Machu Picchu

Le Salkantay trek

Départ matinal

4h30 du matin, nous laissons nos sacs à dos à l’accueil de l’hôtel et allons attendre notre carrosse dans les rues glacées de Cusco. Notre carrosse arrive, il y a déjà un couple anglo-espagnol, ainsi qu’un autre couple espagnol, mais tout le monde est un peu KO, difficile de faire connaissance à cette heure ci matinale. Un petit stop au vendeur du coin pour faire le plein de gaz et de denrée alimentaire et nous voilà partis pour un bon rally! Notre chauffeur conduit comme un malade sur des routes en S pendant 3 bonnes heures … on espère qu’on arrivera en un seul morceau pour pouvoir faire le « Salkantay trek ».

Flashback sur le choix de l’agence

Quelques jours plus tôt nous avions fait le tour des agences dans l’optique de faire, non pas le « Inca trail », le fameux trek des Incas qu’il faut réserver 3 mois à l’avance (inutile de vous dire que dans notre de type de voyage il est difficile de prévoir aussi longtemps à l’avance de faire un trek), mais le « Salkantay » qui est tout aussi intéressant que l’inca trail. Le choix de l’agence a son importance, il semblerait en effet que celles qui proposent les tarifs les plus bas (autour de 250$), ne fassent que suivre des routes de terres pour voiture … pas terrible.

C’est pour cela que nous avons choisi « Terra quechua », qui propose 4 jours de parcours « alternatifs » et semble beaucoup plus sérieuse (mais le prix pique beaucoup plus: 390$). Toutes les agences incluent dans l’ensemble, guide, matériel de camping, nourriture, cuisinier, le droit à un extra sac qui sera chargé sur une mule (8Kg, pratique pour les rechangesn, ou le trépied pour les amoureux de la photo comme moi).

Retour sur le Salkantay

Le chauffeur fait (enfin) un stop, histoire que tout le monde puisse prendre un petit déjeuner. Le petit déjeuner est la bonne occasion de faire connaissance avec tout le groupe. Les 4 qui nous accompagnent vivent en Angleterre et 3 sont espagnols, la petite anglaise est débordante d’énergie, elle me fait penser à Bridget Jones, en brune. Ajoutez à cela 2 guides et notre groupe est (presque) au complet.

Le petit déjeuner englouti, nous voilà repartis en voiture, sur des routes de plus en plus petites, avec des paysages de plus en plus beaux.

Nous arrivons finalement au milieu de nul part, le lieu de notre départ de trek. Nous faisons ici connaissance avec 2 nouveaux membres du groupe: le cuisinier et le mettre cavalier, en charge des 4 mules.

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Il est temps maintenant de choisir le nom de notre groupe, nous choisirons « Coca loca llamas », soit littéralement « Coca lamas foux »!

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1er jour de marche

Le trek commence sur de belles montagnes couvertes de végétation, dont la fleur officielle du Pérou : la Cantuta. Nous avons de la chances, les nuages sont juste comme il faut pour rendre les paysages encore plus magnifiques.

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On nous a dit que: Les conquistadors Espagnols, dans le but de montrer que leur religion était la meilleure et de l’imposer à la population locale, plantaient des croix sur tous les points les plus haut des montagnes afin qu’elles soient bien visibles par les Incas.

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CGP_20140619093446_12Après quelques heures de marche, nous arrivons au point de déjeuner et retrouvons notre chef de mules et notre cuisinier, arrivés (largement) avant nous, je peux vous dire que notre cuisinier est plus petit que moi mais qu’il cavale comme un malade, même à cette altitude! Bref, nous arrivons les pieds sous la table. La table est mise et la nourriture est prête et délicieuse!! Pour couronner le tout: notre cuisinier s’est changé, il est habillé en vrai chef cuistot avec la toque et tout … en pleine nature ça fait bizarre!

Nous engloutissons le délicieux déjeuner puis repartons tranquillement pour la suite de la marche. Pendant ce temps, notre cuisinier et notre chef de mule rangent tout et chargent de nouveau les pauvres mule qui se laissent « ficeler » par nos acolytes.

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Durant les 4 prochaines heures de marche nous suivons une ancienne canalisation d’eau inca pour arriver, juste avant la tombé de la nuit à notre campement.

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Les guides de tous les groupes font un foot!! J’irai bien joué avec eux, mais j’avoue qu’après 8h00 et de marche et les 3 jours de trek qu’il nous reste, je préfère éviter de me tuer les jambes et les chevilles à jouer au foot sur un champs de patates!

L’heure du dîner arrive vite. Alors que notre guide nous annonce que vu que nous marchons bien, si nous partons à 4h00 du matin demain au lieu de 6h30, nous avons une chance d’arriver plus tôt au campement et ainsi de voir le match France-Suisse, il est persuadé que nous allons perdre et veut que nous voyons ça (si vous avez suivi la coupe du monde … vous savez qu’il avait plus que tord). Malheureusement, l’espagnole ne se sent pas bien ce soir, elle a le mal des montagnes et est incapable de manger, du coup nous décidons de laisser le départ du lendemain à 6h30 … tampis pour les bleus.

Après le dessert nous avons le droit à une magnifique voie lactée sur les montagnes, on ne s’en lasse pas!

2ème jour de marche

6h00 ! Après une nuit glaciale, nous voici tous à la table du petit déjeuner, toujours préparé avec soin par notre cuisinier, avec au menu notamment une salade de fruit … CHAUDE! Tout le monde prend des forces, les guides nous disent qu’aujourd’hui est le jour le plus dur du trek!

6h30, nous voilà partis pour l’ascension de la montagne, objectif: 4630m. Le rythme de marche des 2 premières heures est plutôt tranquille, il faut dire que ça monte bien et qu’il fait froid tant que le soleil ne se montre pas!

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Après un premier plateau à 4150m nous attaquons la vrai montée! Quelques Péruviens se baladent avec des chevaux, proposant de faire cette portion sur le dos de leurs bêtes, moyennant finance. Pas pour nous! Nous voulons la gravir à pied cette montagne! Quelques heures plus tard nous arrivons en haut.

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La vue sur le mont « Salkantay », qui a donné le nom à ce trek, est magnifique! Le lieu a quelque chose de magique, de spirituel …

Notre guide nous emmène dans le champ de pierre faisant face à la montagne. Il nous demande de prendre 3 belles feuilles de coca. Il nous explique ensuite que ce lieu est très chargé spirituellement pour les incas et nous invite à fermer les yeux et à penser aux personnes importantes de notre vie, disparues ou non. Sur un air de musique inca à la flûte de bambou c’est ce que nous faisons tous. Il nous demande ensuite de déposer nos 3 feuilles à l’endroit de notre choix quelques part dans le champs de pierres, pour que la « Pachamama » nous protège nous et nos proches.

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Cette petite pause spirituelle terminée, il est temps de descendre l’autre flanc de la montagne! La descente se fait plus vite que la montée, surtout que le soleil est présent pour nous réchauffer. Après peut être 2h00 de descente nous arrivons dans une plaine, traversée par un ruisseau, au milieu des montagnes avec vue sur des glaciers, lieu idéal pour une petite terrasse aménagée par notre cuisinier préféré et notre maitre « mulier ».

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Après un rafraichissement rapide des pieds dans le ruisseau, nous voilà repartis pour au moins 4h00 de marche. Rapidement, sans que nous ne nous en rendions vraiment compte, nous troquons les paysages montagneux glacés et secs pour une des forêts tropicales chaudes et humides! Nous finissons la journée en short et en tee-shirt, à mettre de l’anti-moustique!

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En arrivant le soir au campement, nous apprenons que l’équipe de France nous a fait honneur avec un bon 5-1 Héhé! Du coup nous payons notre tournée!

Après un bon dîner, toujours avec une excellente ambiance, nous allons tous nous coucher.

3ème jour de marche

Le lendemain matin, 6h30, il est temps de dire au revoir à notre maitre animalier qui ne nous suivra pas pour les prochains jours, heureusement notre cuisinier reste avec nous, nous y avons prit goût à ses bons p’tits plats!

La marche continue de nous faire descendre au milieu de la forêt tropicale entourée de cascades, ponts de rondins de bois…

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On a vu que: ici, pour passer cargaisons, ou personnes, d’une montagne à l’autre, ils ont installé des nacelles sous des câbles tendus, afin de gagner du temps.

Après « seulement » 6h00 de marche, nous arrivons dans un village, dans le quel nous grimpons dans une camionnette direction notre prochain campement: une plantation de café.

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Cet après-midi il y a un programme optionnel: relaxation dans les thermes de la montagnes. Nous prenons tous l’option et passons l’après-midi tranquillement dans les eaux chaudes de la montagne, dans un cadre SUPERBE!

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Nous ne revenons au campement que le soir, le temps de dîner et d’assister à une démonstration de création de café.

4ème jour de marche

6h30, juste après le petit-déjeuner, nous avons le droit à une visite de la plantation de café.

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Nous enchainons ensuite avec une montée de 4h00 le long d’un ancien chemin inca. Celui-ci nous conduit à d’anciennes ruines incas, quelques maisons utilisées à l’époque comme escales lors des longs voyages.

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Mais l’intérêt majeur de cet arrêt réside en face des maisonnettes: la vue lointaine sur le MACHU PICCHU! Il est là, tout petit, en face de nous! Mais nous n’y serons que demain!

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C’est ce qui nous a décidé à passer par cette agence, cette escale du 4ème jour, que les autres agences ne proposent pas du tout.

Au milieu de ce cadre incroyable notre guide nous raconte pleins d’histoires sur la découverte de ces cités perdues et des légendes incas, . Fascinant!

Après une bonne série de photos, nous voilà repartis, pour de la descente ce coup-ci! 3h00 de descente! Etonnamment elle est plus dur que la montée!! Elle est tellement raide et glissante que nous finissons épuisés, avec les genoux en compote!

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La descente derrière nous, il nous reste encore un peu de marche avant d’arriver à la pause déjeuner. Nous passons devant une cascade magnifique! Et pourtant nous en avons vu des cascades dans notre voyage, mais celle-ci est très impressionnante, elle sort de la montagne! Malheureusement nous apprenons qu’elle n’est pas l’oeuvre de mère nature, mais de l’homme, pour la construction d’une station hydraulique sur l’autre flanc de la montagne.

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Nous arrivons enfin au lieu de déjeuner, sur les rotules, les pieds et les genoux en feu! Une question se pose maintenant, nous avons le choix entre payer pour nous rendre en train à « Aguas calientes », la ville en bas du Machu Picchu, ou marcher, le long du chemin de fer pour nous y rendre. La réponse est toute trouvée quand nous voyons le magnifique train arriver! 15 minutes plus tard nous embarquons.

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Le train est vraiment magnifique, aménagé avec de grandes vitres et toits panoramiques, histoire de profiter au maximum du paysage.

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En 1h00 de train nous arrivons à Aguas Calientes, la ville qui est le point de départ pour aller visiter la star planétaire: le Machu Picchu.

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Nous avons la fin de l’après-midi pour visiter (tranquillement) cette ville qui, avec son train vintage qui passe en plein milieu de la ville, a un peu des allures de far west, mais en plein milieu de montagnes verdoyante … étonnant!

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Le soir, c’est le dernier dîner avec nos guides, qui nous font le briefing pour la journée de demain! Le réveil est prévu pour demain matin 4h00! (Oo)

Le Machu Picchu

L’ascension

4h00 le réveil sonne et nous commençons la marche en direction de l’entrée du « parc », à la lampe torche. 4h30, une fois l’entrée passée, l’ascension peut commencer! Et BIM! Un de nos compagnon tombe sur la première marche … c’est bien parti!

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Une heure de marche plus tard, nous voici enfin en haut, juste avant le lever du soleil. Une nouvelle queue nous attend pour rentrer sur le site, remplie de toutes les personnes montées à l’aide du bus … les tricheurs quoi!

On m’a dit que: « non monsieur, votre trépied n’est pas autorisé sur le site du Machu Picchu, merci de le laisser à la consigne » … RAHH!! Je peux vous dire que ça énerve quand vous l’avez porter pendant 1h00 d’escaliers!!

La visite guidée

Ca y est l’emblématique Machu Picchu est devant nos yeux ébahis! MAGNIFIQUE! Et en plus nous avons, de part ces 4 jours de trek, la sensation de l’avoir mérité!

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Le soleil n’est pas encore complètement levé! Je n’arrête pas de prendre des photos mais notre guide nous dit « vous aurez les temps de prendre des photos plus tard, commençons la visite ». Il a l’air pressé. Nous comprendrons vite pourquoi: en quelques minutes le site se remplit de touristes tous plus bruyants les uns que les autres.

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Notre guide passionné nous explique tout sur ce lieu incroyable. C’est passionnant! Après 2h00 de visite, il est temps de dire au revoir à notre cher guide qui nous aura fait découvrir la culture inca durant 5 jours.

La montana Machu Picchu

Une fois la visite terminée nous commençons directement l’ascension de la montana « Machu Picchu », 3082m, environ 2600 marches! Je peux vous dire qu’avec les 4 jours de trek et les 1700 marches du matin dans les jambes, nous sommes, finalement, arrivés au sommet épuisés! Mais la vue depuis le sommet en vaut la peine.

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La porte du soleil

Ce n’est pas celle de tintin, elle est tout de même le point d’entrée officiel sur le site, depuis le inca trail!

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Le pont des incas

Dernière attraction du site, le pont des incas est un peu en dessous du reste du site. Même s’il est tout de même impressionnant de voir la suite du chemin inca qui continue, après le pont, sur une falaise vertigineuse!

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Un dernier coup d’oeil

Nous flânons ensuite quelques heures à profiter de la vue et du site qui se vide à vue d’oeil. Seuls les lamas du site restent pour nous tenir compagnie.triptic-machupicchu_02

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Le Machu Picchu, vidé de sa horde de fans, dégage une atmosphère unique et magique qui fait que nous n’avons pas envie d’en perdre une miette et de partir le plus tard possible!

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Notre conseil: rester tard au Macchu Picchu, après 15h00 le site est quasiment pour vous tout seul.
Bilan: Nous sommes ravis d’avoir fait ce trek pour le Machu Picchu afin d’en apprendre un peu plus sur la culture inca! Le Machu Picchu est très impressionnant, il y a une atmosphère spirituelle qui y règne, et le cadre  dans lequel les incas l’ont construit est magnifique. Dommage qu’il soit prit d’assault par tant de touristes (parfois plus de 2500 dans la journée!). Ce trek restera malgré tout une des meilleurs expériences de notre voyage.

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Photographies par Charles Gerber.

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Potosi et son cerro Rico

Nous quittons nos supers compagnons de voyage – Selma et Kevin pour Potosi, ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde – 4 090 m. Après la routine d’installation dans notre jolie auberge chauffée (Koala Den), nous partons à la découverte de la ville. Et quel changement, ça grouille, c’est très charmant, l’opposé d’Uyuni!

Nous grimpons dans le clocher de la Torre de la compagna de Jesus et là la vue au soleil couchant sur la ville et le fameux cerro rico est superbe. On est bien ici 🙂

La casa de la Moneda

Nous commençons notre découverte de la ville par la casa de la moneda où hotel de la monnaie. Le bâtiment est sublime et la visite instructive.

Nous découvrons comment la monnaie était fabriquée du marteau en passant par les presses, les ânes (qui mourraient tous rapidement: pas fait pour bosser à cette altitude ces bête là!) jusqu’aux machines électriques, mais également d´ou viennent le nom pesos et les sigles $ et €. Aller je vous donne un indice: pour mon premier pensez à la signification du mot pesos. Pour les sigles, les pièces de monnaie étaient frappées avec des lettres superposées de la ville où elles étaient fabriquées. Ainsi on trouvait en majorité des pièces avec les lettres PTSI superposées pour indiquer la provenance de Potosi….

Si on enlevé le P et le O de Potosi, restent le S et le I superposés, soit $. Pour le sigle euro, il semblerait que le I ait été mis à l’horizontal pour représenter une certaine stabilité. Les pièces frappées à Potosi étaient une référence et valaient plus que les autres tant elles contenaient un pourcentage élevé d’argent. Les coffres à 12 combinaisons témoignent de la valeur de ces pièces.

On nous a dit que: Le plus gros trésors de l’histoire de la piraterie seraient 8 galions Espagnols chargés de l’argent provenant directement de Potosi qui auraient coulé dans les caraibes! Un seulement aurait été retrouvé, avec 8 millions à bord! A vous masques et tuba les amis!

Pour compléter la visite nous décidons de visiter les mines avec Big Deal, agence fondée il y a 3 ans et qui regroupe des anciens mineurs.

Le cerro rico et la visite des mines

Nous commençons le tour par une visite du marché des mineurs. Là, on trouve des jus de fruits, de l’alcool à 95°, de la dynamite, des feuilles de coca… Mais pourquoi la coca ? Parce que les galeries sont pleines de gaz toxiques et qu’elles contaminent la nourriture si les mineurs en apportent. Ils optent donc pour le mâchouillement de feuilles de coca : ça coupe l’appétit, ça donne la pêche et c’est bon pour le mal d’altitude.

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Les galeries étant toujours exploitées, les mineurs apprécient qu’on leur fasse des « cadeaux ». Alors GO, on se fait tous un petit stock. Après nous être mis en tenu, nous visitons l’usine de séparation des minerais (argent, étain, zinc).

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Puis, le moment arrive…..  nous nous enfonçons dans la mine. Après avoir traversé plusieurs galeries, nous rencontrons divers travailleurs, le sentiment de mal être s’accroit quand on les voit trimer à pousser le chariot ou leur brouette de presque une tonne. Paradoxalement, et pour contrecarrer la pénibilité de leur travail, les mineurs blaguent entre eux et semblent apprécier notre présence.

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Nous rencontrons au détour d’un tunnel, El Tio, le diable protecteur de la mine et détenteur de minerais. Les mineurs se retrouve le dernier vendredi du mois pour faire une offrande à la terre (Pachamama) pour qu’elle les protège et à El TiTo pour qu’ils trouvent encore plus de minerais de qualité. Les offrandes sont constituées de quelques poignées de feuilles de coca, ainsi que de quelques gouttes d’alcool à 96°C. Nous avons goûté, ça ARRACHE!

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Quelques échelles et tunels plus tards, nous croisons 3 mineurs, dont un à un petit faible pour Anso, en train de préparer une explosion de dynamite. Heureusement ils ne la feront pas péter devant nous! Nous apercevons la lumière au fond du tunnel, le tour est fini, nous hésitons entre « déjà » et « enfin », l’expérience étant intéressante, marquante et éprouvante psychologiquement.

Si à notre retour, vous nous entendez nous plaindre sur le boulot, rappelez cet épisode 😉

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Potosi, petite détente

Pour notre deuxième journée, nous décidons de nous balader tranquillement dans les rues, de profiter de l’ambiance agréable de la ville et de découvrir plus amplement les églises coloniales de la ville et ses marchés.

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Bon, c’est pas tout ça de flâner mais nous avons un bus-train pour Sucre à prendre.

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Folklorique trajet avec le « bus carril » de Potosi à Sucre

Il y a quelques années maintenant nous avions vu un reportage sur canal + (« les nouveaux explorateurs ») concernant un véhicule incroyable: le bus carril. Un bus mutant sur le quel ils ont installé des roues de train! Nous découvrons en arrivant en Bolivie qu’il assure le trajet Potosi-Sucre, impossible donc de louper cette occasion d’utiliser ce drôle de véhicule. Mais attention, ce n’est pas simple.

On n’a pas lu: d’informations sur ce train/bus dans le guide du routard, ce qui nous semble dommage. Si vous êtes à Potosi, demandez à votre hôtel où se trouve la gare pour le « bus carril ». Il suffit de se pointer 1h avant le départ pour acheter une place, pas de réservation possible. Attention, le trajet est 2 fois plus long qu’en bus, soit 7h00, mais ça vaut le coup.

Les voyageurs en partance pour Sucre sont priés de se présenter voie 1 à 7h15 !!!! Et oui ce train étant un bus, il n’y a pas grand place. Après avoir papoté un peu avec nos acolytes de voyage et oui notre espagnol s’améliore mais pas notre Quechua (une des nombreuses langues indigènes parlées en Bolivie), nous embarquons dans cet engin hors du commun.

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La ligne relie des hameaux où ne vivent parfois que quelques personnes. Des arrêts sont définis, officiels, mais en réalité le « train » s’arrête quand on lui demande, à la descente comme à la montée! Les paysages sont toujours aussi magnifiques, la Bolivie offre une palette de couleurs incroyables, et notre véhicule n’aura de cesse de nous faire rire. Le volant ne sert à rien, par contre le chauffeur passe les vitesses!

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Ce voyage sera aussi l’occasion de déguster quelques spécialités locales un jus de quinoa/pomme chaud et des galettes de pommes de terre et viande, nappées de sauce piquante. On fait tout comme les locaux 🙂

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Photographies par Charles Gerber.

Bolivie, en 4X4 pour le salar d’Uyuni

Nous quittons l’Argentine par les magnifiques « Quebrada », en quelques heures de bus. Je pense que c’est le plus beau passage de frontière que nous ayons fait depuis maintenant 1an et demi de voyage!

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Villazon, passage de la frontière

Le bus nous dépose côté Argentin à La Quiaca d’où nous devons passer côté Bolivien (Villazon) … à pied.

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Après quelques contrôles rapides, nous voici donc dans un nouveau pays: la Bolivie. Déjà les Cholitas et leur merveilleux habits colorés apparaissent dans les rues.

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Tupiza, le calme avant le salar

Nous prenons directement un bus pour aller à Tupiza, qui sera notre point de départ pour notre excursion vers le fameux salar d’Uyuni.

Pourquoi Tupiza? Il semblerait que les départs pour le salar d’Uyuni depuis la ville d’Uyuni soient des caravanes de beaucoup (trop) (40?) de 4×4, partants tous en même temps. Partir de Tupiza coûte plus cher, mais nous n’avons pas la sensation d’être sur une autoroute à touristes.

Nous arrivons en fin d’après-midi, juste le temps de faire le tour des agences, de manger un petit quelques chose, une pizza … pour changer!! Il semblerait en effet que les Argentins et les Boliviens aient un amour très prononcé pour ce plat. Malgré la différence de pâte : épaisse pour l’Argentine, fine pour la Bolivie!

Le lendemain nous réservons notre excursion vers le salar d’Uyuni, puis, la ville ne nous plaisant pas des masses et ayant déjà vu les Quebradas (canyons, montagnes de couleurs, cactus…) côté Argentin, nous décidons de nous reposer en attente de la grande aventure qui nous attend ces prochains jours.

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(4 jours de 4×4 vers le salar d’Uyuni)

Jour 1

8h00, les 3 4×4 de l’agences nous attendent, nous sommes deux 4×4 de 5 et un de 4. Notre team est constituée de 3 autres Français: Jean-Charles (72 ans), Kévin et Selma (couple de trentenaires), sans oublier Ismael, notre pilote Bolivien. Contrairement aux autres 4×4 nous n’avons pas de cuisinière, nous la partagerons avec une des autres voitures, ce qui nous permettra de bénéficier de plus d’espace dans la voiture, et ce n’est pas du luxe.

Les sacs sont chargés sur le toit, nous sommes partis! ….. Hop hop hop! Minute papillon: nous devons attendre Jean-Charles qui s’est fait avaler sa carte bleue à l’unique banque de la ville la veille!

8h30, c’est le départ, le vrai ce coup-ci! Ismael met les gaz et rapidement nous nous retrouvons dans de nouvelles « Quebradas » (montagnes et canyons de toutes les couleurs), MAGNIFIQUE! Un paysage Martien dont nous ne nous lassons pas!

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Nous passons le cap des 4 000m et pourtant nous avons toujours de grandes étendues plates autour de nous, terrain de jeux des nombreux lamas! Difficile pour Ismael de réaliser quand on lui explique qu’en France, à 4000m, nous sommes (quasiment) au sommet d’une montagne (dépend de la quelle) et qu’autour de nous il n’y aurait que neige et … skieurs!

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La pause déjeuner se passe dans un village. Personne ne traine dehors ici, il faut dire que le temps se dégrade et qu’un vent glacial souffle très fort!

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Petit passage par les ruines d’un ancien village, comme vous pouvez voir sur les photos, il ne fait pas bien chaud ici! On comprend pourquoi les habitants ont abandonné les lieux, sans compter sur le fait qu’il soit maudit! Ne trainons pas où je vais perdre mes doigts!

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Quelques minutes, Boliviennes, plus tard, soit probablement 1h00, nous atteignons les 4855m, en 4×4. On lui met la misère au Mont Blanc!

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La nuit arrive (rapidement), il nous reste encore un peu de route pour atteindre le village dans lequel nous allons dormir.

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Nous arrivons à la tombée de la nuit. Nous déchargeons les sacs et prenons nos aises dans nos chambres. Ce qui signifie ici: 2 pantalons, 1 sous-pull, 1 polaire, 1 sweet, 1 manteau, bonnet, gants et boissons chaudes. Vous l’aurez compris, ça caille méchamment!! Mais l’ambiance est au rendez-vous pendant le dîner, ce qui aide à oublier le froid, il faut dire que nous sommes avec 3 autres 4×4 dans l’auberge.

Le vrai challenge arrive: réussir à dormir par ce froid sidéral, avec un léger mal de tête (mal de l’altitude), et le peu d’air. Ca respire fort dans la chaumière … sans compter sur le ronfleur de la chambre!

Jour 2

7h00, le réveil sonne. Bilan de la nuit: à part notre ronfleur, personne n’a vraiment bien dormi. C’est pas grave, il est temps de petit-déjeuner pour prendre des forces pour la journée.

8h00, tout est chargé « sur » la voiture, après un petit tour à la « fraiche » (c’est le moins qu’on puisse dire) dans le village, nous voilà repartis.

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On commence direct par la traversée d’une rivière gelée, et ouais on est comme ça nous, direct après le ptit dej. Bon on fait moins les malins quand on voit le 4×4 devant nous et les passagers obligés de descendre pour pousser! « Vas y Ismael t’es un champion tu peux le faire! »

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Le paysage désertique d’hier a revêtu son blanc manteau, magnifique, mais il ne fait toujours pas bien chaud! Le premier stop est une lagune, un peu blanche et marron, à cause de la neige et du fort vent de ces derniers jours.

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Le deuxième stop est le (petit) salar de Chalviri, exploité par les Boliviens, qui chargent toutes les matières premières dans des trains direction le Chili, qui eux les traitent. Le problème de la Bolivie depuis toujours est que, n’ayant pas les moyens de traiter leurs matières premières, elle les vend, principalement au Chili, qui lui en tire les bénéfices maximum. Mais bon, il parait que ça va changer!

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Le prochain stop fait plaisir: un petit arrêt aux « Aguas termales », vous l’aurez (probablement) compris: JACUZZI naturel pour tout l’monde! Suivi d’un bon déjeuner.

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Le quatrième stop est le désert de Dali. Ismael coupe le moteur alors que nous ne voyons le désert qu’au loin! Ca va pas du tout ça! Comme il le dit lui même « A los Frances les gustan mucho caminar » et oui on aime marcher! Alors il remet le contact et nous approche, en clandestin, l’oeil toujours rivé à l’horizon pour être sûr que les rangers ne nous voient pas!

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Il est temps maintenant d’aller voir les plus haut geysers du monde, à 5000m. Rien que de se baisser pour prendre les photos est un effort!

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Nous finissons la journée sur la « Laguna colorada ». Elle est connue par ce qu’elle change de couleur selon l’heure de la journée, mais aussi (et surtout?) pour ses locataires: une multitude de flamants roses! Etrange, nous avions l’image d’un flamand rose vivant dans des lieux tropicaux et non dans des lacs glacés.

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Nous assistons d’ailleurs à un spectacle un peu sordide, les carcasses de certains flamants roses, non préparés pour la rudesse de l’hiver, trainent sur les bords de la lagune. Ce sont principalement les petits qui n’ont pas réussi à s’envoler 😦

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Les lamas eux sont par contre en pleine forme!

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Le soir arrive, nous partons dormir dans un nouvelle auberge. Cette nuit sera encore plus froide que la première, heureusement l’ambiance, toujours aussi chaleureuse, nous permet de passer outre.

3ème jour

Une fois le ptit dej avalé et la voiture chargée, nous voilà reparti. Tous les matins, les premières heures sont dures car il fait très froid, surtout les pieds qui ont du mal à se réchauffer (merci les filles pour les massages 😛 )

Après quelques heures, nous arrivons nez à nez avec « el arbol de piedra ». Un champ de formation rocheuse, dont la plus incroyable est cet « arbre de pierre ».

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Ismael nous conduit ensuite, aux rythmes de nos chansons Françaises entonnées à tue tête, aux 4 prochaines lagunes.

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La dernière est elle aussi remplie de magnifiques flamants roses qui pataugent dans le boue.

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Petit pique-nique sur place, il faut dire que le cadre est « lindo ».

Quelques vigognes, cousines du lama, vivant en altitude plus élevée et dont la laine est des meilleure qualité.

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Après avoir pété une suspension lors d’un passage de rochers compliqué, Ismael nous conduit dans un autre champ de formations rocheuses.

Vous le voyez l’aigle (tête de cochon) vous?

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Un petit passage à San Juan, le plus gros village du coin nous permet de déguster des bières faites l’une à base de coca (pas terrible) et l’autre à base de quinoa (meilleure) – le tout devant l’évènement qui rassemble tout le village: la compétition de « fùtbol » des villages alentours. Là, c’est un match féminin et je peux vous dire qu’il y a des supporters!

Nous arrivons finalement à notre dernière auberge pour cette nuit: un magnifique hôtel de sel! Il y a même une douche, avec de l’eau chaude! « Moi d’abord!! »

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Après quelques parties de cartes, un bon dîner et une bouteille de vin, bien moins bonne, il est temps d’aller se coucher. Surtout que demain matin c’est le grand jour: lever de soleil sur la salar d’Uyuni.

Jour 4, le salar d’Uyuni

6h00, le réveil sonne. La nuit fût courte, mais réparatrice, tout le monde a mieux dormi, il faut dire que nous sommes redescendus à 3600m et que nous sentons la différence.

6h30, tout est chargé sur notre 4×4, nous sommes prêts à partir à l’assault du salar. Ce qui n’est malheureusement pas le cas de nos 4 voisins anglais de l’hôtel, avec qui nous partageons la cuisinière: leur 4×4 n’est plus là!!

Avez vous vu le 4×4 des rosbeefs?
Leur chauffeur fêtant ses 32 ans la veille s’est permis quelques bières pour fêter ça à l’hôtel de sel. Après quelques unes, un peu « buracho », il réalise que c’est aussi l’anniversaire de son fils, il part donc avec son 4×4 à la recherche d’un signal pour son téléphone portable. Après seulement quelques kilomètres, son 4×4 s’embourbe, à 23h00! Malgré l’aide de notre chauffeur, et d’un autre 4×4, qui s’embourbe lui aussi, le 4×4 ne se dégagera pas à temps pour le départ (très) matinal. HAPPY BIRTHDAY!

Après avoir laissé les pauvres anglais à leur triste sort (sans rancune!), nous filons à toute allure sur du … sel!! Le soleil est encore un peu timide mais il ne va pas tarder à faire son entrée. Ismael arrête la voiture en plein désert, nous étions censés profiter du lever de soleil depuis la « Isla Incahuasi », une île de cactus posée en pleine mer de sel, mais avec le retard de ce matin nous n’y serons pas à temps pour admirer le léver du soleil. Le plan B n’est pas mal non plus: nous 5, en pleine mer de sel, prêts à accueillir le soleil!

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Une fois le lever terminé, nous filons vers la fameuse île.

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Notre chauffeur notre laisse profiter de l’attraction et pendant ce temps fait demi-tour pour prêter main forte à l’autre 4×4, toujours bloqué!

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Après un petit tour dans l’île de cactus, nous prenons notre petit déjeuner qu’Ismael a eut la bonne idée de nous laisser, il est temps de commencer la fameuse série de photos loufoques, que tous les touristes s’empressent de faire.

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Finalement notre chauffeur revient, toujours sans l’autre 4×4, mais il semblerait qu’il soit sorti d’affaire. En attendant nous n’avons toujours pas de cuisinière pour notre dernier déjeuner du tour 😦

Nous traversons maintenant une autre partie de cet énorme désert de sel. Selon notre guide, il peut y avoir jusqu’à 15m de sel par endroit. C’est très impressionnant!

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Nous arrivons finalement à la sortie du salar d’Uyuni, qui fait parti maintenant du terrain de jeu du Paris-Dakar, les Boliviens semblent en être très fier!

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Après un déjeuner rapide dans une cantine de la ville d’Uyuni, payé par notre chauffeur, pour compenser le fait que notre cuisinière soit absente, Ismael nous conduit au cimetière de trains de la ville d’Uyuni, marrant.

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Uyuni, la ville

15h00, soit 2h en retard, nous disons au revoir à Ismael et Jean-Charles qui retournent à Tupiza. Nous réservons rapidement un chambre dans un des hôtels de la ville, en compagnie de Kévin et Selma.

Un tour rapide dans la ville nous permet de prendre des renseignement pour le bus du lendemain, et de visiter les alentours. La ville est assez désertique.

Un dernier dîner, puis petit déjeuner avec nos 2 amis et nous voilà de nouveau dans un bus, direction Potosi.

Merci Kévin, Selma, Jean-Charles et Ismael pour ces 4 jours, vous étiez au top!

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Photographies par Charles Gerber.