Sucre, capitale blanche … des petas

Le bus-carril ne nous dépose pas à Sucre même, nous sommes, en fait, à quelques kilomètres à l’extérieur de la ville. Un gentil couple de locaux nous propose de nous déposer dans le centre-ville, nous acceptons avec plaisir.

  • « De donde son? »
  • « De Paris »
  • « ahhh! Paris! Que lindo! »

Nous trouvons rapidement notre logement pour ces prochains jours puis partons à l’assaut de Sucre, capitale constitutionnelle de Bolivie.

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C’est compliqué: il semblerait que la Bolivie ait 3 capitale: Sucre, la capitale historique et constitutionnelle; La Paz, capitale administrative et siège du gouvernement; et enfin Santa Cruz, la capitale économique.

La ville se situe plus bas que Potosi, 2700m tout de même. Ceci nous permet de bénéficier de températures plus chaudes, surtout que le soleil semble briller tout le temps ici. Le port des lunettes de soleil est fortement conseillé, la ville étant toute blanche!

Nous sentons rapidement que nous allons bien nous plaire ici, il faut dire que les nombreux bars, restaurants, et pâtisseries françaises servant des crêpes beurre/sucre aident! Sans compter sur le marché avec ses stands de jus de fruits/smoothies alignés les uns à côté des autres (ça change de l’Argentine avec ses jus d’orange en poudre!!).

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Le soir même nous retrouvons Vincent et Hélène pour un petit restaurant, non, pas local, … nous avons mangé du pad thaï!

Le marché de Tarabuco

Le lendemain matin nous tentons, tous les 4, d’aller au fameux marché de Tarabuco, petit village situé à quelques kilomètres de Sucre.

Problème, aujourd’hui a lieu une course de voitures (tuning du quartier) et la route entre Sucre et le village est fermée pour la journée. Nous tentons de passe à travers le barage de police avec notre chauffeur, mais sans succès. Dommage, le marché n’a lieu que le dimanche, nous savons que nous n’aurons pas d’autres occasions d’y aller.

Le cratère de Maragua et les villages de Jalq´a

En faisant le tour des agences nous rencontrons Fabrice et Estelle, un couple de français qui souhaitent, eux aussi, faire une randonnée dans les villages Jalq´a et notamment dans le cratère de Maragua. Le courant passe bien, nous réservons le trek tous les 4.

Le lendemain c’est le départ, notre super guide, moitié Argentin, moitié Bolivien, nous emmène à un terminal de bus typique. Folklore assuré quand nous grimpons dans le bus rouillé, dont les sièges laissent apparaitre mousse et ressorts, et dont les passagers, ne sachant pas lire, nous demande, chacun leur tour, où se trouve le siège indiqué sur leur billet!

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Le bus nous dépose en haut du « chemin des incas », un vieux chemin, construit par les incas afin d’accéder plus facilement aux villages du cratère. Les paysages sont magnifiques.

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Nous marchons toute la journée, avec une excellente ambiance dans le groupe. La grosse montée pour atteindre le village de Maragua nous coupera un peu le souffle. Il faut dire que nous sommes tout de même à 3500m, le moindre dénivelé est éprouvant.

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Notre guide nous montre notre jolie petite maison pour ce soir. Elle a été construite par les villageois, afin de faire du tourisme équitable: l’argent de la nuit va aux villageois, c’est une bonne chose.

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Petit apéritif mémorable, bercés par les chansons de notre guide et une magnifique voie lactée.

Le lendemain matin nous passons voir une tisseuse locale au travail. Quelle patience et quelle pécision!

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Nous enchainons directement avec une nouvelle montée essouflante pour arriver finalement à l’attraction du jour: des empreintes de dinosaures sur le sol! Impressionnant!

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Marrant: que ce soit pour le chemin des incas ou les empreintes, notre guide a du payer pour nous tous un droit de passage, récolté par un ou une villageoise, attendant, seul, au millieu de nul part. Sympa comme boulot! (oO)

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Nous quittons nos monstres préhistoriques pour en rejoindre d’autres quelques heures de marche plus loin: les enfants d’un des villages voisins pour un affrontement au ballon rond! Un petit match de foot dans un village, ça faisait longtemps!

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On a constaté que: En Bolivie, tout village, peu importe sa taille, est équipé d’un terrain de foot. Leur état varie forcément selon les lieux. Par exemple, lors de notre tour en 4×4 à Uyuni, notre véhicule a roulé au milieu de plusieurs terrains, installés au milieu du chemin!

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Ce sera France/Argentine contre Bolivie. Sachant que les enfants ont un avantage certain: ils sont habitués à jouer à cette altitude, là où nous on galère un peu! Ceci ne nous empêchera pas de remporter cette rencontre amicale 😛

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Le chauffeur nous attend, notre guide monte à l’arrière du pick up et nous sommes partis, retour à Sucre en quelques heures sur un chemin de montagne.

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Retour à Sucre

Suite au trek nous passons quelques jours dans la belle ville blanche. Au programme:

  • visite de musées, dont le magnifique MUSEF avec une belle collection de masques de carnavals Boliviens
  • visite de la fabrique de chapeaux … bon ok, on a craqué au passage, on s’en prend un chacun!
  • « Petas » (Coccinnelles) de toutes les couleurs partout dans les rues!

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La bonne idée: à Sucre vous pouvez voir de joyeux zèbres dans la rue, qui dansent et aident les gens à traverser en arrêtant les voitures. C’est un programme de la Bolivie pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes sur la sécurité routière. Super idée, surtout que les gars dans les costumes ne manquent pas d’humour et n’hésitent pas à danser dans la rue tout en faisant traverser les gens.

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Photographies par Charles Gerber.

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Potosi et son cerro Rico

Nous quittons nos supers compagnons de voyage – Selma et Kevin pour Potosi, ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde – 4 090 m. Après la routine d’installation dans notre jolie auberge chauffée (Koala Den), nous partons à la découverte de la ville. Et quel changement, ça grouille, c’est très charmant, l’opposé d’Uyuni!

Nous grimpons dans le clocher de la Torre de la compagna de Jesus et là la vue au soleil couchant sur la ville et le fameux cerro rico est superbe. On est bien ici 🙂

La casa de la Moneda

Nous commençons notre découverte de la ville par la casa de la moneda où hotel de la monnaie. Le bâtiment est sublime et la visite instructive.

Nous découvrons comment la monnaie était fabriquée du marteau en passant par les presses, les ânes (qui mourraient tous rapidement: pas fait pour bosser à cette altitude ces bête là!) jusqu’aux machines électriques, mais également d´ou viennent le nom pesos et les sigles $ et €. Aller je vous donne un indice: pour mon premier pensez à la signification du mot pesos. Pour les sigles, les pièces de monnaie étaient frappées avec des lettres superposées de la ville où elles étaient fabriquées. Ainsi on trouvait en majorité des pièces avec les lettres PTSI superposées pour indiquer la provenance de Potosi….

Si on enlevé le P et le O de Potosi, restent le S et le I superposés, soit $. Pour le sigle euro, il semblerait que le I ait été mis à l’horizontal pour représenter une certaine stabilité. Les pièces frappées à Potosi étaient une référence et valaient plus que les autres tant elles contenaient un pourcentage élevé d’argent. Les coffres à 12 combinaisons témoignent de la valeur de ces pièces.

On nous a dit que: Le plus gros trésors de l’histoire de la piraterie seraient 8 galions Espagnols chargés de l’argent provenant directement de Potosi qui auraient coulé dans les caraibes! Un seulement aurait été retrouvé, avec 8 millions à bord! A vous masques et tuba les amis!

Pour compléter la visite nous décidons de visiter les mines avec Big Deal, agence fondée il y a 3 ans et qui regroupe des anciens mineurs.

Le cerro rico et la visite des mines

Nous commençons le tour par une visite du marché des mineurs. Là, on trouve des jus de fruits, de l’alcool à 95°, de la dynamite, des feuilles de coca… Mais pourquoi la coca ? Parce que les galeries sont pleines de gaz toxiques et qu’elles contaminent la nourriture si les mineurs en apportent. Ils optent donc pour le mâchouillement de feuilles de coca : ça coupe l’appétit, ça donne la pêche et c’est bon pour le mal d’altitude.

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Les galeries étant toujours exploitées, les mineurs apprécient qu’on leur fasse des « cadeaux ». Alors GO, on se fait tous un petit stock. Après nous être mis en tenu, nous visitons l’usine de séparation des minerais (argent, étain, zinc).

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Puis, le moment arrive…..  nous nous enfonçons dans la mine. Après avoir traversé plusieurs galeries, nous rencontrons divers travailleurs, le sentiment de mal être s’accroit quand on les voit trimer à pousser le chariot ou leur brouette de presque une tonne. Paradoxalement, et pour contrecarrer la pénibilité de leur travail, les mineurs blaguent entre eux et semblent apprécier notre présence.

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Nous rencontrons au détour d’un tunnel, El Tio, le diable protecteur de la mine et détenteur de minerais. Les mineurs se retrouve le dernier vendredi du mois pour faire une offrande à la terre (Pachamama) pour qu’elle les protège et à El TiTo pour qu’ils trouvent encore plus de minerais de qualité. Les offrandes sont constituées de quelques poignées de feuilles de coca, ainsi que de quelques gouttes d’alcool à 96°C. Nous avons goûté, ça ARRACHE!

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Quelques échelles et tunels plus tards, nous croisons 3 mineurs, dont un à un petit faible pour Anso, en train de préparer une explosion de dynamite. Heureusement ils ne la feront pas péter devant nous! Nous apercevons la lumière au fond du tunnel, le tour est fini, nous hésitons entre « déjà » et « enfin », l’expérience étant intéressante, marquante et éprouvante psychologiquement.

Si à notre retour, vous nous entendez nous plaindre sur le boulot, rappelez cet épisode 😉

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Potosi, petite détente

Pour notre deuxième journée, nous décidons de nous balader tranquillement dans les rues, de profiter de l’ambiance agréable de la ville et de découvrir plus amplement les églises coloniales de la ville et ses marchés.

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Bon, c’est pas tout ça de flâner mais nous avons un bus-train pour Sucre à prendre.

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Folklorique trajet avec le « bus carril » de Potosi à Sucre

Il y a quelques années maintenant nous avions vu un reportage sur canal + (« les nouveaux explorateurs ») concernant un véhicule incroyable: le bus carril. Un bus mutant sur le quel ils ont installé des roues de train! Nous découvrons en arrivant en Bolivie qu’il assure le trajet Potosi-Sucre, impossible donc de louper cette occasion d’utiliser ce drôle de véhicule. Mais attention, ce n’est pas simple.

On n’a pas lu: d’informations sur ce train/bus dans le guide du routard, ce qui nous semble dommage. Si vous êtes à Potosi, demandez à votre hôtel où se trouve la gare pour le « bus carril ». Il suffit de se pointer 1h avant le départ pour acheter une place, pas de réservation possible. Attention, le trajet est 2 fois plus long qu’en bus, soit 7h00, mais ça vaut le coup.

Les voyageurs en partance pour Sucre sont priés de se présenter voie 1 à 7h15 !!!! Et oui ce train étant un bus, il n’y a pas grand place. Après avoir papoté un peu avec nos acolytes de voyage et oui notre espagnol s’améliore mais pas notre Quechua (une des nombreuses langues indigènes parlées en Bolivie), nous embarquons dans cet engin hors du commun.

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La ligne relie des hameaux où ne vivent parfois que quelques personnes. Des arrêts sont définis, officiels, mais en réalité le « train » s’arrête quand on lui demande, à la descente comme à la montée! Les paysages sont toujours aussi magnifiques, la Bolivie offre une palette de couleurs incroyables, et notre véhicule n’aura de cesse de nous faire rire. Le volant ne sert à rien, par contre le chauffeur passe les vitesses!

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Ce voyage sera aussi l’occasion de déguster quelques spécialités locales un jus de quinoa/pomme chaud et des galettes de pommes de terre et viande, nappées de sauce piquante. On fait tout comme les locaux 🙂

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Photographies par Charles Gerber.

Mendoza, road trip vers la Lune … et Mars

Mendoza

Après une nouvelle nuit passée dans le bus, nous arrivons à Mendoza. La mission classique démarre: trouver une auberge de jeunesse. Après avoir traversé le centre-ville en long en large et en travers, nous finissons par trouver notre bonheur, c’était pas simple ce coup ci! Les sacs se font lourds ces derniers temps!

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Cette ville est connue pour 2 choses:

  • Les vignobles: possibilité de faire le tour des bodegas pour faire des dégustations de vin
  • Point de départ pour les parcs naturels de Cuyo, notamment Ischigualasto (vallée de la lune) et Talampaya

Nous avons décidé que nous ne ferons pas les vignes, mais que nous ferons directement les 2 parcs. Le problème est qu’ils sont très éloignés de la ville et que le plus simple est de louer une voiture. Mais depuis que nous ne sommes plus que 2, la location est moins « rentable ». Nous décidons donc de prendre les renseignements pour une location, puis de trouver d’éventuels co-voitureurs.

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Finalement, après avoir fait toutes les agences de location, nous trouvons un très bon prix.

Le lendemain matin nous récupérons les clés, tous les 2, notre recherche de camarades de road trip n’ayant pas porté ses fruits.

Sur la route …

Dès le début de la route nous prenons une auto-stoppeuse, une prof de musique qui travaille dans les écoles des villages alentours, mais qui n’a pas de voiture. Notre parfait exercice d’espagnol du jour!

Nous re-voilà, comme au bon vieux temps, Anso et moi, seuls, sur des routes désertes qui nous rappellent quelques peu l’Australie (petite dédicace à Smoky!). Notamment sur la fameuse route 40 que nous suivons depuis notre entrée en Patagonie, la route 66 d’ici en quelques sorte.

Après pas moins de 4h de route, nous voici arrivés au premier stop prévu: difunte correa, un endroit comme on en voit peu! Il y a bien longtemps un miracle s’y serait produit et maintenant, tous les gens de la région, ou même de plus loin, viennent déposer tout type d’objets ou de photos, dans l’espoir de s’apporter les faveurs du saint de cette colline:

  • Plaques d’immatriculation
  • Maquettes de leur maison
  • Photos de leurs proches
  • Slips sales (non j’déconne)
  • ….

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La route continue de nous faire rêver, même si elle commence déjà à se faire un peu longue. Surtout compte tenu de la signalisation Argentine qui est plus que mauvaise dans ce coin du pays!!

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Nous arrivons enfin à San Augustin, petit village dans le quel nous avons prévu de dormir. Tout est complet et cher, alors que nous sommes dans le tr£/ du c%¨£§ de l’Argentine!! Il semblerait qu’en saison creuse, les auberges et hôtels se remplissent avec les ouvriers du coin! Nous finissons enfin par trouver notre bonheur pour un prix convenable.

Ischigualasto, la vallée de la lune

Le lendemain midi nous reprenons la route pour le premier parc (enfin): Ischigualasto, plus connu sous le nom de « valle de la luna ».

Quelques cactus plus loin, nous arrivons à l’entrée du parc! Le gérant du parc n’est autre qu’un vieux dinosaure squelettique!! HAAAAA!!

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Il semblerait en effet que l’un des premiers dinosaures de la planète ait été trouvé ici. Ce parc a un grand intérêt scientifique, en plus d’avoir des paysages à couper le souffle!

Nous attendons le dernier tour de la journée, histoire de profiter de la lumière du soleil couchant. La caravane de voitures se forme et c’est parti pour 3h00 dans le parc, chacun au volant de sa voiture.

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A chaque stop, tout le monde descend de son véhicule, écoute le guide, puis marche un peu. Le paysage est incroyable, il nous rappelle un peu la death valley aux Etats Unis que nous avions visité il y a 3 ans.

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Une fois rentrés du tour, nous attendons tous le verdict des guides: ce soir c’est la pleine lune, il sera peut être possible de visiter de nouveau la vallée de la lune, aux lueurs de cette dernière!!

21h30, c’est bon, on va pouvoir le faire! La caravane se forme de nouveau et nous sommes repartis. Etonnamment il y a plus de voitures ce soir que dans l’après-midi. Certains sur la route jouent le jeu et coupent les phares durant certains trajets, excellent!

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Le premier stop le guide nous emmène au même endroit que quelques heures plus tôt et nous sort le même speach … ça va pas le faire! Heureusement juste après nous enchainons avec 2 longues balades dans de nouveaux endroits du parc et là, la magie opère! Nous avons vraiment l’impression de nous balader sur notre chère lune!!

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Minuit, fin du tour, il est temps pour nous d’aller nous coucher … dans notre voiture, dans le camping du parc. Nous passerons la nuit seuls en plein désert, avec pour seuls compagnons les guanacos! Etonnamment, nous dormons mieux que la veille, il faut dire que les guanacos sont de meilleurs voisins de chambrée, ils ne regardent pas un match de foot en gueulant toute la nuit eux!

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Talampaya

Le lendemain matin nous partons pour le second parc, qui est  à une bonne 1h30 de route, raison pour la quelle nous avions camper au parc la veille. Cela nous a épargné 200km de route supplémentaire!

Pour ce parc, plusieurs options:

  • Monter dans un bus qui nous emmène dans le canyon en faisant quelques stops
  • Faire un combiné balade à pied dans un autre canyon puis en vélo dans le canyon principal

Nous choisissons l’option marche et vélo, on a envie de se dégourdir les jambes avec tout ce temps passé en voiture!

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Notre guide s’appelle Juan, ça fait 20 ans qu’il travail ici! Il semble très intéressé par notre expérience en Australie et surtout par les salaires que nous avons touchés 😛

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Le parc est magnifique, et là encore, il nous rappelle les paysages de l’ouest Américain.

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Malheureusement, dans ces 2 parcs, nous ne croiserons pas les fameux lapins géants de la région, mais seulement un magnifique renard, ainsi que quelques guanacos, fidèles au poste et toujours aussi peureux.

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La visite est déjà finie. Notre guide nous demande si nous pouvons le ramener chez lui, c’est sur notre route. Pas de problème, c’est l’occasion parfaite pour nous de pratiquer encore un peu plus notre espagnol.

Il semblerait que Juan ne pense pas que l’Argentine va gagner la coupe du monde mais que c’est …. la France qui sera championne!!

…. non j’rigole!! Il pense que se sera le Brésil ou l’Espagne … on verra!!

Nous le déposons dans son petit village et continuons notre longue route de retour vers Mendoza.

On a été victime de: … la ligue anti-légume d’Argentine! Les Argentins n’aiment tellement pas les légumes et les fruits qu’ils ont installé des barrages sur la route pour contrôler les automobilistes et les forcer à jeter leur pommes et banane fraîchement achetés!! En fait, comme en Australie, les légumes ne peuvent pas passer d’une région à une autre, probablement pour protéger les vignes de Mendoza. Il y a même des stations de désinfection des pneus de véhicules obligatoires et payantes!

La route est toujours magnifique, mais encore plus longue que le premier jour.

Ce n’est qu’après quelques rivières débordant sur la route et tempêtes de sable traversées; et surtout trop d’heures de conduite que nous arrivons à San Juan. Ce sera notre ultime étape, juste le temps d’un sommeil réparateur, avant de rendre la voiture le lendemain matin à Mendoza.

Une fois les clés rendues, nous grimpons dans le premier bus direction Salta.

Ce p’tit tour au pays des dinosaures était vraiment sympa!

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Photographies par Charles Gerber.