 2 min après avoir achetées nos boissons 😦

Mais tout vient à point à qui sait attendre. Pour nous récompenser de notre journée, nous nous offrons, après une bonne douche, une fondue 🙂 🙂  J’en rêve, mes papilles sont en alerte… quasi 2 ans sans raclette, tartiflette ou fondue… imaginez un peu … La fondue est bonne et permet de satisfaire le manque, mais n’arrive pas à la cheville de notre version française, qui figure définitivement sur la liste des repas à faire à notre retour!

Le lendemain, nous nous faisons plaisir : grasse mat’ ah 🙂 mais surtout chocolat! Un des spécialités de Bariloche et le chocolat « en rama » (en banche) et en ce week end Pascal, je vous dis pas l’effervescence dans toutes les chocolateries de la ville.  MIAM, en plus y en a au dulche de leche. On ne fera pas que manger du chocolat, quoique … on organisera aussi notre journée de demain pour visiter la région des 7 lacs.

Attention moment émotion: Charles m’offrira une cocote en chocolat qu’il cachera dans le dortoir … ohh, c’est mignon

La routes des 7 lacs

Les clés de la voiture de loc’ en poche, nous nous dirigeons vers Villa La Agostura. Là encore, nous sommes chanceux, le soleil brille, brille, brille.

La route nous emmène comme son nom l’indique à la découverte de 7 lacs à l’eau transparente. Les montagnes environnantes se reflètent au fur et à mesure où nous avançons. Sublime!

Puis, après une petite compétition de ricochets dans un des lacs, nous bifurquons pour retourner vers Bariloche et là surprise, le paysage est totalement différent. Désertique même! Il nous subjugue plus encore que les lacs pour lesquels nous étions venus!!

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Le lendemain, nous ferons un dernier tour en ville avant de prendre la direction de la péninsule Valdès, la chasse aux orques va pouvoir commencer!

Photographies par Charles Gerber.