Chiloé … Un beau plan B

Notre bus nous dépose à Puerto Montt, arrêt « technique » prévu ici.

Puerto Montt

Sur le papier Puerto Montt n’a rien de vraiment excitant et pas grand chose à y faire semblerait il. Cependant l’arrêt y est impératif pour la suite de notre.

C’est probablement la ville où notre périple va se séparer de celui d’Hélène et Vincent:

  • leur programme: descendre la Patagonie Chilienne en bus, ce qui implique de passer alternativement du côté Argentin, les routes côté Chilien étant inexistantes dans certaines parties.
  • notre programme: descendre la Patagonie en bateau, puis la remonter en bus côté Argentin. La « croisière » se ferait sur un bateau de fret qui transporte aussi des touristes, il passerait dans les fjords et au plus proche de certains glaciers, et durerait 4 jours. Il arriverait à Puerto Natales et partirait de Puerto Montt, d’où l’utilité de cet arrêt.

La ville

Après avoir trouvé notre hôtel (miteux), nous partons à la découverte (rapide) de la ville. Nous tombons rapidement sur un « agglomérat » charmant de vieilles maisons de pêcheurs. Nous y déjeunons un plat typique: « Paella marina », qui est une soupe remplie de tout ce qu’ils pêchent ici (moules, crabes, poissons …). Délicieux, l’odeur de friture incrustée dans les vêtements et les cheveux un peu moins :-/

Le petit tour au marché local finira de nous prouver que ce stop ne sera finalement pas que « technique ».

Arrêt technique

2 missions aujourd’hui:

  • Prendre et réserver le (fameux) bateau
  • Récupérer des dollars (qui nous serviront en Argentine … nous vous expliquerons une autre fois)

La prise d’informations sur le bateau (compagnie Navimag) dans un mix Espagnol-Anglais est laborieuse. Finalement nous prenons la décision de ne pas le prendre, pour les raisons suivantes:

  • Le prix du bateau est 400$ (pour 4 jours, 3 nuits en cabine 4 personnes, nourriture inclue), au lieu des 250-300$ indiqués dans notre guide. Il semblerait que ce soit dû à changement de bateau
  • Le bateau transportera beaucoup de bétail (300 bêtes), notre lonely planet nous avait mis en garde en disant que l’odeur générée était plus que désagréable
  • Que 6 passagers sont prévus pour ce trajet, il nous faudrait des gens à qui parler durant ces 4 jours!!
  • Et surtout (condition éliminatoire!): du fait de la saison creuse, le bateau change son itinéraire et passe plus au large et non plus au plus prêt des glaciers! Et nous nous sommes là pour les glaciers!

Du coup plan B (toujours avoir un bon plan B est la règle dans ce genre de voyage): nous « suivrons » Vincent et Hélène à Chiloé, puis prendrons un autre bateau, moins long, mais beaucoup moins cher, qui passe dans les fjords (c’est déjà ça 😉 )!

Chiloé

Du coup le lendemain matin nous embarquons, toujours tous les 4, en direction de l’île de Chiloé. Cette île est connue pour ses nombreuses églises en bois (fantasques) classées au patrimoine de l’Unesco.

Nous arrivons dans la ville de Castro, dans laquelle l’église est très originale: elle est peinte en jaune, violet, rouge et une touche de blanc! Très jolie!

Cette ville à aussi pour particularité ses habitations typiques de pêcheurs: les palafitos. Des maisons colorées, côté rue elles semblent normales, mais dès que nous passons côté mer, nous constatons qu’une partie de la maison est sur pilotis.

Après un petit après-midi balade (sous le soleil), un petit dîner dans un restaurant typique, nous allons rapidement nous coucher dans notre bel hôtel (grâce aux talents d’Anso nous dormons grand confort, pour pas plus cher que d’habitude!).

7h30 du matin, le réveil sonne, nous avons loué une voiture pour la journée afin de visiter l’île et d’aller voir quelques églises (location pour la journée 60 euros! avec l’essence, à 4, ça vaut le coup!).

Les églises

Dans la journée nous verrons une dizaine d’églises, bien qu’elles soient toutes construites sur la même base, toutes ont une particularité.

Les églises

Ma préférée reste celle de Castro.

Un peu de vie locale …

Dans un des villages où nous passons, nous avons l’occasion de discuter avec un pêcheur local à la retraite, bien sympathique. Il nous prend pour des étudiants qui voyagent et profitent de la vie, grâce à l’argent de leurs parents … mouais ok.

… mais point trop n’en faut

Juste après notre discussion avec notre pêcheur préféré, nous nous faisons alpaguer par un artiste du coin, il nous invite à venir assister à un spectacle qui va commencer sur le champ. Nous finissons par accepter, pourquoi pas un peu de musique locale. Nous arrivons dans une (toute petite) salle municipale. Le maire du village prend la parole pendant 20 min, il ne manque pas de mentionner à son assemblée (de 10 personnes) la présence de Français « coucou ». Un autre prend la parole, puis un autre, puis un autre par webcam … trop c’est trop, déjà 40 minutes que nous sommes ici et nous n’avons entendu du blabla que nous ne comprenons à peine. Leadés par Vincent, nous sortons, un peu gênés, de la salle en plein milieu de la séance de webcam, dommage pour la musique … si elle arrivait un jour!

Le parc national de Chiloé

Un petit tour par le parc national de Chiloé nous permet d’apprécier la végétation et les côtes sauvages de l’île.

Repos

Le lendemain c’est grasse matinée et balade dans les rues de Castro, en attendant le bus de 18h30 qui doit nous emmener à Quellon, au sud de l’île, d’où nous prendrons un bateau direction Puerto Chacabuco.

Nous sommes toujours tous les 4, et oui toujours, après nous être greffé à leur trajet en les suivant à Chiloé, au tour de Vincent et Hélène de nous suivre dans nos envies de navigation … il semblerait que le destin veuille nous voir continuer le voyage tous les 4 encore quelques temps.

 

Photographies par Charles Gerber.

Pùcon – ascension du Villarrica

Première nuit passée dans un bus Chilien, et première remarque: ils sont beaucoup plus confortables que ceux que nous avons pris en Asie, pas vraiment pour la qualité du bus, mais plutôt pour la qualité des routes, nous ne sommes pas secoués dans tous les sens. Tant mieux par ce qu’il y avait tout de même 12h de route pour rejoindre Pùcon depuis Valparaïso!

Pùcon

Nous arrivons donc à Pùcon de bon matin, sous une pluie battante! Il fait froid, gris, la ville ressemble à un village de montagne en France, bloqué dans les années 70. Vite allons nous réfugier dans le premier hôtel que nous trouvons!

Une fois la chambre (pour 4) trouvée, ainsi que le petit « bullage » effectué, sieste pour les uns, wifi pour les autres, nous partons à la recherche d’informations! LE truc à faire ici c’est l’ascension du volcan (toujours en activité) Villarrica! On peut l’apercevoir depuis les rues de la ville qu’il surplombe, couvert de son manteau blanc … Ca donne envie de le monter, surtout que la particularité de cette ascension est la descente, effectuée en luge pour la plus grande partie!

Après avoir comparé les prix nous trouvons un guide sympa qui pratique les tarifs les plus intéressants de la ville (backpacker adventurers). Il nous annonce que le temps devrait permettre l’excursion demain, mais que rien n’est sûr! Nous devons repasser ce soir, 8h00 pour qu’il nous confirme. Nous croisons les doigts! La rencontre avec des Français, qui eux, attendent depuis 4 jours que le temps se dégage pour monter le maître de la vallée, nous fait penser que ce n’est pas gagné!

En attendant il est temps de se chouchouter!

Les termes de « Los Pozones »

Histoire de faire une activité dans la journée, nous décidons d’aller nous reposer aux fameuses termes « Los Pozones ». Après 45 min de mini-bus avec le patron de notre hôtel qui se prend pour Alonso, nous arrivons aux dites termes. Le cadre est magnifique et l’eau délicieusement chaude! Quelle bonheur de se relaxer dans les bassins d’eau chaude, en plein air, alors qu’il fait froid et pluvieux dehors!

On nous a dit que: Ces termes sont célèbres notamment la nuit car nous pouvons y admirer les étoiles tout en se relaxant! Etant donné la météo du moment nous avons décidé de le faire en après-midi, les nuages venant perturber le ballet d’étoiles.

L’heure du verdict

… 8h00 (du soir), le verdict arrive, les Français ont la banane, c’est bon nous allons le monter ce volcan! Rendez-vous demain matin, 7h30, pour l’ultime confirmation (rien n’est encore sûr! Surtout que beaucoup d’autres guides de la ville décident d’annuler les randonnées de demain).

7h30 du matin, nous ne sommes plus sûr de monter! Quasi-personne ne le monte dans les autres agences. Notre guide passe un dernier coup de fils et nous annonce que … nous pouvons monter!

Villarrica – l’ascension du volcan blanc

Chargés de tout le matériel nécessaire pour l’ascension (pioche, crampons, chaussures marche, pelle-luge(?) …), nous embarquons pour le mini-bus qui nous dépose au pied de la bête. C’est parti pour 5/6 heures de montée, les pieds dans la neige.

L’ascension se fait sans (trop) difficulté. Les guides sont justes pressés, pourquoi? Rendus au sommet nous comprenons: les nuages se sont invités à la fête et rendent le cratère, pourtant juste sous nos pieds, INVISIBLE! DECEPTION! A une heure près nous l’aurions vu!

Il est temps de sécher nos larmes et de nous préparer pour la descente! Sur-pantalon, casque, pelle-luge accrochée à la ceinture … nous sommes prêts pour la descente, qui s’annonce TOP!

5min de luge, 5 min de marche … tout du long du volcan. Les nuages laissent vite place au ciel bleu de nouveau, mais peu nous importe maintenant! Ce qui nous (m’) importe c’est de griller Vincent à la course de LUGES!!! YIPPPIIEEEE!!

Nous arrivons en bas du volcan trempés, mais avec le sourire aux lèvres! C’était tellement excellent que nous en oublions (presque) que nous n’avons pas vu le cratère du volcan (il parait qu’on peut y voir de la lave en fusion parfois!).

Au final nous sommes descendu en seulement 2h00 ce que nous avons mis 5h00 à monter.

En quittant la ville le lendemain matin nous croisons notre guide, il nous annonce que les ascensions n’auront pas lieux aujourd’hui, malgré un soleil radieux, nous avons été (encore un fois) chanceux avec la météo!

En montant dans le bus pour Puerto Mont, la nouvelle étape, nous jetons un dernier regard sur le Villarrica, comme peint au dessus des maisons … et dire que nous l’avons monté!

 

Photographies par Charles Gerber.

Valparaiso la bohème

Nous arrivons en début d’après midi à notre auberge où nous attend un coquet appartement pour 4. Pas une minute à perdre, nous avalons un empenada et partons vers la place central où nous attend un Guide Wally (cf Santiago).

La ville est charmante et hétéroclite de par toutes les couleurs de maisons et leurs architectures modernes, fastes et simples. Les matériaux utilisés changent aussi selon les endroits : bois, toile, béton. Nous arpentons la ville avec notre guide en imaginant le passé de cette ville portuaire important avant l’ouverture du canal de Panama (1914). Les restes des maisons luxueuses et des hôtels chics de la grande époque sont encore visible malgré un fort état de décrépitude.

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Nous prenons ensuite un funiculaire pour nous rendre dans les cerro alegre et conception. La ville étant principalement  construite sur le montagne des funiculaires aident à monter :). Là, la ville, notamment cette partie, classée patrimoine mondial à l’UNESCO, nous montre le côté bohème et arty de la ville. Une multitude de graf, tous plus beaux, plus originaux les uns que les autres se succèdent.

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Les escaliers colorés nous guident également dans notre découverte de la ville. Nous sommes pris sous le charme. La visite se termine cette fois par un pisco sour. Le soir même, nous participons à une dégustation de vins chiliens : cramenère, cabernet sauvignon, malbec…. 12 bouteilles pour 14 personnes. Le plaisir de déguster des vins de qualité mélangé à l’enivrement, m’amène à parler espagnol, enfin à essayer ! Bilingue pour une soirée je vous dis !

Le lendemain, Vincent et moi, ayant perdu à « chifoumi » ou « katchipoum » pour les locaux, nous partons faire les courses du petit déj et préparons à nos deux moitiés préférées un gros petit déjeuner – miam ! Après ce plein d’énergie, nous parcourons le musée à ciel ouvert composé de fresques murales et prenons de la hauteur en arpentant une des rues de la ville qui passe entre les différents « cerro » (butte/colline).

Le soir venu, nous découvrons notre deuxième appart, encore plus beau que le premier avec canap de compère’ et terrasse avec une sublime vue.

Il ne nous en faut pas plus pour nous décider de rester diner là et de regarder un film cosy, cosy!  Comment ça , vous penser que c’est parce qu’il faut qu’on se remette de la veille ??

Pour notre dernier jour, nous flânons, dans les rues, notamment le marché local, et profitons de l’ambiance qui règne, avant d’aller prendre notre bus de nuit. Nous flânons vers le port et la place de 21 de mayo (devinerez-vous ce que ça veut dire ?)

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Allez, au revoir Valparaiso, et bonjour la région de lacs, le volcan de Villarica nous attend.

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Photographies par Charles Gerber.

Bienvenido a Chile

 

11h46, soit 5h avant avoir décollé d’Auckland, nous attérissons à Santiago. Et oui même avec un vol de 11h, nous avons voyagé dans le temps et pouvons revivre notre mardi 25 mars dans une toute autre ville.

« Mais Marty! Tu n’arrives pas à penser en 4 dimensions! Il sera hier quand tu arrivera à Santiago! »  

Santiago

Nous passons principalement notre après midi à nous remettre de notre petite nuit. Après une sieste d’une heure et un plouf dans l’eau gelée de la piscine, nous voilà parti à la découverte de la vie nocturne. Vincent et Hélène ont rendez-vous avec un de leur pote d’école et nous nous greffons à eux pour partager tapas et boissons locales : un pisco sour (eau de vie de raisin, jus de citron, sucre glace, blanc d’oeuf et glace pilée) pour les garçons et à la découverte du Cramenère (vin rouge chilien) pour les filles.

1er jour en amerique du sud

Le lendemain, d’attaque après une bonne nuit de sommeil, nous nous dirigeons vers le musée  des droits de l’homme qui raconte le coup d’état de Pinochet et les années qui s’en suivèrent, jusqu’au procès. Principalement en espagnol, la qualité de mon espagnol naissant aura raison de mon intérêt pour ce musée. Et oui, apprendre une nouvelle langue n’est pas si simple!

Nous nous dirigeons ensuite, vers le marché central où après avoir dégusté notre première Empanada, d’une longue série à venir, nous allons tester dans le bar/resto le plus emblématique de la ville – La Piojera – le fameux cocktail Terremoto (aka tremblement de terre). Réalisé avec du vin blanc, du fernet et ou de la grenadine et de la glace à l’ananas, ce breuvage comme vous vous en doutez est traitre.

Nous repartons sans avoir les jambes trop tremblante vers le quartier de Bellavista et le cerro San Cristobal. Nous arrivons à la hauteur de la maison de Pablo Neruda, puis prendrons le funiculaire pour avoir une vue sur la cordillière des andes. Nous la devinons derrière les particules de brumes/pollution.

Nous redescendons dans le quartier animé de Bellavista pour goûter la bière locale et les spécialites.

Ce sera salades, crevettes et Lomo a lo pobre – plat composé de viande, frites, ognons frits et d’oeufs sur le plat! Heureusement qu’on partage. Repus, nous nous calons gentillement à nos nouveaux horaires.

Nous remarquons également le côté artistique des chiliens. La ville est colorée, pas autant que dans notre imaginaire peut-être mais il y a plein de jolis grafitis.

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Les us et coutumes chiliennes

Pour notre deuxième journée, nous décidons de faire un tour guidée de la ville avec les Wallys : des guides habillés avec un haut à rayures comme celui de « où est charlie » que l’on paye uniquement en pourboire. Celui du matin nous emmène à travers les habitudes des habitants et nous fera découvrir leurs croyances.

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Même si pour les 2/3 d’entre eux, les chiliens sont catholiques, les superstitions/ croyances sont très présentes, par exemple :

  • Si ta fourchette tombe sur le sol, tu seras demandé(e) en mariage dans les 6 mois.
  • Boire dans un verre ébréché/cassé portera malheur à ton/ta bien aimé(e)
  • Si la paume de ta main te picotte, gratte la avec un billet et l’argent viendra

Nous découvrons lors de la visite des marchés que l’architecture du marché central est celle de Montevideo en Uruguay et inversement. En effet, lors de la livraison, il y a eu échange ! A travers ces trois marchés où nous découvrons de nouvelles formes et couleurs de fruits et légumes, nous comprenons également que la cuisine péruvienne a une part importante dans la culture chilienne.

C’est pas tout ça, mais marcher ça creuse. Place à la dégustation avec une sopaipilla -galette frite à la courge recouverte selon les envies de ketchup, moutarde, sauce tomate épicée à la coriandre – avant de découvrir le cimetière général.

Là, c’est tout d’abord la taille du cimetière qui frappe. Apparement grand comme 117 stades de foot, les chiliens aiment venir se receuillir, se promener(un peu comme au Père Lachaise) mais aussi fêter les grands moments de l’année avec leurs proches disparus où encore demander une faveur à un Animita. Un Animita est un saint qui a été décidé par la population. Ainsi un ancien président du chili qui a fait bcp en terme d’éducation et devenu l’animita à qui tout chilien s’adresse – par le biais de prières ou de papiers déposés – lorsqu’il souhaite réussir un examen.

On nous a dit que: les chiliens ne se font pas forcément enterrer en famille. Certains d’entre eux souhaitentse faire enterrer avec leur corporation. Ainsi, il y a dans le cimetière le mausolé de pompiers, des professeurs, des policiers,… mais aussi celui des clowns avec pour inscription « que serait la vie sans un sourire »

La visite se termine par une gorgée de terremoto. Nous reprenons notre visite de la ville par la découverte de l’art chilien au musée des Beaux-arts.

Les garçons étant fatigués, ils rentrent se reposer et Hélène et moi continuons vers le cerro santa lucia et la plaza de armas. La vue sur la cordillère depuis ce petit mont avec un fort dessus n’est pas plus découverte mais la sensation d’être devant cette immense chaine de montagne, me fait sentir tte petite (j’avoue, c’est pas difficile)!

Après une bonne nuit de sommeil, où Charles me reveillera pensant qu’il y a un tremblement de terre…. dans son rève, heureusement pour nous, nous nous dirigeons vers Valparaiso sur la côte.

Photographies par Charles Gerber.