Le lac Titicaca, de Copacabana aux îles Uros

Côté Bolivien : Copacabana et l’isla del Sol

Nous arrivons en milieu d’après midi à Copacabana : ville relaxe avec plage, pédalos, mais une température de l’eau entre 9° et 12°, je ne risque pas d’aller me baigner ! La « copa del mondo » ayant commencé, nous décidons de prendre notre déjeuner devant Espagne-Hollande et quel match ! Après avoir vu la déculottée des espagnols, nous partons pour l’ascension du Calvario. Ce mont est un site sacré qui comporte un chemin de croix. Et vu l’inclinaison de la pente c’est un petit calvaire ! Mais une fois arrivé au sommet la vue est splendide. Nous l’avons bien mérité !!

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Le lendemain direction l’Isla del Sol où nous rencontrons un archéologue français qui plonge dans le lac à la recherche de traces de différentes civilisations dont les Tiwanaku. Les photos de ce qu’il a découvert sont impressionnantes. Le lac conserve apparemment très bien les objets.

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On a lu que : un trésor inca serait englouti dans les eaux du lac. Un conquistador espagnol ayant kidnappé l’empereur inca Atahualpa, lui avait promis la vie sauve en échange d’une rançon d’or et d’argent de 70m3. Cependant, ce dernier ne tenu pas sa parole et lorsque les incas apprirent l’exécution de leur empereur, ils jetèrent le reste de la rançon dans les eaux du lac.

Serait-il en fait secrètement à la recherche de ce prétendu trésor ???

A peine débarqués dans la partie nord, nous attaquons le chemin de crêtes ou modestement appelé en espagnol « Ruta sagrada de la eternidad del Sol » !!!! Nous nous perdons dans les ruines de Chinkana, où serait né le dieux créateur – Viracocha,selon la légende. Pour nous ça ressemble plutôt à un labyrinthe!

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Nous continuons sur ce chemin en direction du sud de l’ile en appréciant les paysages qui nous entourent : vues sur le lac mais aussi la cordillère : magnifique.

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En arrivant au sud à Yumani, nous pouvons voir les cholitas dans leur plus beaux habits : fête locale où mariage on ne sait guère mais c’est très beau à voir.

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Après une bonne nuit de sommeil, nous irons observer un curieux rituel, celui du baptême des voitures qui ont lieu à Copacabana! Je m’explique des véhicules de toutes tailles, décorés de fleurs, guirlandes, chapeaux… attendent devant la cathédrale de la ville, le passage du curé. Là la famille, le moteur et le véhicule se font arroser copieusement de (faux) champagne et eau bénite avec prière en signe de bénédiction. On s’est d’ailleurs fait bénir au passage !

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L’après midi sera faite de shopping/cadeaux – faut bien dépenser nos derniers bolivianos – de la victoire de la France face au Honduras et de caipirinha à la coca avec Fabrice, Estelle, Vincent et Hélène. Le monde des voyageurs est tout petit!

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Côté péruvien : Punos et les îles Uros

Le passage de la frontière s’effectue en deux temps trois mouvements, à peine le temps de réaliser que le Pérou est le dernier pays de ce long voyage !

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Nous partons directement et après avoir acheté nos billets de bus pour Cuzco, vers les îles flottantes Uros. Le peuple qui vit sur ces iles (environ 2000) se répartit sur 75 petites iles en …. roseaux !! Sur chaque île vit de 5 à 10 familles et la communauté est organisée démocratiquement avec un président élu pour 2 ans.

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Mettre le pied sur ce radeau-ile est une sensation très étrange et que dire de la navigation sur ce qu’il appelle « la mercedes benz » – bateau/gondole fait de roseaux et de 6000 bouteilles en plastique ! Malheureusement pour eux, la construction de leur moyen de transport prend 3 mois et se dégrade en 2 ans !

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La visite est bon enfant et les habitants nous accueille gentiment et nous explique leur mode de vie fait de pêche, chasse et tourisme. On a d’ailleurs tester le roseau et oui la partie blanche à l’extrémité est comestible-pas ouf ! En somme, c’est touristique mais instructifs et marrant. Qui eu cru qu’on pouvait vivre sur une ile en roseaux sur le lac le plus au du monde !

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Après un rapide tour dans la ville de Puno, il est temps de partir pour Cuzco 🙂

Photographies par Charles Gerber.

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La Paz, la route de la mort, des cholitas …

Nous arrivons à la Paz un peu fatigués de cette nuit dans le bus. Il faut dire qu’avec les histoires de vols dans les bus de nuit en Bolivie que nous avions entendu, nous n’avons pas ou peu fermé l’oeil!

La Paz est un peu plus haut que Sucre, mais moins que Potosi: 3700m. La ville est beaucoup plus grande que les 2 précédentes que nous avons visitées; du coup il y a beaucoup plus de circulation et de pollution, que nous pouvons sentir dès en arrivant.

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Dès notre arrivée, nous partons à la recherche des informations pour les nombreuses activités à faire autour de la Paz. La première aura lieu dès demain!

Combat de catch de Cholitas

Le première des activités n’a lieu que les dimanches et est plutôt originale: combat de catch de Cholitas, nom donné aux femmes en habit traditionnel Bolivien.

Après un long moment d’attente dans un bus immobile (1h30 d’attente dans un bus qui reste garé au même endroit: vive l’organisation Bolivienne!), nous partons enfin vers « El Alto », les quartiers « pauvres » de la ville, qui se situent en altitude (plus de 4000m).

On nous a dit que: à La Paz, les gens « pauvres » bénéficient de la plus belle vue sur la ville. En effet, à 4000m, l’air étant plus rare il est plus difficile de respirer en haut de la ville qu’en bas. Les riches s’installent donc dans les « bas quartiers », troquant la belle vue pour de l’air plus respirable.

Nous arrivons dans un hangar un peu kitch, avec un (tout) petit gradin et quelques chaises en plastiques (au premier rang pour les touristes). Un ring en plein milieu, précédé d’un podium pour l’entrée des « combattants »…. le tout avec des moyens Boliviens, on sent qu’on va bien se marrer (comme dirait le speaker ca va être « unBoliviabale »!).

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Les combats commencent et nous découvrons le sens de l’humour Bolivien. Ils ne sont pas avares en auto-dérision, surtout les Cholitas. Bref, nous passons un très bon moment dans un spectacle, certes un peu « cheap », mais qui a le mérite de nous faire rire sans se prendre au sérieux.

La route de la mort

Le lendemain matin le réveil sonne tôt, nous avons rendez-vous, avec Vincent et Hélène, au café « Little Italy » à 7h30 pour embarquer pour la descente la plus flippante de notre vie : LA ROUTE DE LA MORT!!!

… Et bien la mort attendra! Notre guide arrive au café, avec 30 min de retard (Bolivie oblige), pour nous annoncer que l’accès à la fameuse route est bloqué ce matin, pour cause grève en raison des élections présidentielles à venir.

Nous voilà donc contraints de faire du shopping dans les rues de la Paz (dur pour Anso!).

Tiwanaku, le temple du soleil

Le jour suivant, le réveil sonne tôt de nouveau, un bus doit venir nous chercher pour nous mener sur les traces de Tintin: Tiwanaku, ou le « temple du soleil ».

… 2h00 d’attente plus tard, toujours pas de bus, soit 1h30 de retard et plusieurs coups de fil à l’agence, nous décidons, toujours avec Vincent et Héléne, d’aller directement à l’agence régler le problème. Il semblerait qu’ils nous aient oubliés!! Après un coup de gueulante, nous récupérons notre argent, et décidons de nous rendre à Tiwanaku par nos propres moyens, chose que nous aurions dû faire dès le début!

Un taxi et 1h30 de mini-bus plus tard, nous voici au site de Tiwanaku, perdu dans les Andes. En plus de nos billets d’entrées pour le site, nous prenons un (indispensable) guide.

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La visite est très intéressante, merci les explications du guide dans un espagnol ralenti au maximum! C’est incroyable de voir comment la civilisation de Tiwanaku (pré-inca) était évolué pour son temps! Les blocs de pierres de plusieurs tonnes sont coupés avec des angles droits impeccables! Bien que le temple soit aujourd’hui dans un mauvais état, merci les conquistadors, il est possible de voir d’énormes statues impressionnantes, ainsi que la fameuse « porte du soleil »!

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Par contre nous avons cherché, mais n’avons trouvé aucune trace du passage du fameux reporteur accompagné du capitaine Haddock!

On a appris : Pourquoi le lama s’appelle « lama »! Et bien tout simplement parce que quand les conquistadors espagnols sont arrivés, ils ont demandé aux locaux comment s’appelait cet animal soit en version originale :  » Como se llama ? » …… vous devinez la suite ! 🙂

La route de la mort (bis)

On refait la même que l’autre jour, même heure, même café … sauf qu’aujourd’hui il n’y a plus de blocage: feu vert pour … LA ROUTE DE LA MORT!!

Après 30 minutes de camionette, les guides nous donnent casques, combinaisons, gants et vélos. Quelques règles de sécurités puis il est temps de commencer la DESCENTE!!!

HOP HOP HOP! Pas si vite! Il faut d’abord effectuer le rituel envers Pachamama (la terre mère), afin que notre « ride » se passe bien! Pour cela c’est simple, il faut une bouteille d’alcool à 96°, vous en versez un peu sur la route, un peu sur la roue avant de votre vélo puis, attention ça se corse, vous en buvez une bonne gorgée!!

Maintenant le « ride » peu commencer! La première partie est une route bitumée, ce n’est pas encore la route de la mort, mais la descente est déjà top: vitesse + magnifiques montagnes + pas besoin de pédaler!!!

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Après un petit check-point où tout le monde doit payer son droit de passage, nous voici à l’entrée de la fameuse route. Dernière chance pour changer d’avis … en fait non, parce que si on change d’avis on remonte dans la camionnette qui, de toute façon suit les vélos. Croyez moi, il vaut mieux la descendre en vélo qu’en minibus!!!!

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HAAAAAAAAAAAA! Descente de malade! MEGA sensations! Bref, on a adoré!

Il faut dire que ce n’est pas souvent qu’en vélo on peut descendre 3500m de dénivelé à fond! En plus le paysage est magnifique: nous partons des Andes sèches et gelées pour arriver aux portes de l’Amazonie, humide et chaude!

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Une fois en bas, pas le temps de se remettre de nos émotions: nous avons réservé la « zipline », une tyrolienne, installée à 250m de haut et qui peut aller jusqu’à 85 km/h, comme dirait le guide « this is scary »! On nous installe les harnais, et c’est parti! Que ce soit en position superman ou en position assises: senstations GA-RAN-TIES!

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La Paz, la ville

La ville de La Paz est très vivante, le grondement des voitures ne semble jamais s’arrêter. Ceci ne nous empêche pas de profiter de la ville entre chaque activité. Entre les musées (notamment le musée des instruments de musiques et l’excellent musée folkorique « MUSEF »), les nombreux magasins pour faire du shopping, les restaurants, les bars (avec la coupe du monde qui démarre), et les différents point de vue, nous ne voyons pas le temps passer.

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Certaines cholitas font la circulation, en habit traditionnel revisité pour l’occasion:

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Une visite de la ville avec un « tour for tip » nous apprendra pas mal de chose sur la ville.

La prison

Il semblerait par exemple que la prison de San Pedro soit unique en son genre. Elle fonctionnerait comme une ville dans la ville. Les prisonniers auraient différents métiers au sein de la prison, de restaurateurs en passant par cordonniers. Il parait également que quelques années auparavant beaucoup de visiteurs s’y rendait, notamment pour y acheter une certaine poudre blanche … mais n’en ressortaient pas forcément!

Le marché aux sorcières

Une autre chose intéressante ici est le marché aux sorcières. Le marché n’est pas si impressionnant, par contre le fait que les gens y achètent des foetus morts de lamas pour les enterrés sous les fondations de leurs nouvelles maisons afin de s’apporter les faveurs de Pachamama l’est beaucoup plus! Nous pouvons aussi y trouver des poudres magiques, certaines à souffler dans le dos de l’élu de votre coeur pour un coup de foudre immédiat, certaines garantissent de meilleurs performances avec madame …

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Le téléphérique

Dernièrement les informations ont pas mal parlé de la Paz parce que le téléphérique le plus haut du monde vient tout juste de s’y construire. Le but étant de réduire le nombre de voitures dans la ville, et de permettre aux gens de passer du haut de la ville au bas, soit 500 bon mètres de différence, en peu de temps. Nous n’avons pas loupé l’occasion d’y faire un petit tour, la vue est très sympa. On peut y voir d’ailleurs un voiture encastré dans les reliefs de la colline … pas très rassurant!

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Les bus

A la paz il y a de magnifiques vieux bus de toutes les couleurs, un régal pour les yeux 🙂

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Au final nous resterons une semaine à La Paz, en comptant toutes les activités, c’est qu’il y en a des choses à faire et voir ici.

Photographies par Charles Gerber.

Sucre, capitale blanche … des petas

Le bus-carril ne nous dépose pas à Sucre même, nous sommes, en fait, à quelques kilomètres à l’extérieur de la ville. Un gentil couple de locaux nous propose de nous déposer dans le centre-ville, nous acceptons avec plaisir.

  • « De donde son? »
  • « De Paris »
  • « ahhh! Paris! Que lindo! »

Nous trouvons rapidement notre logement pour ces prochains jours puis partons à l’assaut de Sucre, capitale constitutionnelle de Bolivie.

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C’est compliqué: il semblerait que la Bolivie ait 3 capitale: Sucre, la capitale historique et constitutionnelle; La Paz, capitale administrative et siège du gouvernement; et enfin Santa Cruz, la capitale économique.

La ville se situe plus bas que Potosi, 2700m tout de même. Ceci nous permet de bénéficier de températures plus chaudes, surtout que le soleil semble briller tout le temps ici. Le port des lunettes de soleil est fortement conseillé, la ville étant toute blanche!

Nous sentons rapidement que nous allons bien nous plaire ici, il faut dire que les nombreux bars, restaurants, et pâtisseries françaises servant des crêpes beurre/sucre aident! Sans compter sur le marché avec ses stands de jus de fruits/smoothies alignés les uns à côté des autres (ça change de l’Argentine avec ses jus d’orange en poudre!!).

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Le soir même nous retrouvons Vincent et Hélène pour un petit restaurant, non, pas local, … nous avons mangé du pad thaï!

Le marché de Tarabuco

Le lendemain matin nous tentons, tous les 4, d’aller au fameux marché de Tarabuco, petit village situé à quelques kilomètres de Sucre.

Problème, aujourd’hui a lieu une course de voitures (tuning du quartier) et la route entre Sucre et le village est fermée pour la journée. Nous tentons de passe à travers le barage de police avec notre chauffeur, mais sans succès. Dommage, le marché n’a lieu que le dimanche, nous savons que nous n’aurons pas d’autres occasions d’y aller.

Le cratère de Maragua et les villages de Jalq´a

En faisant le tour des agences nous rencontrons Fabrice et Estelle, un couple de français qui souhaitent, eux aussi, faire une randonnée dans les villages Jalq´a et notamment dans le cratère de Maragua. Le courant passe bien, nous réservons le trek tous les 4.

Le lendemain c’est le départ, notre super guide, moitié Argentin, moitié Bolivien, nous emmène à un terminal de bus typique. Folklore assuré quand nous grimpons dans le bus rouillé, dont les sièges laissent apparaitre mousse et ressorts, et dont les passagers, ne sachant pas lire, nous demande, chacun leur tour, où se trouve le siège indiqué sur leur billet!

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Le bus nous dépose en haut du « chemin des incas », un vieux chemin, construit par les incas afin d’accéder plus facilement aux villages du cratère. Les paysages sont magnifiques.

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Nous marchons toute la journée, avec une excellente ambiance dans le groupe. La grosse montée pour atteindre le village de Maragua nous coupera un peu le souffle. Il faut dire que nous sommes tout de même à 3500m, le moindre dénivelé est éprouvant.

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Notre guide nous montre notre jolie petite maison pour ce soir. Elle a été construite par les villageois, afin de faire du tourisme équitable: l’argent de la nuit va aux villageois, c’est une bonne chose.

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Petit apéritif mémorable, bercés par les chansons de notre guide et une magnifique voie lactée.

Le lendemain matin nous passons voir une tisseuse locale au travail. Quelle patience et quelle pécision!

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Nous enchainons directement avec une nouvelle montée essouflante pour arriver finalement à l’attraction du jour: des empreintes de dinosaures sur le sol! Impressionnant!

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Marrant: que ce soit pour le chemin des incas ou les empreintes, notre guide a du payer pour nous tous un droit de passage, récolté par un ou une villageoise, attendant, seul, au millieu de nul part. Sympa comme boulot! (oO)

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Nous quittons nos monstres préhistoriques pour en rejoindre d’autres quelques heures de marche plus loin: les enfants d’un des villages voisins pour un affrontement au ballon rond! Un petit match de foot dans un village, ça faisait longtemps!

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On a constaté que: En Bolivie, tout village, peu importe sa taille, est équipé d’un terrain de foot. Leur état varie forcément selon les lieux. Par exemple, lors de notre tour en 4×4 à Uyuni, notre véhicule a roulé au milieu de plusieurs terrains, installés au milieu du chemin!

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Ce sera France/Argentine contre Bolivie. Sachant que les enfants ont un avantage certain: ils sont habitués à jouer à cette altitude, là où nous on galère un peu! Ceci ne nous empêchera pas de remporter cette rencontre amicale 😛

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Le chauffeur nous attend, notre guide monte à l’arrière du pick up et nous sommes partis, retour à Sucre en quelques heures sur un chemin de montagne.

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Retour à Sucre

Suite au trek nous passons quelques jours dans la belle ville blanche. Au programme:

  • visite de musées, dont le magnifique MUSEF avec une belle collection de masques de carnavals Boliviens
  • visite de la fabrique de chapeaux … bon ok, on a craqué au passage, on s’en prend un chacun!
  • « Petas » (Coccinnelles) de toutes les couleurs partout dans les rues!

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La bonne idée: à Sucre vous pouvez voir de joyeux zèbres dans la rue, qui dansent et aident les gens à traverser en arrêtant les voitures. C’est un programme de la Bolivie pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes sur la sécurité routière. Super idée, surtout que les gars dans les costumes ne manquent pas d’humour et n’hésitent pas à danser dans la rue tout en faisant traverser les gens.

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Photographies par Charles Gerber.

Potosi et son cerro Rico

Nous quittons nos supers compagnons de voyage – Selma et Kevin pour Potosi, ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde – 4 090 m. Après la routine d’installation dans notre jolie auberge chauffée (Koala Den), nous partons à la découverte de la ville. Et quel changement, ça grouille, c’est très charmant, l’opposé d’Uyuni!

Nous grimpons dans le clocher de la Torre de la compagna de Jesus et là la vue au soleil couchant sur la ville et le fameux cerro rico est superbe. On est bien ici 🙂

La casa de la Moneda

Nous commençons notre découverte de la ville par la casa de la moneda où hotel de la monnaie. Le bâtiment est sublime et la visite instructive.

Nous découvrons comment la monnaie était fabriquée du marteau en passant par les presses, les ânes (qui mourraient tous rapidement: pas fait pour bosser à cette altitude ces bête là!) jusqu’aux machines électriques, mais également d´ou viennent le nom pesos et les sigles $ et €. Aller je vous donne un indice: pour mon premier pensez à la signification du mot pesos. Pour les sigles, les pièces de monnaie étaient frappées avec des lettres superposées de la ville où elles étaient fabriquées. Ainsi on trouvait en majorité des pièces avec les lettres PTSI superposées pour indiquer la provenance de Potosi….

Si on enlevé le P et le O de Potosi, restent le S et le I superposés, soit $. Pour le sigle euro, il semblerait que le I ait été mis à l’horizontal pour représenter une certaine stabilité. Les pièces frappées à Potosi étaient une référence et valaient plus que les autres tant elles contenaient un pourcentage élevé d’argent. Les coffres à 12 combinaisons témoignent de la valeur de ces pièces.

On nous a dit que: Le plus gros trésors de l’histoire de la piraterie seraient 8 galions Espagnols chargés de l’argent provenant directement de Potosi qui auraient coulé dans les caraibes! Un seulement aurait été retrouvé, avec 8 millions à bord! A vous masques et tuba les amis!

Pour compléter la visite nous décidons de visiter les mines avec Big Deal, agence fondée il y a 3 ans et qui regroupe des anciens mineurs.

Le cerro rico et la visite des mines

Nous commençons le tour par une visite du marché des mineurs. Là, on trouve des jus de fruits, de l’alcool à 95°, de la dynamite, des feuilles de coca… Mais pourquoi la coca ? Parce que les galeries sont pleines de gaz toxiques et qu’elles contaminent la nourriture si les mineurs en apportent. Ils optent donc pour le mâchouillement de feuilles de coca : ça coupe l’appétit, ça donne la pêche et c’est bon pour le mal d’altitude.

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Les galeries étant toujours exploitées, les mineurs apprécient qu’on leur fasse des « cadeaux ». Alors GO, on se fait tous un petit stock. Après nous être mis en tenu, nous visitons l’usine de séparation des minerais (argent, étain, zinc).

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Puis, le moment arrive…..  nous nous enfonçons dans la mine. Après avoir traversé plusieurs galeries, nous rencontrons divers travailleurs, le sentiment de mal être s’accroit quand on les voit trimer à pousser le chariot ou leur brouette de presque une tonne. Paradoxalement, et pour contrecarrer la pénibilité de leur travail, les mineurs blaguent entre eux et semblent apprécier notre présence.

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Nous rencontrons au détour d’un tunnel, El Tio, le diable protecteur de la mine et détenteur de minerais. Les mineurs se retrouve le dernier vendredi du mois pour faire une offrande à la terre (Pachamama) pour qu’elle les protège et à El TiTo pour qu’ils trouvent encore plus de minerais de qualité. Les offrandes sont constituées de quelques poignées de feuilles de coca, ainsi que de quelques gouttes d’alcool à 96°C. Nous avons goûté, ça ARRACHE!

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Quelques échelles et tunels plus tards, nous croisons 3 mineurs, dont un à un petit faible pour Anso, en train de préparer une explosion de dynamite. Heureusement ils ne la feront pas péter devant nous! Nous apercevons la lumière au fond du tunnel, le tour est fini, nous hésitons entre « déjà » et « enfin », l’expérience étant intéressante, marquante et éprouvante psychologiquement.

Si à notre retour, vous nous entendez nous plaindre sur le boulot, rappelez cet épisode 😉

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Potosi, petite détente

Pour notre deuxième journée, nous décidons de nous balader tranquillement dans les rues, de profiter de l’ambiance agréable de la ville et de découvrir plus amplement les églises coloniales de la ville et ses marchés.

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Bon, c’est pas tout ça de flâner mais nous avons un bus-train pour Sucre à prendre.

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Folklorique trajet avec le « bus carril » de Potosi à Sucre

Il y a quelques années maintenant nous avions vu un reportage sur canal + (« les nouveaux explorateurs ») concernant un véhicule incroyable: le bus carril. Un bus mutant sur le quel ils ont installé des roues de train! Nous découvrons en arrivant en Bolivie qu’il assure le trajet Potosi-Sucre, impossible donc de louper cette occasion d’utiliser ce drôle de véhicule. Mais attention, ce n’est pas simple.

On n’a pas lu: d’informations sur ce train/bus dans le guide du routard, ce qui nous semble dommage. Si vous êtes à Potosi, demandez à votre hôtel où se trouve la gare pour le « bus carril ». Il suffit de se pointer 1h avant le départ pour acheter une place, pas de réservation possible. Attention, le trajet est 2 fois plus long qu’en bus, soit 7h00, mais ça vaut le coup.

Les voyageurs en partance pour Sucre sont priés de se présenter voie 1 à 7h15 !!!! Et oui ce train étant un bus, il n’y a pas grand place. Après avoir papoté un peu avec nos acolytes de voyage et oui notre espagnol s’améliore mais pas notre Quechua (une des nombreuses langues indigènes parlées en Bolivie), nous embarquons dans cet engin hors du commun.

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La ligne relie des hameaux où ne vivent parfois que quelques personnes. Des arrêts sont définis, officiels, mais en réalité le « train » s’arrête quand on lui demande, à la descente comme à la montée! Les paysages sont toujours aussi magnifiques, la Bolivie offre une palette de couleurs incroyables, et notre véhicule n’aura de cesse de nous faire rire. Le volant ne sert à rien, par contre le chauffeur passe les vitesses!

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Ce voyage sera aussi l’occasion de déguster quelques spécialités locales un jus de quinoa/pomme chaud et des galettes de pommes de terre et viande, nappées de sauce piquante. On fait tout comme les locaux 🙂

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Photographies par Charles Gerber.

Bolivie, en 4X4 pour le salar d’Uyuni

Nous quittons l’Argentine par les magnifiques « Quebrada », en quelques heures de bus. Je pense que c’est le plus beau passage de frontière que nous ayons fait depuis maintenant 1an et demi de voyage!

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Villazon, passage de la frontière

Le bus nous dépose côté Argentin à La Quiaca d’où nous devons passer côté Bolivien (Villazon) … à pied.

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Après quelques contrôles rapides, nous voici donc dans un nouveau pays: la Bolivie. Déjà les Cholitas et leur merveilleux habits colorés apparaissent dans les rues.

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Tupiza, le calme avant le salar

Nous prenons directement un bus pour aller à Tupiza, qui sera notre point de départ pour notre excursion vers le fameux salar d’Uyuni.

Pourquoi Tupiza? Il semblerait que les départs pour le salar d’Uyuni depuis la ville d’Uyuni soient des caravanes de beaucoup (trop) (40?) de 4×4, partants tous en même temps. Partir de Tupiza coûte plus cher, mais nous n’avons pas la sensation d’être sur une autoroute à touristes.

Nous arrivons en fin d’après-midi, juste le temps de faire le tour des agences, de manger un petit quelques chose, une pizza … pour changer!! Il semblerait en effet que les Argentins et les Boliviens aient un amour très prononcé pour ce plat. Malgré la différence de pâte : épaisse pour l’Argentine, fine pour la Bolivie!

Le lendemain nous réservons notre excursion vers le salar d’Uyuni, puis, la ville ne nous plaisant pas des masses et ayant déjà vu les Quebradas (canyons, montagnes de couleurs, cactus…) côté Argentin, nous décidons de nous reposer en attente de la grande aventure qui nous attend ces prochains jours.

4x4x4 vers le salar d’Uyuni…

(4 jours de 4×4 vers le salar d’Uyuni)

Jour 1

8h00, les 3 4×4 de l’agences nous attendent, nous sommes deux 4×4 de 5 et un de 4. Notre team est constituée de 3 autres Français: Jean-Charles (72 ans), Kévin et Selma (couple de trentenaires), sans oublier Ismael, notre pilote Bolivien. Contrairement aux autres 4×4 nous n’avons pas de cuisinière, nous la partagerons avec une des autres voitures, ce qui nous permettra de bénéficier de plus d’espace dans la voiture, et ce n’est pas du luxe.

Les sacs sont chargés sur le toit, nous sommes partis! ….. Hop hop hop! Minute papillon: nous devons attendre Jean-Charles qui s’est fait avaler sa carte bleue à l’unique banque de la ville la veille!

8h30, c’est le départ, le vrai ce coup-ci! Ismael met les gaz et rapidement nous nous retrouvons dans de nouvelles « Quebradas » (montagnes et canyons de toutes les couleurs), MAGNIFIQUE! Un paysage Martien dont nous ne nous lassons pas!

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Nous passons le cap des 4 000m et pourtant nous avons toujours de grandes étendues plates autour de nous, terrain de jeux des nombreux lamas! Difficile pour Ismael de réaliser quand on lui explique qu’en France, à 4000m, nous sommes (quasiment) au sommet d’une montagne (dépend de la quelle) et qu’autour de nous il n’y aurait que neige et … skieurs!

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La pause déjeuner se passe dans un village. Personne ne traine dehors ici, il faut dire que le temps se dégrade et qu’un vent glacial souffle très fort!

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Petit passage par les ruines d’un ancien village, comme vous pouvez voir sur les photos, il ne fait pas bien chaud ici! On comprend pourquoi les habitants ont abandonné les lieux, sans compter sur le fait qu’il soit maudit! Ne trainons pas où je vais perdre mes doigts!

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Quelques minutes, Boliviennes, plus tard, soit probablement 1h00, nous atteignons les 4855m, en 4×4. On lui met la misère au Mont Blanc!

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La nuit arrive (rapidement), il nous reste encore un peu de route pour atteindre le village dans lequel nous allons dormir.

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Nous arrivons à la tombée de la nuit. Nous déchargeons les sacs et prenons nos aises dans nos chambres. Ce qui signifie ici: 2 pantalons, 1 sous-pull, 1 polaire, 1 sweet, 1 manteau, bonnet, gants et boissons chaudes. Vous l’aurez compris, ça caille méchamment!! Mais l’ambiance est au rendez-vous pendant le dîner, ce qui aide à oublier le froid, il faut dire que nous sommes avec 3 autres 4×4 dans l’auberge.

Le vrai challenge arrive: réussir à dormir par ce froid sidéral, avec un léger mal de tête (mal de l’altitude), et le peu d’air. Ca respire fort dans la chaumière … sans compter sur le ronfleur de la chambre!

Jour 2

7h00, le réveil sonne. Bilan de la nuit: à part notre ronfleur, personne n’a vraiment bien dormi. C’est pas grave, il est temps de petit-déjeuner pour prendre des forces pour la journée.

8h00, tout est chargé « sur » la voiture, après un petit tour à la « fraiche » (c’est le moins qu’on puisse dire) dans le village, nous voilà repartis.

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On commence direct par la traversée d’une rivière gelée, et ouais on est comme ça nous, direct après le ptit dej. Bon on fait moins les malins quand on voit le 4×4 devant nous et les passagers obligés de descendre pour pousser! « Vas y Ismael t’es un champion tu peux le faire! »

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Le paysage désertique d’hier a revêtu son blanc manteau, magnifique, mais il ne fait toujours pas bien chaud! Le premier stop est une lagune, un peu blanche et marron, à cause de la neige et du fort vent de ces derniers jours.

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Le deuxième stop est le (petit) salar de Chalviri, exploité par les Boliviens, qui chargent toutes les matières premières dans des trains direction le Chili, qui eux les traitent. Le problème de la Bolivie depuis toujours est que, n’ayant pas les moyens de traiter leurs matières premières, elle les vend, principalement au Chili, qui lui en tire les bénéfices maximum. Mais bon, il parait que ça va changer!

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Le prochain stop fait plaisir: un petit arrêt aux « Aguas termales », vous l’aurez (probablement) compris: JACUZZI naturel pour tout l’monde! Suivi d’un bon déjeuner.

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Le quatrième stop est le désert de Dali. Ismael coupe le moteur alors que nous ne voyons le désert qu’au loin! Ca va pas du tout ça! Comme il le dit lui même « A los Frances les gustan mucho caminar » et oui on aime marcher! Alors il remet le contact et nous approche, en clandestin, l’oeil toujours rivé à l’horizon pour être sûr que les rangers ne nous voient pas!

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Il est temps maintenant d’aller voir les plus haut geysers du monde, à 5000m. Rien que de se baisser pour prendre les photos est un effort!

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Nous finissons la journée sur la « Laguna colorada ». Elle est connue par ce qu’elle change de couleur selon l’heure de la journée, mais aussi (et surtout?) pour ses locataires: une multitude de flamants roses! Etrange, nous avions l’image d’un flamand rose vivant dans des lieux tropicaux et non dans des lacs glacés.

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Nous assistons d’ailleurs à un spectacle un peu sordide, les carcasses de certains flamants roses, non préparés pour la rudesse de l’hiver, trainent sur les bords de la lagune. Ce sont principalement les petits qui n’ont pas réussi à s’envoler 😦

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Les lamas eux sont par contre en pleine forme!

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Le soir arrive, nous partons dormir dans un nouvelle auberge. Cette nuit sera encore plus froide que la première, heureusement l’ambiance, toujours aussi chaleureuse, nous permet de passer outre.

3ème jour

Une fois le ptit dej avalé et la voiture chargée, nous voilà reparti. Tous les matins, les premières heures sont dures car il fait très froid, surtout les pieds qui ont du mal à se réchauffer (merci les filles pour les massages 😛 )

Après quelques heures, nous arrivons nez à nez avec « el arbol de piedra ». Un champ de formation rocheuse, dont la plus incroyable est cet « arbre de pierre ».

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Ismael nous conduit ensuite, aux rythmes de nos chansons Françaises entonnées à tue tête, aux 4 prochaines lagunes.

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La dernière est elle aussi remplie de magnifiques flamants roses qui pataugent dans le boue.

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Petit pique-nique sur place, il faut dire que le cadre est « lindo ».

Quelques vigognes, cousines du lama, vivant en altitude plus élevée et dont la laine est des meilleure qualité.

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Après avoir pété une suspension lors d’un passage de rochers compliqué, Ismael nous conduit dans un autre champ de formations rocheuses.

Vous le voyez l’aigle (tête de cochon) vous?

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Un petit passage à San Juan, le plus gros village du coin nous permet de déguster des bières faites l’une à base de coca (pas terrible) et l’autre à base de quinoa (meilleure) – le tout devant l’évènement qui rassemble tout le village: la compétition de « fùtbol » des villages alentours. Là, c’est un match féminin et je peux vous dire qu’il y a des supporters!

Nous arrivons finalement à notre dernière auberge pour cette nuit: un magnifique hôtel de sel! Il y a même une douche, avec de l’eau chaude! « Moi d’abord!! »

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Après quelques parties de cartes, un bon dîner et une bouteille de vin, bien moins bonne, il est temps d’aller se coucher. Surtout que demain matin c’est le grand jour: lever de soleil sur la salar d’Uyuni.

Jour 4, le salar d’Uyuni

6h00, le réveil sonne. La nuit fût courte, mais réparatrice, tout le monde a mieux dormi, il faut dire que nous sommes redescendus à 3600m et que nous sentons la différence.

6h30, tout est chargé sur notre 4×4, nous sommes prêts à partir à l’assault du salar. Ce qui n’est malheureusement pas le cas de nos 4 voisins anglais de l’hôtel, avec qui nous partageons la cuisinière: leur 4×4 n’est plus là!!

Avez vous vu le 4×4 des rosbeefs?
Leur chauffeur fêtant ses 32 ans la veille s’est permis quelques bières pour fêter ça à l’hôtel de sel. Après quelques unes, un peu « buracho », il réalise que c’est aussi l’anniversaire de son fils, il part donc avec son 4×4 à la recherche d’un signal pour son téléphone portable. Après seulement quelques kilomètres, son 4×4 s’embourbe, à 23h00! Malgré l’aide de notre chauffeur, et d’un autre 4×4, qui s’embourbe lui aussi, le 4×4 ne se dégagera pas à temps pour le départ (très) matinal. HAPPY BIRTHDAY!

Après avoir laissé les pauvres anglais à leur triste sort (sans rancune!), nous filons à toute allure sur du … sel!! Le soleil est encore un peu timide mais il ne va pas tarder à faire son entrée. Ismael arrête la voiture en plein désert, nous étions censés profiter du lever de soleil depuis la « Isla Incahuasi », une île de cactus posée en pleine mer de sel, mais avec le retard de ce matin nous n’y serons pas à temps pour admirer le léver du soleil. Le plan B n’est pas mal non plus: nous 5, en pleine mer de sel, prêts à accueillir le soleil!

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Une fois le lever terminé, nous filons vers la fameuse île.

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Notre chauffeur notre laisse profiter de l’attraction et pendant ce temps fait demi-tour pour prêter main forte à l’autre 4×4, toujours bloqué!

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Après un petit tour dans l’île de cactus, nous prenons notre petit déjeuner qu’Ismael a eut la bonne idée de nous laisser, il est temps de commencer la fameuse série de photos loufoques, que tous les touristes s’empressent de faire.

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Finalement notre chauffeur revient, toujours sans l’autre 4×4, mais il semblerait qu’il soit sorti d’affaire. En attendant nous n’avons toujours pas de cuisinière pour notre dernier déjeuner du tour 😦

Nous traversons maintenant une autre partie de cet énorme désert de sel. Selon notre guide, il peut y avoir jusqu’à 15m de sel par endroit. C’est très impressionnant!

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Nous arrivons finalement à la sortie du salar d’Uyuni, qui fait parti maintenant du terrain de jeu du Paris-Dakar, les Boliviens semblent en être très fier!

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Après un déjeuner rapide dans une cantine de la ville d’Uyuni, payé par notre chauffeur, pour compenser le fait que notre cuisinière soit absente, Ismael nous conduit au cimetière de trains de la ville d’Uyuni, marrant.

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Uyuni, la ville

15h00, soit 2h en retard, nous disons au revoir à Ismael et Jean-Charles qui retournent à Tupiza. Nous réservons rapidement un chambre dans un des hôtels de la ville, en compagnie de Kévin et Selma.

Un tour rapide dans la ville nous permet de prendre des renseignement pour le bus du lendemain, et de visiter les alentours. La ville est assez désertique.

Un dernier dîner, puis petit déjeuner avec nos 2 amis et nous voilà de nouveau dans un bus, direction Potosi.

Merci Kévin, Selma, Jean-Charles et Ismael pour ces 4 jours, vous étiez au top!

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Photographies par Charles Gerber.